‹ La Colombie britannique;Chapitre 167 sur 298 · AgricaUure in B. C, 1904, p · texte numérisé non relu

AgricaUure in B. C, 1904, p

Avec ses nombreux jours de soleil, Tintérieur se prête, dans les vallées du sud, à la culture des raisins et des pêches par irrigation. Le centre de ces vergers se trouve dans la région du lac Okanagan (pages 336-337).

Bien qu'elle ait commencé et se maintienne encore dans plusieurs grandes propriétés, la culture des fruits tend à se faire de plus en plus par la petite culture sur des lots de 8 à 12 hectares, comme il est naturel pour un travail soigné dans un pays où le prix de la main-d'œuvre oblige le propriétaire à mettre lui-même la main à l'ouvrage. Dans de bons lots, soigneusement mis en valeur, le revenu annuel pourrait, après cinq ans d'attente pour laisser pousser les fruits, aller à 1 500 francs l'hectare*.

En 1891 , les vergers à fruits n'occupaient guère plus de 2 500 hectares en totalité *.

En 1905, la Province avait 5 400 hectares de vergers, soit autour des deux grandes villes, Vancouver et Victoria, soit dans le sud du plateau. On comptait doubler cette superficie en deux ans; elle serait aujourd'hui de 8 à 9 000 hectares'; aux 200 000 arbres déjà plantés, 500 000 nouveaux s'ajoutaient; c'est un boom qui, venu des États- Unis, gagne toutes les vallées de la zone sèche à pin jaune, monte jusqu'à Nelson et aux Plaines du Tabac (pages 343 et 349).

Malgré tout, la Province ne suffit point encore à sa consommation, et cependant elle exporte, car l'unique voie transcontinentale permet aux régions qu'elle dessert des communications plus faciles avec les marchés extérieurs qu'avec la plus grande partie de la Colombie.

De 1956 tonnes en 1902, l'exportation des fruits passe à 3 025 en 1904, 4 350 en 1905. Le Yukon reste toujours le principal acheteur, mais les pommes colombiennes pénètrent dans l'Est et vont jusqu'à la grande ville de la Prairie, Winnipeg, où elles s'arrêtent devant la concurrence des espèces ontariennes et québecquoises ^. Déjà rivaux pour les méthodes de culture et la sélection des arbres, les horticulteurs canadiens de l'Ouest et de l'Est et les horticulteurs américains se disputent la faveur du public par les soins donnés à l'emballage. Enveloppées de papier spécial pour éviter les meurtrissures, les pommes de choix, toutes de même grosseur, de même forme, de même couleur, sont isolées chacune dans un casier de carton, les casiers alignés dans une boite dont la loi fixe les dimen-

i. Discours du gouvernent général Lord Grey, cité dans Agriculture in B, C. 1907, p. 18.

2. sAn. Rep. Board of Trade, Vancouver, 190^-5, p. 24. — Agriculture in B, C, 1904, p. 45.

3. La GazeUe du Travail, mars 1906, p. 1001 ; janvier 1907, p. 817.

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