An. Rq>. Vancouver Board of Trade, 1906^, p
de 1899; les importations à la valeur de 37 272105 francs plus de deux fois celles de 1899. Vancouver est, de beaucoup, le premier port de Colombie britannique ^ Il importe surtout des produits alimentaires et des objets manufacturés, comme le matériel à Tusage des mines. Quant à ses principales exportations, on en peut juger diaprés le tableau sommaire de ce qu*il vend à son principal client, les États-Unis.
En 1905-1906, Vancouver a exporté aux États-Unis pour 12171320 francs au lieu de 9666000 Tannée d avant. Les trois principales importations sont, par ordre de valeurs en francs :
10 Bois 3032156 3 114930
2« Or 2 002 445 2 560 520
30 Poissons, etc., frais et conservés 1 879 899 1 818 090
Sur les 1 818 090 francs de poisson, 334 366 représentent du flétan conservé frais dans la glace et envoyé par voie ferrée aux États-Unis, pour une compagnie américaine (p. 202), 356 390 francs de saumon expédié dans des conditions analogues.
En 1905-1906, les règlements de compte au Clearing House de Vancouver se sont élevés à 478 721 005 francs, ce qui assure à cette cité la 6* place financière de la Puissance.
En 1905, la poste de la ville a envoyé 2478 360 francs au lieu de 637145 en 1889; elle en a payé 3115125 au lieu de 283485 en 1889*.
Cette prospérité continue ne fait qu*exciter Tactivité et Tambition de la Chambre de commerce de Vancouver. Elle presse le gouvernement d'aider les Canadiens à disputer aux Américains le commerce des produits de la côte. Elle se félicite de la prime à la production du plomb (p. 262), qui fait dégrossir le minerai au Canada et qui attirera peut-être en Colombie une partie du minerai alaskien ; elle en réclame d'autres. Elle se plaint que le commerce du bois tombe en décadence; elle sollicite un droit de représailles sur les bois ouvrés américains pour répondre à celui dont les Américains ont frappé les bois étrangers.
Elle désire, soit une entente avec les États-Unis pour empêcher la destruction du saumon, soit le droit pour les Colombiens d'employer les mêmes engins que les Américains (p. 193). La seconde solution, qui sacrifie l'avenir au présent, aurait la préférence des capitalistes