Jalhay, op. cil
2, Reclus, op. cit.
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Fidalgo' mentionnait déjà l’arrastradero, le « portage » de San Pablo, où la coupure du terrain sur l’espace d’un € peu plus d’un mille » aurait suffi pour faire commuaiquer les deux cours d’eau navigables, Atrato et San Juan. Plus tard, Humboldt insista sur la facilité que présenterait en cet endroit la tranchée du seuil bas, au ravin de la Raspadura, et vers le milieu du siècle, nombreux furent les explorateurs de l’Atrato, Trantwine, Porter, Michler, Selfridge, Lull, Collins, qui proposèrent le creusement de tunnels et de fossés à travers la chaîne côtière, entre le Pacifique et des affluents de l’Atrato, le Truando ou le Napipi. Tous ces projets furent abandonnés après que le percement de l’isthme de Panama eût été décidé, et l’insuccès de cette grande œuvre ne les a pas fait revivre’. Le fleuve Atrato, qui pourrait avoir si grande importance comme route de commerce, est à peine utilisé... »
Le San Juan, et ses affluents présentent une nawvigabilité d'environ 500 kilomètres. Ses sables sont riches en or; une très forte partie du platine employé dans le monde entier vient de la haute vallée du San Juan.
Le Daqua, qui se jette dans le Pacifique au sud du San Juan, et dont la navigation est difficile, ne pré-
sente plus le même intérêt depuis que le chemin de fer
4. Voir Coleccion de Documentos inedilos sobre la Geografia y la Historia de Colombia, par Cuervo y Vergara.
2. Il faut se rappeler que Reclus écrivait, en 1892, au moment où l'entreprise du canal semblait abandonnée.
3, Reclus, op. cit.
de Buenaventura à Cali peut être considéré comme terminé. Le Micay, le Patia et le Telembr, qui vient des frontières de l’Équateur et se jette dans le Patfa, sont des fleuves dont la navigation peut être perfectionnée. Les assemblées et les gouverneurs des départements du Cauca et de Nariño ont demandé au gouvernement national de, vouloir bien veiller à la navigation et au nettoyage des fleuves Micay, Pitia et Telembi. Le ministère des Travaux publics a mis à l’étude de cette demande tout l'intérêt possible, et pour mieux y réussir, a demandé aux autorités supérieures des départements ci-dessus indiqués, un rapport, le plus détaillé possible, sur l’état de ces fleuves et limportance que pourrait avoir le trafic. Quand le ministre possédera ces renseignements, il verra ce qu'exigent scientifiquement ces voies fluviales, et s’empressera de rendre effectives les prescriptions législatives du Gongrès à leur sujet‘.
Nous venons de voir rapidement quels étaient les fleuves navigables sur le versant occidental du Magdalena. Nous allons voir maintenant quelles sont les voies fluviales navigables sur son versant oriental. Nous nous contenterons de citer, en remontant du Sud au Nord :
Le Putumayo, dont la navigation ne présente pas. de difficultés, et qui constituerait, d’après le Pérou,
sa limite avec la Colombie ; c’est la grande voie
4. Memoria al Congreso de 1912 del Ministerio de Obras publicas.
commerciale du Sud de la République; sur les 2.230 kilomètres qu'il mesure, les vapeurs peuvent en parcourir 2.000. Il dessert une région riche en caoutchouc, cacao, quinquina, salsepareille, bois de toutes sortes et en minéraux. Les explorations entreprises par les frères Reyes! dans la région du Putumayo ont été très importantes, parce qu'ils ont mis la Colombie en communication avec l’Amazone, et fait connaître la navigabilité du fleuve Putumayo pour les bâtiments à vapeur.
Le Caqueta, qui compte sur le territoire colombien 1.960 kilomètres navigables (sur 2.200); de Colombie il passe au Brésil.
Le Rionegro, qui parcourt la République sur 720 kilomètres, et peut être navigué sur la plus grande partie de son cours.
L'Orinoco, un des plus grands fleuves de l'Amérique du Sud. Venant du Vénézuéla, il marque partiellement la limite de cette République avec la Colombie, depuis l'embouchure du Guaviare jusqu’à sa réunion avec le Meta. Sur tout ce trajet, il est navigable. Il reçoit de nombreux affluents, parmi lesquels le Guaviare, navigable sur près de 700 kilomètres ; l’Arauca, navigable sur 280 kilomètres en Colombie, et le Meta, dont la longueur atteint 1.100 kilomètres, navigables en grande partie. Les rives de ce fleuve sont d’une grande ferti-