‹ La Colombie britannique;Chapitre 194 sur 298 · Bancroft, t. XXXII, pp · texte numérisé non relu

Bancroft, t. XXXII, pp

d'un embranchement allant de la Prairie aux houillères du Grows Nest dans les Rocheuses colombiennes méridionales, et dans tout le district galénifère du Kootenay jusqu'au lac Kootenay. En 15 mois, du 18 juillet 1897 au 7 octobre 1898, 463 kilomètres furent posés entre Lethbridge, en Prairie sur la grande ligne, et Kootenay-quai sur le lac. Puis de l'autre côté du lac, une ligne fut construite qui traverse les riches gisements de minerai complexe de la frontière et qu'on prolonge en ce moment jusqu'à rejoindre le transcontinental dans les canyons du Fraser (pp. 332 et 364).

D'autres embranchements secondaires amènent le trafic aux deux grandes lignes sud et nord.

Enfin le Canadien Pacifique a repris le 1*' avril 1905 la principale ligne de l'île Vancouver. En 1883, ce chemin de fer avait été concédé à une société qui reçut 3 750 000 francs, plus 600 000 hectares de terrains \ Depuis 1905 le domaine a été transféré avec la ligne au Canadien Pacifique *.

On imaginera la puissance financière de la Compagnie, quand on saura qu'elle est au monde la seule qui détienne, d'un bout à l'autre, une ligne transcontinentale et le télégraphe construit à son côté, qu'elle possède plus de 13 000 kilomètres de rail sur les 31 000 du Canada, qu'elle est, après la Fédération et les Provinces, le plus grand propriétaire de terrains de colonisation dans l'Ouest canadien, qu'elle possède 14 paquebots transatlantiques dont 5 font le service des ports colombiens en Extrême-Orient, 13 paquebots voiliers sur le Pacifique, 22 steamers sur les divers lacs du Canada, dont 17 en Colombie, 12 hôtels de première classe dont ceux de Field dans les Rocheuses (gravure p. 70, pi. II, 1), Glacier dans les Selkirk, de Revelstoke, du lac Arrow, de Vancouver, de Victoria.

En 1904 ses dépenses totales, équilibrées par ses recettes, s'élevaient à 215 millions de francs ^

Maîtresse de presque tout le réseau colombien, la Compagnie Canadienne Pacifique est accusée par les colons de manier les tarifs à sa fantaisie, de favoriser les mines, scieries, fabriques de conserves, entreprises de tout genre où ses administrateurs sont intéressés, de rendre l'exportation impossible aux autres. C'est la lutte du colon et de la compagnie de transport, qui se fait dans toute l'Amérique. De même que le former des États-Unis, celui du Canada fait appel à la Fédération ; de même que le gouvernement de Washington, celui

1. Bancroft, t. XXXIT, p. 692. — La GazetU du Travail, mars 1905, p. iOOl.

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