An. Rep, Mines, B, C. for 1905, p
Le Pm. Douglasii est le sapin de Douglas (p. 111), le Th. gigantea est le cèdre blanc de TW. (p. 115), le Ts. Mertentiana est la proche on hemlock (p. 115), le P. ponderosa est le pin jaune (p. 131), le P. Murrayana est le pin noir on C]rprè8 (p. 134). Ponr le Q. Oarryanaon chêne blanc de TW. p. 119, VA. Menxiesii on madrona, p. 117. Voir aussi T. aiph.
LA COLOMBIE BRrrAlfRIQUI. B
Les forètB côtières.
Avant Tarrivée des Européens, une forêt vierge abritant des sousbois aussi touffus que ceux des forêts tropicales couvrait toutes les îles et s'étendait sur la côte du nord au sud, avec 100 à 150 kilomètres de largeur, depuis les falaises côtières jusqu'aux escarpements et aux neiges de la ligne de partage. Sauf sur les bords ^e la mer intérieure où se sont établis les colons et les commerçants, sanif au fond des fiords où les marchands de bois ont pénétré, ce superbe manteau s'étale encore sans déchirures.
A mesure qu'on s'élève en latitude, la limite supérieure des arbres s'abaisse à cause de la rigueur croissante du climat. Dans le Mont Olympe sur la côte américaine du détroit de Fuca, au voisinage du 48* parallèle, elle se trouve à 1 830 mètres; près de la frontière d'Alaska elle tombe à 1 280 mètres*.
On peut distinguer, dans les îles et sur la côte colombienne, la forêt du sud et la forêt du nord, la première passant à la seconde entre le 51® et le 54" parallèle suivant les régions.
Croissant sous un climat doux et humide, la forêt côtière méridionale est la plus haute, la plus drue, la plus luxuriante. Les futaies magnifiques du Mont Olympe et de la chaîne des Cascades, qui font du Washington l'un des premiers états de l'Union pour le bois de charpente, se continuent avec les mêmes espèces dans les îles de Vancouver et de la Reine Charlotte ainsi que sur les pentes occidentales de la Chaîne côtière. Pour se donner un parc unique au monde, la jeune cité de Vancouver n'a eu qu'à conserver, dans une presqu'île rocheuse entourée par les flots, un morceau de la flore primitive dominée par les hauts sapins de Douglas (gravure, p. 114, pi. III).
C'est sur la côte que cet arbre atteint son plein développement et c'est là qu'il montre une vigueur sans pareille. Au voisinage des villes les plus anciennes comme Victoria et New Westminster, on trouve dans des défrichements vieux de soixante années des racines de sapins de Douglas qui ne sont pas encore mortes. Sciée au ras du sol, la plante pousse encore des rejets. Son bois résiste fort longtemps à la corruption : aussi l'utilise-t-on à la construction des navires, des ponts, des quais. Quand on refit la canalisation de Vie-
1. OeoL Surv. ofCa, An. Rep,, 1887-88, B, p. 210 (G. -M. Dawson). — U. S, GeoL Surv, Prof, Pop,, n" 7. Dodwbll and Rizon, Foresi Conditions in the Olympic PoreU Réserve, 1902, p. 13.
n. III