Censo general de la Reptblica de Colombia, 1912, op. cit
sur les marchés étrangers. Enfin, le café est avec le cacao, le tabac, le maïs, la canne à sucre, etc., une des principales productions du département de EL VALLE. On le cultive surtout à Cartago.
Voici quels ont été les chiffres d'exportation du café en 1908 par les différents ports de Colombie: :
Kilos. Dollars.
Pour l'Allemagne , . . . 1.849.516 297.800 Pour l'Espagne” rr 0" 175.847 28.474 Pour les États-Unis . . . 26.231.595 4.137.562 60 Pour laFrance "teen. te 319.920 61.163 Pour la Grande-Bretagne. 3.680.341 569.613 Pour les autres pays. . . 5.810.703 500 130.948 30 Pour:Panama, 2". 31.892 5 712
Soit au total. . . . 38.159.744 500 5.831.272 90
En comptant la piastre à cinq francs, nous arrivons à un chiffre de plus de 29 millions pour l'exportation du café en 1908, chiffre qui n’a pu que croître depuis, grâce aux années de calme politique qui viennent de s’écouler. Comme il faut ajouter aux chiffres ci-dessus la consommation nationale, qui est très importante, on voit que la culture du café est une des branches les plus importantes de l’agriculture colombienne.
Quinquina. Le quinquina se trouve dans la plupart des forêts de Colombie, principalement dans le département de NariKo. Étant donné l’usage si général qu'on fait dans le monde entier de l'écorce de cet arbre, on
4. Bolelin de Estadistica de la Rep. de Colombia, 1912, op. cit.
est étonné qu'un pays qui a l’heureuse chance de pouvoir le cultiver, ne le fasse pas d’une façon intensive. Les chiffres d'exportation en 1908: ne valent la peine
d’être cités que pour appuyer ce que nous venons de
dire :
Kilos. Dollars.
Pour l'Allemagne . . . 150 150 POUMANETANCO EE 24 50
soit 174 kilos et 200 piastres, ce qui est dérisoire! Agave. L’agave d'Amérique est certainement, parmi les plantes de la zone tempérée, une des plus utiles. D'abord elle sert de clôture; ensuite, son tronc donne le maquey, sorte d’étoupe ou de liège ; les feuilles fournissent le barbasco employé pour la pêche ; la partie fibreuse des feuilles fournit le heriquen, sorte de chanvre qu’on emploie pour la confection des sacs, des espadrilles, des cordes. Le heniquen ou hennequin, très répandu dans certaines régions du Mexique, y apporte une source fabuleuse de revenus. Les propriétaires de terrains produisant l’hennequin, n’ont qu’à laisser pousser la plante. Au moment des récoltes, on vient leur acheter sur pied la production de l’année : tous les frais de récolte, transport, etc., sont à la charge de l'acheteur qui par-dessus le marché paye comptant. Puisque cette plante est si recherchée, pourquoi les
propriétaires colombiens ne s’occupent-ils pas d’en