‹ La Colombie britannique;Chapitre 255 sur 298 · An. Rep. Mines, B. C. for 1905, p · texte numérisé non relu

An. Rep. Mines, B. C. for 1905, p

portés i dos d^hommes pendant les 100 derniers kilomètres, au prix de 10 francs le kilogramme ^ Bancroft nous a transmis les faits saillants de l'histoire de Barkerville au point de vue anglo-américain ; en 1861 , le camp eut son premier prêtre, un anglican qui y passa Tété ; en 1867, sa première femme mariée; en 1865 son premier cabinet de lecture*. Depuis 1869, Barkerville forme une cité. Elle possède aujourd'hui des églises, un théâtre, un laboratoire et usine de réduction du gouvernement provincial et un service de pompes fort utile dans ce pays sec à maisons inflammables; le centre ne compte guère que 300 habitants, mais les exploitations des environs immédiats occupent à peu près autant de monde '.

Depuis longtemps les placers superGciels sont épuisés. Vers 1870, le Caribou se vidait et les blancs y étaient à peu près tous remplacés parles Chinois. C'est alors qu'on songea à exploiter les alluvions préglaciaires et qu'une compagnie californienne introduisit dans le pays pour la première fois la méthode hydraulique. On commença par abattre les terrasses exposées en gradins sur les parois des vallées, puis on alla chercher les grands dépôts sous leur manteau épais et compact d'argile glaciaire à blocaux.

L'extraction, après de lents progrès, s'accrut lorsque le transcontinental, achevé, rendit les transports de matériel plus facile et moins coûteux. En 1893, la méthode hydraulique triomphait partout.

Seules des sociétés peuvent faire les frais de Texploitation actuelle, travaux miniers proprement dits, adduction d'eau, coupe du bois nécessaire. On en compte une douzaine dont une petite compagnie chinoise ; aux divers chantiers, la plus grande emploie en moyenne une centaine d'hommes. Si l'on excepte quelques laveurs chinois, les mineurs individuels ont disparu ^. Il n'y a plus rien à faire pour eux.

A Quesnel Forks, on trouve de haut en bas 3 à 4 mètres d'alluvions actuelles aurifères traitées aujourd'hui, puis une quarantaine de mètres d'argile à blocaux qu'il faut briser à la dynamite, puis 8 à 6 mètres de graviers fins et 50 à 60 mètres de cailloux grossiers qui forment les alluvions aurifères pliocènes; l'or, en raison de sa densité, est plus abondant vers le fond. Les conditions sont analogues à Barkerville ^

1. Margaret BIag Nauohton, Overland to Cariboo,..t pp. 149-161.

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