cf., I, pp. 250-0. -- B. C. Crown Lundi Survexs, p. (U
puma ou panthère : enfin, jusque dans la vallée de la Nechaco, les glapissements des coyotes réveillent les colons au cours de la nuit '.
Mêmes phénomènes naturels , même flore , même faune se retrouvent sur l'autre versant des Rocheuses, dans la partie aride et saline de la Prairie.
Sur les plateaux, la limite nord du puma et du serpent à sonnettes touche presque à la limite sud d'un cervidé septentrional, le caribou ou renne sauvage, qu'on rencontre jusqu'aux environs du lac Okanagan et dans le bassin delà rivière Kootenay *. Avec lui se rencontrent quelques variétés du daim virginien, par exemple celui qu'on appelle mulet à cause de ses longues oreilles {Cariacm macrotis) : commun sur le plateau sec jusqu'au pied des montagnes, ce cervidé se laissait approcher par l'homme avant que la construction de la voie et des hôtels eût permis aux chasseurs européens de se répandre dans le pays '.
Le castor, qui vivait jadis aux États-Unis et au Canada, décimé par les chasseurs, a reculé vers le nord et ne se montre en abondance qu'à partir du 53*" degré, dans la région du lac Ootsa et des lacs affluents du moyen Fraser.
Dans l'intérieur colombien, un étage supérieur d'altitude et de végétation est formé par quelques crêtes {ranges)^ qui dominent le plateau, principalement sur le pourtour où, comme les monts du Caribou, elles forment les avant-monts des hautes chaînes. On y remarque la même forêt de mi-côte qu'on trouve dans les états montagneux et arides du Nord-Ouest américain. Dominant le plateau nu, dominée elle-même par les sommets chauves, la ceinture d'arbres se répète de pente en pente à la même hauteur, aussi régulière qu'une stratification : elle occupe l'étage où la neige tombe en quantité suffisante à la croissance des arbres et monte jusqu'au niveau où les vents et les gelées ne lui permettent plus de vivre *. En Colombie, ces bandes boisées sont formées surtout de pins noirs de l'Ouest {Pinus Murrayana) et de picéas {Picea Engelmanni). Le pin noir atteint jusqu'à 30 mètres de haut, mais son diamètre ne dépasse pas 60 centimètres; d'allure mince et longue, de feuillage sombre, il justifie le nom de cyprès qu'on lui a donné dans la partie sèche de la Prairie, où il réparait au delà des Rocheuses. Bien que son bois ne vaille pas celui du pin jaune, plus résistant et de plus gros calibre, on l'emploie, quand on n'en peut trouver d'autre, pour faire des traverses de rail et des
1. T^Bep. of ihe Départ, of Agriculture, B. C, 1902, pp. 23, 24, 182. — The undeveloped Areas of,., B. C, 1904, p. 28.