AgricuHare in B, C. 1904, pp
3. La Gazette du Travail, 1906, janvier, p. 740, février, p. 869.
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qui réussissent bien. Aux bonnes places» les pèches elles-mêmes mûrissent. Nelson commence à exporter des fruits» mais ce commerce naissant n*est rien au prix de celui qu*alimentent les métaux.
Toutes les exploitations minières s'ouvrent dans des vallées ou plutôt d'étroites et profondes cassures des monts Selkirk; quand les parois des roches s'élargissent, le fond du bassin est occupé par un lac allongé qui s'écoule au sud vers le Kootenay; là seulement l'eau est tranquille, profonde, on peut naviguer. Depuis que l'on recherche les minerais complexes, ces nappes, ma%ré l'austère cadre de montagnes qui les entoure, forment la partie heureuse des voyages de découverte et des transports : on les utilise, sans rien ajouter au travail de la nature; on les rattache les unes aux autres par des sentiers qui suivent les ravins de leurs affluents ou émissaires, tous torrents qui ne portent point bateau. Ainsi sont faites les voies qui unissent les mines aux usines de fusion et aux centres de vente de la région sud.
Aujourd'hui les plus fréquentés des chemins entre lacs ont été remplacés par des tronçons de voie ferrée. Le réseau du haut ,.^— — K?Joîenay-Ouest se compose de fragments.
De la voie principale se détache, entre Nelson sur le lac Kootenay et Robson sur la Columbia, un éperon qui remonte vers le nord un affluent du Kootenay, le Slocan jusqu'au lac Slocan, dans un bassin entouré de montagnes à glaciers. Au terminus, Slocan Gty possède un port qu'un service de vapeurs appartenant au C. P. R. relie à Rosebery sur l'extrémité nord du lac.
Rosebery est tangent au milieu d'un éperon du G. P. R. qui part du port de Nakusp au nord-ouest sur le lac Arrow supérieur, franchit une crête, touche le lac Slocan, franchit une autre crête pour atteindre au sud-ouest Sandon, centre de mines.
De Sandon une ligne particulière américaine se dirige au sud-ouest vers le lac Kootenay, et l'atteint à Kaslo, qu'un service de vapeurs relie à Nelson.
Ces branches permettent d'aller avec transbordement de la grande voie ferrée transcontinentale à la ligne du sud. On quitte, en effet, la première à Revelstoke où elle coupe la Columbia (p. 339). De cette station, un embranchement double pendant 45 kilomètres la Columbia, et s'arrête à Arrowhead sur le premier lac du fleuve, ou commence la navigation qui se fait sur des vapeurs appartenant au C. P. R. Dans la traversée, peu de mines, beaucoup moins de colons que sur le lac Kootenay; les rares habitants sont dispersés en petits groupes éloignés sans communications par terre. En un
point pittoresque, où une source chaude sort parmi des pics élevés, la C. P. R. a fait construire des bains et un hôtel élégant fréquenté par les touristes et les chasseurs. A la belle saison, les amateurs de nature grandiose peuvent descendre par bateaux les deux lacs Arrow, puis la Golumbia jusqu'à Robson ou ils rejoignent la ligne Grows Nest après 217 kilomètres de navigation. Robson est relié aux États-Unis, soit Tété, par les vapeurs qui descendent la Colombie jusqu'aux rapides des Petites Dalles, soit en tous temps, par chemin de fer.
A la route des lacs et de la Golumbia, les gens d'affaires et ceux qui veulent visiter la région minière préfèrent celle du Slocan. Ils quittent le bateau à Nakusp et de là vont à Nelson, soit par Rosebery, le lac Slocan et Tembranchement de Slocan Gity, soit par Rosebery, SandoUy Kaslo et le lac Kootenay.
Aux points de transbordement sont nés des centres qu'on appelle souvent quais ou débarcadères (landings), tel, par exemple, Nelson, dont l'industrie métallurgique et la situation centrale ont fait une ville. Toutefois, la plupart d'entre eux ne sont encore que des lieux de passage ; du petit groupe de maisons de sapin qui bordent leur jetée de bois, on grimpe par une pente rapide et tortueuse aux camps miniers des Selkirk, qui forment un deuxième plan de population; le troisième est occupé par les mines qui s'étagent jusque dans les rochers entre la limite supérieure des forêts et la base des glaciers*.
L*Oberland du Kootenay était encore inexploré quand commencèrent les études du chemin de fer. On se représente aisément à quelles difficultés s'y heurtent les prospecteurs; les vallées sont si encaissées, ont une pente si rapide, et sont couvertes de forêts si drues qu'il faut souvent renoncer à s'y servir des chevaux : le chercheur de métaux doit s'aventurer dans l'inconnu à pied, son bagage sur le dos, sous la menace des avalanches, des éboulements et des feux de forêts Le climat est rude à cause de l'altitude, et la neige oblige à interrompre de bonne heure et pour longtemps les exploitations et les travaux.
Tout résolus qu'ils fussent, les diggers de 1866 avaient tourné autour de ces massifs sans les entamer, les uns remontant la Golumbia, les autres se rendant au Kootenay-Est. D'ailleurs les alluvions aurifères n'y abondent point. En 1904 on n'y connaissait qu'un placer, et le rendement s'en révélait des plus médiocres ' ; par contre les gisements de quartz aurifère les plus productifs s'y trouvent exploités, mais ils ne contribuent que pour une part secon-