Report of Zinc Commission (Bibl. n« 77), pp
3. An. Rep. Mines, B. C.for i90U, pp. 181, 161, 197; for i905, p. 159.
Lardeau, qui réunit à peine plus de 100 habitants^ à la pointe nord du lac Kootenay, et que fait vivre, avec le transport des minerais, Texploitation d'une veine calcaire fournissant la chaux aux smeUers de Nelson et de Trail Creek. Le rail remonte au nord-ouest la vallée de la rivière Lardeau et, après 56 kilomètres, se termine à l'embarcadère de Gerrard sur le lac de la Truite qui occupe le fond d'une déchirure où les filons métallifères abondent dans les schistes (p. 56). L un des principaux, Broadview^ plomb argentifère, appartient à une Compagnie américaine '.
Les gisements du Lardeau-Trout Lake ne sont pas tous connus; la hauteur des montagnes, l'épaisseur de la forêt et du sous-bois qui couvrent tout jusqu'à 2100 mètres, les mousses, les lichens qui cachent les roches gênent considérablement la prospection.
Les minerais forment deux séries différentes; combinaisons complexes et quartz aurifère, comme au sud de Nelson.
Dans le haut de la vallée, en amont du lac de la Truite, on a trouvé la galène et, avec elle, le cuivre gris ai^entifère, la blende, les pyrites. Aux célèbres mines Silver Cup et Sunshine de Ferguson, ces minerais se rencontrent sur le contact des schistes graphitiques et magnésiens avec une veine de calcaire cristallin '. A Nettie, dans la même région, une veine dans les schistes, révélée par un chapeau de fer oxydé, a donné des sulfures de fer et de zinc, un peu de galène et de sulfure de cuivre avec traces d'or et d'argent.
Le centre de l'industrie des minerais complexes se trouve à l'amont du lac de la Truite, dans la haute vallée boisée de Fei^uson, que 8 kilomètres de chemin charretier rattachent à l'embarcadère de Trout Lake. Ces deux bourgades ont chacune 400 à 500 habitants permanents; elles les doivent presque tous à la construction du chemin de fer, qui date de 1901.
\ En 1903, 700 claims étaient demandés pour la région». AujouroHiui la prospection s'est ralentie, mais l'extraction marque un procès. Autour de Ferguson, chaque cirque d'où s'échappe une des sources du torrent a sa mine haut perchée. La Truine ouvre ses galeries au pied d'un glacier entre 2 400 et 2 600 mètres, tandis que les mai^ns de bois de la ville se trouvent à 900 mètres environ. De toutes les falaises les charges descendent, souvent c à cru » {raw hided) cornhie disent les Américains, c'est-à-dire à dos de cheval,