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The Royal City, p

une quarantaine de fabriques de conserve, il reste la capitale de cette industrie.

New Westminster et les villages voisins du Delta ont aussi de nombreuses scieries à vapeur qui transforment en poutres, en bardeaux, en pièces de construction ou cadres de fenêtres, en portes, les bois apportés par le fleuve ou par la mer. Mais ce commerce le cède, en importance, à celui de TEntrée de Burrard.

Les exportations de New Westminster et Steveston valent de 15 à 27 millions de francs par an, leurs importations de 3 millions à 6 millions. Stationnaire depuis 1898, leur commerce marque une légère tendance à croître avec la demande de bois ^

New Westminster possède une source de revenus plus durable que le bois et la pèche : il est le débouché d'une des régions agricoles les meilleures et les plus cultivées de la Province.

Quatre voies principales la coupent, concentrant autour de leurs axes la plus grande partie de la population.

C'est d'abord la route naturelle du bas Fraser; à coté d'elle la grande ligne transcontinentale suit la rive nord, la plus élevée, pour se garantir des inondations.

Sur cette base est-ouest arrivent, comme les deux cotés d'un triangle dont le sommet serait en Washington, deux lignes américaines de jonction. La plus occidentale est la ligne de la côte, qui, à partir de la frontière, évite le delta et se dirige, par des circuits à travers la plaine, sur New Westminster et Vancouver City.

La plus occidentale est la ligne du pied des montagnes qui franchit le Fraser et rejoint la voie Canadienne Pacifique à Mission Junction, 69 kilomètres est de Vancouver City.

Le meilleur district agricole du Fraser est celui qui a pour centre Chilliwack, sur la rive sud du fleuve, au confluent de la rivière Chilliwack, à 80 kilomètres de New Westminster et à 50 de Hope; un service régulier de vapeurs le relie à New Westminster. Chilliwack est le point de départ d'un sentier achevé en 1903, qui remonte la rivière Chilliwack jusqu'aux placers des montagnes partagés entre la Colombie et le Washington *; comme la frontière suit exactement le 49* parallèle, elle laisse aux États-Unis la crête des montagnes neigeuses qui déparent ces versants. Ainsi, une partie des camps miniers américains se trouvent aux sources des affluents de la

1. An, Rep, Vancouver Board of Trade, 1905-6^ p. 38. — La OazetU du ' raoail, fev. 1906, p. 87i..

2. An, Rep, Mines^ B, C. for i90U, p. 266. — The Chilliwack District, broch. de propog.. Vancouver, 1904.

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Gbilliwack, et sont atteints plus aisément par le Fraser que par les sentiers américains.

Dans la plaine arrosée par le bas fleuve les maisons apparaissent partout à quelque distance des cours d*eau sur des ondulations et des terrasses naturelles que n'atteignent point les crues.

Tout le sol cultivable est depuis longtemps occupé; il se vend jusqu'à 1200 francs l'hectare et Ton ne peut se procurer de nouvelles terres de colonisation qu'en reprenant une partie des zones basses couvertes par les inondations périodiques.

Absolument nécessaire, l'endiguement du fleuve et de ses affluents est poursuivi, soit par des compagnies financières à la mode américaine, soit par le gouvernement. Ainsi un syndicat a soustrait aux crues les prairies qui se trouvent au confluent du Fraser et de la rivière Pitt; il les a revendues SOO francs l'hectare à des éleveurs de vaches. Une entreprise analogue s'achève dans la région deSumas, au sud du bas Fraser. De son côté, le gouvernement, partie avec des crédits votés par la Province, partie avec le produit d'un impôt spécial levé sur les propriétaires locaux, a dépensé, de 1897 à 1902, 5 millions pour préserver environ 44 000 hectares de prairies *, principalement dans la vallée de Ghilliwack.

La rive nord du bas Fraser est bordée d'assez près par les contreforts de la Chaîne côtière que suit la ligne transcontinentale et dont les pentes, où s'élève la ferme expérimentale d'Agassiz (p. 237), se prêtent fort bien à la création de vergers. Les cerises, les pommes, les groseilles, viennent dans la plaine. Gomme à l'autre bord du Pacifique, en Tasmanie et en Nouvelle-Zélande, le houblon enroule ses cônes autour de hautes perches, et les lucarnes des séchoirs, ronds comme des tours, se dessinent à côté des toits de fermes. Ghilliwack donne jusqu'à 100 000 francs de salaires chaque année aux cueilleurs indiens.

Le principal produit du bas Fraser consiste en divers fourrages avec quoi l'on nourrit des vaches laitières. Gourtes cornes et Jerseys, derrière les enclos, prés verts semés de gros arbres, rubans scintillant d'eaux claires, tout, jusqu'aux nuages adoucissant l'éclat du ciel, ferait songer au sud de l'Angleterre, sans la profusion de planches et de bois dans les constructions, aux gares, sur les passerelles qui unissent les maisons en guise de trottoirs, sans les neiges étincelant à la pyramide du mont Baker, et les hautes montagnes qui encadrent l'horizon.

1. Bep. Comm, Land and Works, B, C. 1903-4, pp. 1842. — Agric. in B. C. 1904, p. 100. — Handbook of B. C, 1907, p. 39.

Près de la voie, en des endroits choisis pour le transport rapide, s'élèvent des beurreries perfectionnées, les unes coopératives appartenant à des fermiers, les autres propriétés de capitalistes. Gbilliwack fabrique un demi-million de livres de beurre chaque année. Mission Junction, où un embranchement américain traversant une région d*élevage rejoint la grande ligne trcmscontinentale, possède plusieurs beurreries et une fabrique de lait concentré à destination des camps miniers et des navires. Près de Tancien Fort Langley de la Compagnie de Hudson vient d'être construite la première fromagerie de la Province *.

Les prix sont très rémunérateurs : ainsi, les œufs valent à Chilliwack de 1 à 2 francs la douzaine, à Vancouver et New Westminster, de 2 à 3 francs; produit en quantité croissant, le beurre a baissé, mais se vend encore 1 fr. 20 à 1 fr. 50 la livre pris en fabrique, le lait se paye 40 à 50 centimes le litre, souvent plus*. Pourtant la région agricole est loin de fournir à la demande des villes et des mines. Non seulement la farine et les conserves de vicmdes qu'elle ne produit pas, mais les œufs, la volaille, les fruits, le fromage, sont, en majeure partie, apportés de TEst Canadien par chemin de fer, ou des États-Unis pacifiques par bateau'. Telle est la situation que Ton a déjà constaté aux alentours de Victoria. Ainsi, les parties les plus peuplées et les mieux travaillées de la Colombie britannique ne tirent pas encore de la culture la moitié de ce qui leur est nécessaire.

lie Port de Vancouver.

Le port tout neuf de Vancouver est la grande ville internationale de la côte ouest canadienne, c la porte de TOrient », comme parlent les prospectus du chemin de fer. Il a été fondé par la Compagnie Canadienne Pacifique pour servir de débouché à sa ligne transcontinentale. C'est un exemple de ville champignon.

Dans les pays neufs, la difficulté n*est pas, comme chez nous, de trouver du terrain : toute entreprise nouvelle peut se mettre à côté des précédentes et en dehors d'elles, toute voie nouvelle peut se donner un nouveau débouché. Ainsi se sont élevées, sur la côte américaine, Astoria à l'embouchure de la Columbia, puis Tacoma à Tex-

1. La Gazette du Travail, mars 1905, p. 99; 1906, mai, p. 1248; doy., p. 505. — Agrieuttare in B. C, 1904, pp. 32, 34, 96; 1907, pp. 48-52.

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