‹ La Colombie britannique;Chapitre 256 sur 298 · An. Rep. Mines, B. C. for 1905, p · texte numérisé non relu

An. Rep. Mines, B. C. for 1905, p

5. Annales des Mines, 1900, t. XVII, pp. 237-238. — Geol. Sun), of Ca. An. Rep., 1887-88, R* p. 34 et cartes ind. p. 61. — An. Rep. Mines, B, C. for 1905 (étude sur les placers du Caribou), pp. 51-56.

Pour alimenter les € monitors » qui crachent Teau sur le front de taille, il fout leur assurer un débit régulier. Or le Caribou reçoit peu de pluie et de neige; les précipitations annuelles sont de 600 millimètres en moyenne '. Il est vrai que Teau n*est pompée que pendant la belle saison, c'est-à-dire, en théorie, de mai à novembre, entre deux hivers. On cherche donc à créer et à remplir les rés^voirs placés en amont des travaux et d*où Teau est amenée à Vabattage par des conduites de bois. Ainsi la grande compagnie californienne de Quesnel a barré en 1898 la rivière Quesnel, à sa sortie du lac, par une digue de bois : de là part une canalisation de 27 kilomètres apportant Teau à ses huit monitors. Des travaux analogues, mais moins importants, ont été accomplis par les autres entreprises.

On compte surtout sur la neige pour remplir les lacs ou les réservoirti; mais des coups de chaleur ou des soufQes de chinouque la touchent trop tôt et elle se perd en bouillon sur les pentes; ou bien, au contraire, les vents froids du nord persistent et la neige ne fond pas assez vite ^ Commencée tard, la saison s'arrête bien avant l'hiver.

Avec 778 millimètres de précipitation entre la fin de la saison 1899 et la fin de la saison 1900, on a travaillé, en 1900, 173 jours et 13 heures, avec 443 millimètres dans le même intervalle, en 1903, 53 jours et 7 heures *.

En 1904, les travaux ne recommencèrent pas avant la deuxième partie de mai ; ils étaient déjà arrêtés le 4 juillet à China Creek, le 23 à Williams Creek, le 2 et le 4 septembre dans la région de Barkerville^ et dans celle de Quesnel.

Du 4 septembre 1904 au 22 juin 1905, il n'est tombé au Cariboa que 178 millimètres de pluie et 171 de neige, ce qui a causé une sécheresse égale à celles des années terribles de 1864 et 1887; pas de chute sérieuse dans cet intervalle si ce n'est trois averses de 15 à 19 mm., le 20 octobre 1904, le 11 mai 1905. Quesnel Forks n'a pas reçu une goutte d'eau du 1"*' mai au 31 août 1905^

La compagnie de Quesnel, qui emploie le meilleur réservoir, le grand lac Quesnel, au voisinage de hautes montagnes et qui a fait les plus grands travaux d'adduction, n'obtient d'eau que pendant 88 jours en 1904. A cette époque elle avait déjà dépensé 7 millions et demi de francs tant pour les mines que pour les canaux. Elle décide de compléter les barrages et aqueducs « mammouth », comme disent les propriétaires américains, et de les rendre capables de débiter

1. An. Rep, Mines, B. C. for iOOU, pp. 37, 38, 40, 42, 46; /or i90à, p. 59. — Voir ici p. 91.

140 mètres cubes en 24 heures. Arrive la sécheresse de 1905; la Compagnie n*obtient même pas 3 000 mètres cubes dans toute la saison ^ Du 20 avril au 11 mai, elle fait 74 heures de chasse préliminaire pour fondre la glace de la taille et des sluices. Après le 12 mai, Teau s*épuise puis arrive irrégulièrement et ne permet que 14 jours et 18 heures de lavage décousu qui s'arrête le 22 juin. Cette saison désastreuse a pour cause la vente de la « propriété » à une autre compagnie également américaine qui se propose d'augmenter encore les réservoirs.

Pour la production, en 1905, le Caribou (Barkerville) stationne avec 1 million et demi de francs; Quesnel perd 40 p. 100, tombant à 480000 francs; tous deux gardent leurs places respectives venant au second rang après Atlin.

On s'inquiète de trouver un nouveau champ d'or à exploiter. Le dragage ne pandt pas avoir été essayé. On cherche des filons de quartz aurifère dans les montagnes. Cependant, la prospection, déjà réduite par la substitution de grandes entreprises aux chercheurs individuels, paraît menacée de diminuer encore ^

i. An. Rep, Mines, B. C. for i9M, p. 37 ; for 1905, p. 57, 5Ô.

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