Voir supra, chapitre VI
nationale, mais nous verrons un peu plus loin, afin de ne pas rompre l’ordre chronologique des événements, la nouvelle institution de crédit proposée à l'acceptation du Congrès, et dont le fonctionnement constituerait certainement une amélioration considérable de la situation financière de la République.
En dehors des mesures précédentes — loi de 1903 et suppression de la Banque nationale — le Congrès de 1905, pour mettre un frein à la spéculation, a voté une loi, dont nous extrayons les principaux passages ? :
« Les billets de banque créés légalement par l’ancienne Banque nationale, par le gouvernement et par les départements conservent leur caractère de monnaie de cours forcé. L’indication, dans les actes civils, officiels et commerciaux, de l'espèce de monnaie, or, papier ou monnaie étrangère, est facultative.
« Dans les parties de la République où la monnaie d'argent seule circule, celle-ci conserve sa valeur, est maintenue et est reçue dans les caisses de l'État au cours du jour comparativement à l'or.
« Les engagements contractés en monnaie colombienne, et dont l’espèce n’est pas indiquée, s'entendent en or ou en leur équivalent en papier-monnaie, au cours de cent piastres papier pour une piastre or.
4. Nous n'avons pas parlé de la Banque nationale et de cette nouvelle banque au chapitre précédent, parce que leur histoire est trop intimement liée à celle du change en Colombie pour pouvoir en être
séparée.