Bureau of Prov. Inform., n* 17. Game of B, C, p
3. A. 0. Whbblbr, The Selkirk Bangey t. I, Appendiz B, p. 394.
4. Annales des Mines, 1900, t. XVII, p. 219. (Jordan, Notes sur la Col, brit,)
poteaux de mines; en Washin^on, les bûcherons américains appellent le pin noir arbre aux poteaux de cabane {Lodgepole Fine).
Sur le versant intérieur de la chaîne des Cascades, au sud du 49* parallèle, le Pinus Murrayana est l'arbre dominant jusqu*à i 500 mètres, le sapin baumier {Abies subalpina) de 1 500 à 1 800, le pin à écorce argentée (Pinus albicaulis) de 1 800 à 2 200 mètres ; audessus de cette altitude, on peut rencontrer encore quelques isolés de ces essences ou de celles qu'on a précédemment décrites*. De haut en bas, des groupes de Douglas se mêlent sur les pentes aux autres arbres à aiguilles. Dans le voisinage de Kamloops, près du M* parallèle, ï Abies subalpina domine dès 1 060 mètres, le Pinus albicaulis dès 1 350 et la limite supérieure des arbres ne dépasse guère 2 130 mètres'. Deux degrés plus au nord, elle s'abaisse à 1 500 mètres*.
Sur les plateaux, les bois, surtout ceux de conifères, ont été et sont encore ravagés par les incendies que la sécheresse rend plus fréquents et plus dévastateurs. Presque autant que l'aridité, le feu contribue à donner au pays l'aspect de steppe, de prairie ou de brousse qui se poursuit dans presque tout le bassin du Fraser.
Quand on s'avance vers l'immense demi-cercle de lacs et l'amphithéâtre de hauteurs qui ferme au nord ce bassin, la brousse de ronces et de bois blancs s'épaissit, grandit, annonçant une barrière haute et sombre d'arbres qui se découpe en golfes et en caps, accusant fortement la barrière de montagnes qui sépare les versants.
Parmi les conifères du sud, seul le Pinus Murrayana prolonge son existence au nord du bassin du Fraser, jouant dans l'intérieur le même rôle que le picéa du Stikine sur la côte. Le pin ronce {Pinus contorta) l'accompagne, mais s'arrête avant lui. A lui se mélangent les deux espèces les plus caractéristiques de la forêt arctique canadienne, l'épinette noire et l'épinette blanche {Abies nigra, Abies alba), qui ne tardent pas à dominer.
Plus au nord, dans le bassin moyen du fleuve Stikine, vers le 58** parallèle, la forêt intermédiaire se montre surtout arctique et ne présente pas un aspect très différent de celui qu'elle offre au voisinage de la baie de Hudson ; pour la moitié, la forêt ou la brousse se compose d'épinettes ; viennent ensuite les peupliers et autres bois blancs ou arbres à feuilles caduques, puis, en dernier lieu, le Pinus Mur-