Qeol. Saru, of Ca. An, Rep, i89U, B, pp
D*aprës une analyse récente, le whùe silt de la vallée Nechaco ressemblerait aux limons du grand lac post-glaciaire Âgassiz qui occupait la partie la plus basse de la Prairie en Manitoba. Il se compose de particules d'argile, de silice, de calcaire, toutes extrêmement fines; la seule différence avec le limon d'Agassiz, c'est qu'il renferme moins d'argile et qu'il offre une couleur plus pâle ^
Sur les plateaux, l'argile à galets et les moraines forment un sol maigre, caillouteux, avec une succession de mares et de dos ou bosses; pas d'arbres, sauf au voisinage de l'eau, et souvent peu d'herbe; à peine y peut-on faire l'élevage dans les meilleures places.
Dans les vallées, le limon blanc et les décompositions plus récentes des roches en place donnent un terrain assez fertile et d'autant plus apte à la culture que les gelées y sont moins à craindre, et que l'irrigation s'y fait aisément.
Les alluvions modernes, moins importantes que les anciennes, s'étendent le long des cours d'eau par-dessus les dépôts glaciaires; on y trouve des placers de surface moins riches que les pliocènes; mais ce sont les seuls gisements minéraux qui ne soient pas recouverts, si l'on excepte les filons des hautes montagnes, et c'étaient de beaucoup les plus accessibles. Par eux a commencé l'exploitation; grâce à eux, l'intérieur s'est peuplé.
On a dit qu'un observateur, s'il se bornait à suivre les vallées, recevrait l'impression que l'intérieur de la Colombie est un pays de gorges et de montagnes. Pour prendre une idée exacte de l'ensemble, il faut gravir un sommet d'où l'on découvre un large horizon ; alors les accidents se placent chacun à son rang, le socle caché par les montagnes, les tables coupées par les vallées s'imposent au regard et l'on se rend compte qu'on a sous les yeux les restes imposants d'un plateau.
Dans le pédoncule méridional de ce plateau, entre la Chaîne côtière et les montagnes de l'ouest, se pressent les bandes de terrain les plus variées, granit gris (p. 34), zone minérale intérieure, lambeaux de crétacé, nappes de basalte. Toutes s'orientent du sud-est au nord-ouest, mais le partage des eaux se fait suivant une ligne d'ouest en est, à peine indiquée par de médiocres bombements que les chemins passent sans peine*. Au sud c'est le bassin de la rivière Similkameen qui coule vers le fleuve Columbia, au nord celui de la rivière Nicola qui va au Fraser.
Du versant pacifique, on débouche sur la Similkameen par le