‹ La Colombie britannique;Chapitre 177 sur 298 · D. Lbtat, pp. 379 et 23. Voir ici p. 2ÎM), pi. XI · texte numérisé non relu

D. Lbtat, pp. 379 et 23. Voir ici p. 2ÎM), pi. XI

tatioDy mais un individu peut obtenir à la fois un daim de crique au bord de Teau, et un claim de fond sec, moins facile à travailler. Le laveur peut être autorisé à faire des adductions d*eau, à condition de payer un droit à l'État et d'indemniser ceux de ses voisins dont il traverse la concession.

D'habitude chacun cherche à se mettre sur la crique pour avoir l'eau; les claims s'alignent donc sur les deux côtés d'un ruisseau.

Sur les rivières importantes d'autres claims occupent pendant la baisse d'été les larges bancs qui découvrent [bars).

Quand des gisements offrent une richesse certaine et un accès relativement commode, capitalistes ou sociétés les prennent tout d'abord les premiers ou bien y achètent les droits de mineurs individuels puis installent un matériel qui permet de pousser plus rapidement l'extraction. Aux pics des diggers se substituent alors les excavateurs ou pelles à vapeur {sleam shovels) qui alimentent directement les sluiceSf économisant la main-d'œuvre au prix d'une grosse dépense une fois faites

Dans le lit des rivières navigables, la place des Chinois qui grattaient pendant la baisse d'été le sommet des bancs de sable est prise par des dragues flottantes qui livrent au lavage et à l'amalgamation tout ce qui se trouve sous les eaux. Cette méthode d'exploitation, inventée en Californie, récemment perfectionnée en Nouvelle-Zélande, a été importée de ces deux pays en Colombie britannique ; on trouve une demi-douzaine de dragues à l'essai un peu partout depuis Lilloet et sur le moyen Fraser jusqu'à l'extrême nord-ouest, près des frontières d'Alaska et du Yukon. Les suceuses n'ont pas réussi, soit à cause des galets qui encombrent les dépôts des rivières colombiennes, soit parce que la boue est trop tenace*. Les dragues à godets elles-mêmes n'ont pas fonctionné aisément; il reste à adapter la méthode aux alluvions de la Colombie.

A ceux qui veulent employer la drague, des permis {dredging leases) sont concédés pour 20 ans sur un lot de rivière long de 8 kilomètres ; les droits à payer sont 100 francs par demande, plus une redevance annuelle qui s'élève, en moyenne, à 250 francs par 1 600 mètres. On impose au concessionnaire l'obligation de dépenser 5 000 francs en travaux par an et par 1 600 mètres. Sur l'or extrait, l'État prélève 2 fr. 50 par once, mais seulement à partir du moment où la production vaut plus de 10000 francs.

Les meilleurs placers ne sont pas ceux des alluvions modernes,

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