Recensement du Canada, 1901, t I, pp
2. An. Rep, Vancovmer Board of Trade, 190^-5, p. 13, 1905^, p. 55. — La Gazette da Travail, sept. 1905. — Handbook o/B. C. 1907, p. 55.
précédente, tandis que Victoria, la capitale, n'arrive qu'au 14* rang *.
Quand on arrive en paquebot, Vancouver s'annonce par le port encombré des villes anglaises où tout est sacrifié au commerce; quais et docks de charpente appartenant à la Compagnie du Canadien Pacifique, trains et piles de bois, scieries à vapeur, monceaux de houille et bateaux charbonniers, fonderies, cimenteries, fabriques de tout genre occupent le front de Burrard Inlet, et débordent au sud dans la Fausse Crique. La voie ferrée se termine sur le port principal dans une gare, monument de pierre en forme de porte fortifiée dans le style de la Renaissance anglaise. Fidèle à ses principes, la Compagnie a voulu construire un édifice digne de servir à ce qu'elle appelle c l'union de l'Occident et de l'Orient », Meeting of East and West.
Par cet arc de triomphe, on débouche dans la partie centrale de la ville, la Cité, réservée aux affaires et construite en briques et pierres de taille apportées à grands frais des tles. Il est défendu d'y bâtir en bois. Cette matière règne au contraire dans les faubourgs de l'est, dont les petites maisons bordées de trottoirs en planches, sont abandonnées aux immigrants européens et asiatiques, véritable peuple de Babel où se rencontrent tous les types, où s'entendent toutes les langues. A l'ouest, entre la cité des affaires et les hautes cimes des sapins de Stanley Park, s'abritent sous les arbres les résidences des riches, aussi belles qu'à Victoria, la capitale; les petites hauteurs au sud de la Fausse Crique portent également une foule de jolies villas; on les appelle comme partout, Fairview et Mount Pleasant; car les noms et les usages ne varient guère d'une ville à l'autre, dans l'Empire anglais.
Rien ne fait mieux comprendre la rapide croissance de Vancouver que le contraste entre cette ville d'affaires et la campagne à peine peuplée qui l'entoure. Si la grande forêt dont l'incendie, en s'étendant, consumait la ville naissante de 1886, a été détruite pour fournir du terrain et des bois de construction, ce n'est pas la culture qui a pris sa place. De Vancouver i la vallée cultivée du Fraser, en suivant la grande ligne, de Vancouver à New Westminster en suivant le tramway ou la voie ferrée, on traverse le plus souvent de la brousse, des marécages avec les constructions simples et élégantes de quelques petits clubs, rendez-vous de chasse pour la pèche au saumon, le canotage, le tir i la bécasse, aux oies ou aux canards sauvages.
Ce n'est point de la région avoisinante que vit le port de