‹ La Colombie britannique;Chapitre 25 sur 298 · An, Rep. Mines B. C.for 1905, p · texte numérisé non relu

An, Rep. Mines B. C.for 1905, p

Des lignites assez riches et assez épais pour rémunérer l'ex traction, ont été reconnus en divers points, principalement sur une ligne Similkameen, Nicola, Kamloops, lac Fraser, sources de la rivière Bulkley, qui coupe le plateau en diagonale du sud-est au nord-ouest. Ces dépôts forment plusieurs lits successifs, assez minces, dans des couches de schistes durs argileux, d'arkose, de grès qui sont, au sud, coupées par des failles et qui paraissent correspondre au tertiaire à lignites fournissant presque tous les gisements de combustible exploités en Washington et Montana K

Plus importantes et plus caractéristiques de la région sont les masses de basaltes épanchées par des éruptions contemporaines de celles qui recouvrirent intérieur et montagnes en Oregon et Washington; mais en Colombie cette dernière phase d'activité volcanique se cantonna sur le plateau ; d'autre part elles ne s'étendit qu'à la période miocène, tandis que celle des Etats-Unis nord-ouest s'est prolongée jusqu'à notre temps *.

Les tables volcaniques du fleuve Columbia en Washington et celles de la Province de Colombie forment deux groupes distincts séparés presque entièrement au voisinage de la frontière.

Pourtant une première coulée s'étale dès le nord du Washington au pied oriental de la Chaîne côtière, et va jusque vers 49*^30'. Là les nappes se multiplient, les principales paraissant toujours sortir de fractures ouvertes le long de la Chaîne côtière. On en trouve d'ailleurs en taches et masses isolées sur toute la largeur du plateau.

Au nord de la rivière Thompson, les nappes se soudent, s'élargissent considérablement et couvrent tout le centre du plateau sur plus de 700 kilomètres du sud au nord, sur plus de 300 kilomètres de l'ouest à l'est. D'après la carte géologique de 1901, les basaltes s'arrêteraient vers 54^*30' de latitude nord ; si l'on se réfère aux dernières explorations, ils iraient au contraire jusque sur les montagnes qui séparent les affluents du Stikine; ils s'approcheraient ainsi de la Chaîne côtière plus que la carte ne l'indique '.

Au nord de èS"", on les retrouve en pointements jusque dans le Yukon. D'autre part, on a vu qu'ils forment toute la partie nordouest de l'archipel de la Reine-Charlotte (p. 28).

Les basaltes n'ont pas subi de soulèvements et de plissements

1. Geol Surv, of Ca. An, Bep„ 189U, B, p. 244 (G. M. Dawson). — Geol, Map. of the Coal Basins of,.. YaU district, dans An. Bep., i90&, A. — i4n. Bep., Mines B. C. for i905, p. 196.

2. Proc. and Trans. Boyal Soc. of Ca., 1890, sect. IV, p. 15 (G. M. Dawson).

3. Oeol Surv. of Ca. Geohgical Map. Western Sheet, 1901. — An. Bep. Mines B. C. for 1906y p. 107.

comme les roches antérieures : aussi se présentent-ils sous Taspect de tables généralement élevées formant des plateaux nus qui n'offrent aucun attrait et à qui les richesses minières font défaut. Tout autre est Faspect des vallées larges et profondes que les eaux ont creusées dans la masse volcanique, élargissant les fissures en couloirs, lavant les parties meubles, taillant les falaises et les cirques qui caractérisent les découpures creusées par les cours d'eau dans le plateau intérieur depuis le moyen Fraser jusqu'au fleuve Skeena*.

Plusieurs directions principales se reconnaissent dans les vallées : Tune va du sud-est au nord-ouest, dans Taxe des soulèvements; c'est celle que suit le haut Fraser dans la première partie de son coude. Une autre court à peu près du nord au sud dans l'axe des cassures par où s'échappèrent les basaltes. On la reconnaît dans la partie moyenne du Fraser et dans les canyons. Combinées, ces deux directions font les deux longs coudes des vallées Fraser et Columbia.

Dès l'époque pliocène, les grands mouvements du sol prenaient fin, et les cours d'eau commençaient à creuser dans la roche de larges vallées où le lit actuel ne forme parfois qu'un mince ruban *.

Après cette première sculpture du sol, l'intérieur a été recouvert d'un manteau glaciaire plus continu qu'aucune autre région de Colombie; il pénètre jusque dans les grandes vallées des montagnes occidentales où il conserve les mêmes aspects. A la surface des plateaux, s'étend l'argile à blocaux granuleuse sur laquelle ondulent des restes de moraines en dos de cochon (hogsback) qui retiennent les eaux et transforment les cours d'eau en chapelets de lacs réunis par des méandres.

Le phénomène le plus curieux est celui de dépôts créant une mince et basse ligne de partage au milieu d'un ancien fossé ou d'une surface jadis plane (pp. 44-46 et 62).

Les creux, vallées ou anciens bassins lacustres, se recouvrent de limon blanc, répandu sur des surfaces plus larges et en dépôts plus épais que dans toute autre partie de la Province. Dans la vallée supérieure de la Columbia, entre 823 et 671 mètres d'altitude, ces couches présentent une épaisseur de 15 à 30 mètres*. Dans la vallée supérieure de la rivière Nicola, près du lac Okanagan, de semblables formations se rencontrent en terrasses jusqu'à 730 mètres d'altitude^.

1. Bur, of. Prov. Inf, Bull, n? 9, The undeveloped Areas of the Oreat Interior ofB. C, 1904, p. 30.

2. Proe. and Trans, Roy, Soc. of Ca., 1890, IV, pp. 16, 52 (G. M. Dawson). — GeoL Surv, ofCa. An. Bep., 189^, B, p. 321, et flg. des pp. 326, 348 (W.); gravure ici p. 330, pi. XIV, 1.

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