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LA VIE MINIÈRE

souTent un fonctionnaire le rebaptise diaprés la nomenclature géographique, Slocan, Mount Sicker, ou d'après les grands hommes et les faits récents de Thistoire britannique, Nelson, Balfour, Bosebery, Kitchener, Sirdar, Ladysmith.

Que les mines durent, et les cabanes feront place i des maisons plus confortables, la route sera améliorée, on jettera un pont sur la rivière ; enfin, si la nature le permet, quelques éleveurs et cultivateurs slnstalleront pour vendre aux mineurs la viande, le lait, les légumes. Avec eux commence la population stable.

A cette étape le camp devient une ville. Dès que le noyau de population s*est formé, le gouvernement a fait tracer des rues, des places et réserver des blocs pour les édifices publics. Quand il juge la population en nombre suffisant , il incorpore la ville , c'est-àdire lui donne une municipalité élue. Le nouveau Conseil lève des taxes, fait établir Teau, le gaz, l'électricité, les égouts, construit un hôpital et une école. Avant que les rues soient pavées et bordées de trottoirs, les tramways remplacent les cavaliers. Des particuliers publient des journaux quotidiens ou hebdomadaires, Mining Herald^ Miner, qui donnent une grande place aux nouvelles minières. Les banques établissent des succursales pour acheter les métaux; les compagnies minières et métallurgiques ont des bureaux ; de même pour tout un monde d'agents de terrains, d avocats, d'ingénieurs. La bourgeoisie fait ménager des Clubs, elle fréquente VOpera House, élevé pour les troupes de passage, les réunions ou conférences et les diverses confessions possèdent bientôt chacune leur église. A la place du bois, la brique ou la pierre, suivant les régions, sont employées pour reconstruire les édifices publics et les maisons à « offices » de la Cité ou centre des affaires.

Hors de la ville, dans le site le plus frais et le plus pittoresque, s'élèvent les résidences où logent les riches et les fonctionnaires importants qui ne vont en ville qu'aux heures de service. De ce côté on a parfois sauvé un coin ou quelques arbres de la forêt mais tout le reste a péri ; rousses ou grises, bordées par les débris des mines, les montagnes dépouillées donnent à la cité florissante un cadre où la vie n'est plus représentée que par la fumée des machines et le mouvement des bennes sur les fils aériens.

Ainsi se sont formées Nanaimo, Nelson, Rossland, Grand Forks, presque toutes les villes en dehors des trois grandes cités du golfe de Géorgie. La plupart d'entre elles doivent une part de leur prospérité à une gare de chemin de fer ou à un port.

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