‹ La Colombie britannique;Chapitre 32 sur 298 · An. Rep. Mines, B, C. for 1905, p · texte numérisé non relu

An. Rep. Mines, B, C. for 1905, p

50* parallèle, aucun non plus n*en peut montrer une aussi grande variété; il est vrai que les recherches ont porté, dans cette région riche en métaux, sur une superficie relativement considérable.

La première série d'éruptions paraît remonter au commencement de Fépoque secondaire. Elle comprend de larges épanchements d'un granit souvent gris comme celui de la côte, puis des nappes et coulées de € roches vertes » granitoïdes où la pyroxène et l'amphibole altérées au contact de Tair ont perdu leur couleur primitive et laissent dominer la teinte blanche du feldspath, enfin, par endroits, de nouveaux granits postérieurs aux roches vertes*.

Toutes ces éruptions de la première époque se firent surtout dans le sud. Entre le 49*" et le 50'' parallèle, les roches granitoïdes recouvrent presque partout les terrains archéens et primaires sur une étendue d'environ 5 000 kilomètres carrés. La masse ignée a métamorphisé les roches préexistantes. Elle paraît en avoir soulevé des îlots qui se montrent maintenant comme des épaves de schistes flottées {floated up) sur le socle cristallin; toutefois ces lambeaux feuilletés sont considérés par certains géologues comme des transformations de déjections volcaniques meubles et non de sédiments préexistants *.

Plus tard les premières nappes et les schistes insulaires ou bordiers furent recoupés par de nouvelles coulées; c'étaient des porphyrites à gros cristaux et des roches trachytoïdes grisâtres et rugueuses, des rhyolites , des andésites , des felsites , en filons multipliés, mais de petites dimensions, qui se présentent sous l'aspect de dykes. Elles s'accompagnent de brèches et conglomérats où la pâte est formée par des roches éruptives vitreuses*, de dépôts volcaniques autrefois meubles, calcites, tufs calcaires, argiles et argillolites, qui sont parfois laminés et prennent une apparence schisteuse*.

Rossland% centre de mines près du point où le fleuve Golumbia franchit la frontière, fournit un bon exemple de ces formations. La ville paraît occuper l'emplacement d'un ancien volcan comparable à celui du Trégor en Bretagne : elle se trouve sur le bord d'une bande de roches éruptives granitoïdes, diabase, diorite ou gabbro, vertes,

i. An. Rep. Mines, B, C. for 1905, p. 204.

2. Annales des Mines 1900, t. XVII, pp. 245, 246, 260, 269 (P. Jordan). — An. Rep, Mines B. C. for idOit, p. 170.

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