‹ La Colombie britannique;Chapitre 166 sur 298 · i., p. 123, et éd. de 1907, pp · texte numérisé non relu

i., p. 123, et éd. de 1907, pp

la protection, comme le fait un autre service du même département pour le bétail et les produits de laiterie. Il a un service d'inspecteurs chargés de faire appliquer dans les vergers les prescriptions relatives aux graines, aux plantes, à la destruction des arbres malades et des insectes nuisibles.

On cultive les fruits suivant les principes imaginés en Californie et essayés depuis dans tous les pays arides de l'Amérique du Nord, et en Australasie : irrigation dans les parties sèches, et partout choix d'espèces productives, culture en arbustes pour faciliter la cueillette, uniformite de fruit pour faciliter la vente en gros sur échantillons. Un jardin de pommiers en Washington et en Colombie surprend le voyageur habitué à l'aspect forestier des vergers normands touffus pittoresques (gravure p. 238, pi. X, 2) : des rangées régulières d'arbres nains où tout est sacrifié aux fruits, où l'on obtient le moins possible de feuillage, et — si l'on est en zone sèche — des rigoles d'irrigation, tel est l'aspect géométrique, sec, plus industriel qu'horticole, présenté par le ranch à fruits.

Les pommes, fruits de bonne vente parce qu'ils sont de conserve et faciles à transporter, réussissent dans l'île Vancouver, et près du bas Fraser, principalement sur les premières pentes de la rive nord : là se trouve Agassiz où le gouvernement fédéral a placé l'une de ses fermes modèles * : on y pratique la culture des fruits, surtout des pommes. Dans tous les districts à verger, les variétés dominantes sont des reinettes, un peu différentes, parait-il, de celles d'Ontario et de Québec. Habitués à un climat froid et sec, les plants de l'Est canadien s'adaptent moins bien sur la côte que ceux de l'Ouest américain, ils ne résistent pas aux effets de l'humidité, moisissures, lichens, insectes. Aussi les horticulteurs colombiens préfèrent-ils les plants des États-Unis et se plaignent-ils que la douane, administration fédérale, soit pour eux trop sévère à l'entrée; mais ils voudraient bien qu'une loi fût votée pour lui permettre de fermer la frontière aux pommes d'Amérique. Chilliwack au confluent de deux vallées fertiles, Hammond, Mission ^Junction avec son croisement de voies ferrées, sont les points d'exportation pour les fruits, en même temps que centres de crémerie (p. 316) *.

Les petits fruits, prunes, groseilles, réussissent dans les mêmes régions, mais la cueillette en est difficile faute de main-d'œuvre à bon marché.

1. Rapport annael du Directeur de cette ferme dans le Blue Book fédéral : Les Fermes Expérimentales (Bibliogr., n** 66).

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