An, Rep, Victoria Board of Trade, 1906^ p
292 hk COLOMBIE BRITANNIQUE
détachement de fusiliers et de canonniers britanniques; aujourd'hui la garnison est canadienne. La division navale anglaise va être remplacée par quelques croiseurs canadiens, malgré la protestation de la branche locale de la Navy League impériale. Esquimalt gardera des cottes rouges et des jaquettes bleues, mais elle perdra Tétat major anglais cher à la société élégante de Victoria et qui maintenait dans cette ville, comme à Halifax, quelque chose des traditions aristocratiques anglaises. Jusqu'aux dernières élections, Halifax et Victoria restaient conservatrices et impérialistes. En 1904 Victoria a voté pour des libéraux; en 1905 la Chambre de commerce a refusé de s'associer à la protestation de la Navy League. Victoria, menacée par la concurrence de Vancouver, devient, elle aussi, une ville de pays neuf, préoccupée de l'avenir plus que du passé.
Esquimalt et les autres groupements de la banlieue sont reliés i Victoria par des tramways électriques.
De la capitale partent encore deux chemins de fer i voie normale. L'un n'a que 26 kilomètres : il traverse du sud au nord, dans toute son étendue, la péninsule de Saanich qui borde le détroit de Haro pour aboutir au petit port de Sidney près de North Saanich.
L'autre, desservant sur 116 kilomètres de long la bande sédimentaire relativement plane qui borde la côte sud-est (p. 24), relie Victoria aux importantes houillères de Nanaimo et Wellington sur le détroit de Géorgie. On l'appelle chemin de fer Esquimalt Nanaimo. C'est la ligne que la Compagnie du Canadien PaciGque vient de reprendre avec toute la concession faite au premier exploitant, c'està-dire 600000 hectares qui forment plusieurs morceaux sur la bande minière et cultivable depuis Otter Point, au sud-ouest de Victoria, jusqu'à Comox, 100 kilomètres au nord du terminus actuel ^
Imitant les procédés d'une entreprise américaine qui a loti un domaine forestier du même genre à Bellingham dans le nord du Washington, le service des terres du Canadien Pacifique fait déboiser les meilleures parties, à peu près 1/15 du total, en les louant à des marchands de bois, puis le sol une fois éclairci, il le fera défricher afin de l'ameublir et de le préparer. Alors seulement il le mettra en vente par lots de 40 hectares au maximum. Ces opérations ont commencé dans les parties vierges, au milieu et au nord de la ligne '. Ainsi on espère que le colon ne sera plus découragé, comme jus-
1. An, Bep, Victoria Board of Trade, 1905. — Public, de la Victoria Tourists Association {Picturesque Victoria, etc.).