Memoria del ministro de obras publicas
nale du Chocé, à Bolivar (département d'Antioquia);
par Carmen (Intendance du Chocé) 105 kilomètres. Les travaux de cette route ont commencé en 1908. En 1912, on avait déjà construit dans de bonnes
conditions :
De Quibdé au point appelé La Troje . 11.500 mètres
De La Troje à Tutumendo . + «+ + : 12.500 — De Tutumendo à La Calera + + *+ : 16.000 — De Raîicero à El Venado + + + + : 4,000 — De Habita à Toro. + ln. + 2,500 —
soit au total 46.500 mètres. Il restait à construire 56.000 mètres. De septembre 1907 à juin 1913, on à employé & 44.281,07 pour les travaux de cette route.
Le chemin de Campoalegre, dans le département de Huila, au port de San Vicente sur la fleuve Caguän, dans le torritoire du Caqueta.
Sa longueur est d'environ 140 kilomètres. Il traverse des terrains très accidentés, notamment dans la Cordillère orientale, et en nombre d’endroits les pentes sont de 45 degrés d’inclinaison, ce qui est inacceptable dans un bon chemin muletier. Il y a donc lieu de rendre cette route plus facile, d'en défricher les abords, de construire des ponts et de donner un écoulement aux eaux de pluie. On peut estimer qu'avec 90 ouvriers pendant un an, le chemin serait mis en état et que la dépense atteindrait environ & 18.000 or. Les travaux
de réfection, au 30 juillet 1912, en étaient au kilo-
mètre 31'. Dans le courant de 1913, 51 kilomètres étaient terminés et 19 autres en cours d'achèvement,
La grande route centrale du Nord qui traverse le département de Boyaca du Sud au Nord, et va Jusqu'à Santa Rosa. C’est une des principales routes du Pays ; elle doit être prolongée jusqu’à Cucuta : les villes de Tunja (9.000 habitants) Sogamoso et Santa Rosa (9.000 habitants) communiquent avec la capitale par un bon service d'automobiles et par des voitures qui vont jusqu’à Nemocôn, où le chemin de fer leur fait suite. Les principales villes du département de Boyaca et leurs environs sont ainsi reliés au Magdalena et, par suite, aux grands ports colombiens, par cette route très importante. Dans le budget national de 1911, $ 36.000 ont été votés pour la conservation, l’amélioration et la continuation de cette route. La loi 64 du 27 novembre 1911 a accordé à son tour une somme mensuelle de $ 13.000 dans la même intention. En mars 1912, à commencé le trafic par voitures jusqu’à Belén. Vers le milieu de l’année dernière (1913), 262 kilomètres étaient déjà livrés au roulage. Il ne restait plus à construire que le trajet compris entre La Paz (département de Boyacä) et Soatä (même département), et les sections correspondant aux deux départements de Santander. Le trésor national a versé en
1942 et 1913 pour aider à la construction de cette
1. Diario oficial, Rapport de l'ingénieur Cardoso, 28 septembre 1912, no 14705,
route $ 199.2001. Enfin, en vertu d'un décret du ministre des Travaux. publics du 24 février 1912, on doit procéder à l'achèvement du chemin transversal à la grande route centrale du Nord, qui doit faire communiquer les villes de Palerme et de Santiago. Un crédit de # 300 a été affecté à cette œuvre”.
La route du Carare. La loi #7 du 10 novembre 1909 a déclaré de « nécessité et utilité publiques » la construction de cette route qui doit relier Tunja à Puerto Aquiles sur le rio Carare, en passant par Arcabuco, Moniquiré et Velez. Elle a décidé également que les travaux seraient exécutés par les départements intéressés, Boyaca et Santander del Sur, et qu’il leur serait attribué une subvention de # 600 par kilomètre.
La loi 50 du 18 novembre 1911 réformant la loi 47 a doublé la contribution de l’État. On s’est mis à l'œuvre dans le département de Boyacä et plusieurs kilomètres de route sont actuellement construits. En dehors des villes qu’il desservira, ce chemin présentera beaucoup d'intérêt, car il mettra Tunja en relations avec le Magdalena par le fleuve Carare, en évitant l'immense détour par Bogotä, Girardot et Hunda.
Le chemin de Calarca. La loi 25 du 18 octobre 1911 a déclaré route nationale celle qui partant d'Ibagué (24.500 habitants) dans le département de Tolima, et passant par la dépression de Calarcä dans la Cordillère
1. Memoria del ministro de obras publicas, 1913. 2, Diario oficial, 28 février 1912, ne 14531.
et par la ville du même nom, doit se terminer à Armenia, dans le département de Caldas. Elle à affecté à l'exécution des travaux une somme de & 140.000, à raison de $ 20.000 par an. Le 25 mars 1912, un décret est intervénu pour prescrire les travaux de construction de la route'. Nous savons que les études du tracé définitif de la voie sont activement poussées par l’ingénieur et que déjà la première partie de la route est en construction?. Elle mesurera 80 kilomètres, et, aura une certaine importance, car les environs d'Ibagué sont pourvus de mines d’or, d'argent et de soufre. Les produits des vallées du Magdalena et du Cauca aboutissent à Ibagué. C’est une région saine, agréable et yche. Aux xvi® et xvri° siècles, les mines de San Anton ont produit beaucoup d'argent; on y trouvait même dans quelques endroits de l’argent massif. Les alluvions aurifères de Miraflores, situées aussi près d'Ibagué, étaient également si abondantes autrefois, que l’on recueillait l'or à pleines mains entre les racines des arbres et des herbes?.
Le gouvernement colombien attend que les travaux d'ouverture de cette route soient terminés, pour ordonner, en exécution de la loi 17 de 1912, l’explo. ration et le tracé d’un autre chemin, destiné à mettre
en communication Calarcä et la province de Tuluä
1, Diario oficial, n° 14558 du 30 mars 1912.
2. Memoria del ministro de obras publicas, 1912. 3, Jalhay, ouvrage cité.
département de Valle) en passant par les villes de Calcedonia et San Luis”.
Le chemin de Puebloviejo à Fundaciôn, par la Sierra Nevada de Santa Marta. La loi 42 du 14 novembre 1911 a décidé que le gouvernement ferait exécuter cette route et a attribué un crédit de & 10.000 aux travaux de construction. Le ministre ayant autorisé le gouvernement du département de Magdalena à faire exécuter les travaux, celui-ci les mit en adjudication, mais personne ne se présenta. Il faut espérer qu'ils sont commencés maintenant.
Le chemin de Calôn, port du rio Magdalena, à Sonsôn, dans le département d'Antioquia, (110 kilomètres), auquel la loi #7 du 18 mai 1911, et le budget de 1915 ont accordé respectivement $ 3.600 et & 2.400 pour l'aider à son achèvement.
Le chemin de Micay. Pour l'ouverture de cette route qui met en communication la ville de Popayän avec Puerto Sergio sur le rio Micay, et mesure 162 kilomètres, le Congrès a voté la loi 43 du 9 septembre 1910 affectant & 30.000 à ces travaux, mais il en a été dépensé & 68.000. Pendant l’année 1911, les travaux indispensables pour que le transit puisse s'opérer entre les deux points extrèmes ont été menés à bonne fin; en 1912 on a fait les consolidations, ponts, améliora-
tions et élargissements nécessaires, avec un budget de
à, Memoria del ministro de obras publicas al Congreso de 193.
VOIES DE COMMUNICATION 119 $ 3.000 mensuels. Le 13 décembre 1912 sont arrivés à Popayan les premiers charrois venus par le chemin de Micay. Depuis, en deux mois, 1.500 colis qui étaient dans les magasins de Puerto Sergio, ont été introduits par cette route dans l'intérieur du pays. Elle a cela d'intéressant qu’elle relie Popayan au Pacifique par le rio Micay sans être obligé de remonter à Cali et à Buenaventura. Popayan, par sa situation, se trouve être l'entrepôt des marchandises de Pasto et de Quito (Équateur). Il est donc important qu’elle soit bien desservie comme moyens de communication.
La route du Sud dans le département de Nariño. En attendant le chemin de fer qui ira de Pasto à Tumaco!, la capitale du département de Nariño va être reliée au Pacifique par Barbacoas, au moyen d’une route de voitures, avec ramifications à Ipiales, La Union et La Cruz. La loi 43 du # novembre 1909 a attribué 25 pour 100 du produit de la douane de Tumaco pour aider aux travaux de cette route, qui restent sous la dépendance du gouvernement du Nariño. Le trésor a déjà versé de ce chef de 1909 à 1913 inclus une somme de#36.000% |
L’embranchement de la route sur Tuquerres aura une grande importance, car il desservira les régions prodigieusement fertiles de Tüquerres et Obando, les plus peuplées du département de Nariño. Cette route
1. Voir supra, 2. Memoria del ministro de obras publicas, 1913.
aura 75 kilomètres de long, avec des pentes ne dépassant pas 10 pour 100. Jusqu'au fleuve Guäitara, elle sera la même pour Tuquerres et Ipiales, et là, elle bifurquera. Elle sera d’une utilité incalculable pour le commerce et l’agriculture de ces régions. L'influence de la Colombie sur le Nord de l’Équateur grandira, car déjà la route va presque au rio Carchi; il suffirait d’un léger sacrifice de l’Équateur pour terminer ce qui est en cours et se raccorder avec la route colombienne. On a calculé que pour communiquer avec Tulcän (Équateur) il manque à peine 2 kilomètres représentant une dépense de $ 2.500 or. D’après le représentant du domaine de l'État, en mai 1912, 35 kilomètres auraient été achevés, avec une dépense moyenne de $ 2.758 or, au kilomètre!,
Le chemin du Nord-Ouest. Les travaux de reconstruction, d'amélioration et de conservation de cette route ont été divisés en cinq sections : 1° Section de Chiquinquirä, de La Palestina à Santa Elena (16 kilomètres). 2° Section de Puente Nacional, de Santa Elena à Puente Nacional (25 kilomètres). 3° Section de Güepsa de Puente Nacional à Güepsa (20 kilomètres). 4° Section de San Benito, de Güepsa à Puente Restrepo. 5° Section de Suaita, de Puente Restrepo à Guadalupe. D'octobre 4910 à juin 1913, on a attribué à ces travaux
1. Diario oficial, n° 14704 du 27 septembre 1912, Informe rendido por el sefor Procurador de Hacienda acerca de la carretera del Sur,
$ 101.450 et à la construction de trois ponts :815.1211.
La route de Samaca. Par contrat en date du 18 novembre 1910, la Fabrique de Tissus de Samac4 à accepté d'abandonner pour la construction de la route” qui doit relier Samacä au pont de Boyaca, sur la grande route centrale du Nord, la subvention mensuelle de & 400 que le gouvernement lui accordait en vertu d’un contrat du 6 juin 1906. Les travaux de construction de la route ont été décidés par un décret du 1* décembre 19102, Elle doit mesurer 19 kilomètres. En 1913, 15 kilomètres étaient déjà construits, représentant une dépense de $ 17.935, La loi 49 de 1912 à accordé un crédit de 8 2.000 annuels pour les travaux de cette route, mais ils n’ont pu être payés en 1913, le chapitre Correspondant ayant été omis dans le budget de 1913.
Le chemin de Muzo entre Alto de Sumangä et le rio Minero. Sur la demande du ministre des Finances, la viabilité du chemin qui conduit aux mines de Muzo, compris entre Alto de Sumangä et le rio Minero, à été décidée le 31 mai 19115, Pour ce travail, un crédit de 8 4.000 a été voté.
Les chemins de Tierradentro, Las Papas et San Sebastidän au Caqueta. Les lois 29, 41 et 46 de 1911 ont eu pour but de faciliter au gouvernement l’établissement de ces trois routes : la première de la ville de La
1. Memoria del ministro de obras publicas, 1913. 2. Diario oficial, n° 14171 du 12 décembre 1910, © 8. Diario oficial, n° 14349 du 9 juin 1941,
Plata (département de Huila) aux villes de Corinto et Caloto (département du Cauca) à travers la région de Tierradentro, avec un crédit de # 10.000. La deuxième de San Agustin (département de Huila) à San Sebastiän (département du Cauca), par la région de Las Papas, avec un crédit de $ 30.000; et la troisième de San Sebastian à Santa Rosa (département du Cauca) et de là à un point à déterminer du rio Caquetä ou du rio Orteguasa, avec un crédit de $ 7.200.
Le chemin de ltuango a Buriticä, aux sources du rio Sin. L'ouverture de cette route a fait l’objet d'un contrat entre le gouvernement et un particulier, en dates des 13 juin 1905 et 11 août 19121. Le prix du travail a été fixé à & 250 or et 1.000 hectares de terrains vagues par lieue de route. Jusqu'en 1912, on à construit: sept lieues et demie.
Le chemin de l Humea de Bogota à Choachi, Chivaté, Chingaza, San Carlos, Cumaral et Upin.
Le chemin de Puebloviejo à Tauramena, par la saline de Chämeza. La reconstruction du chemin qui conduit de Puebloviejo, dans le département de Boyacä, à Tauramena, dans les plaines de Casanare, en passant par la saline de Châmeza a été adjugée à un particulier le 16 septembre 1912*. L’adjudicataire a déjà reconstruit et remis officiellement les deux premières sections de la voie comprises entre Pueblo-
4. Diario oficial, n° 12949 et 13541 des 16 mai 1907 et à février 1909. 2, Diario oficial, 26 septembre 1912.
viejo et El Gaque, mesurant 34 kilomètres et demi.
Le payement des travaux doit se faire avec les produits nets de la Saline de Chämeza, au fur et à mesure que l’entrepreneur terminera et livrera les sections reconstruites de la route.
Le chemin de Palermo à Santiago. À la demande des intéressés le ministère des Travaux publics a décidé, le 24 février 1912, l'achèvement du chemin transversal à la grande route centrale du Nord, qui doit mettre en relations les villes de Palermo et Santiago. Les travaux de cette route sont sur le point d’être terminés ; elle aura coûté dans son ensemble & 388, 97.
Le chemin du Sarare. L'ouverture de cette route présente une importance toute spéciale pour les populations du département de Santander del Norte et les régions de Casanare et Arauca; elle doit faire communiquer directement la ville de Pamplona avec la population de Tame, dans les plaines de Casanare. Étant donné l’urgence et l'importance de mener à bonne fin l'ouverture de cette route, et pour arriver à éviter les taxes insupportables établies par le gouvernement de Vénézuéla sur le bétail provenant des régions de Casanare et Arauca, le ministre a pensé qu’on devait voter sans retard une loi autorisant le gouvernement à continuer et terminer cette œuvre si importante tout en lui accordant les crédits nécessaires.
Les routes d'Albdn à Villeta et de Sibaté à Fusaga-
sugä. L'Assemblée du département de Cundinamarca,
dans la session du 22 avril 1912, a pris la résolution suivante : « L'Assemblée de Cundinamarca décide de « demander très respectueusement au Congrès « National, de lui accorder l’aide suffisante pour l’achè- « vement de la route entre Albän et Villeta, en passant « par Sasaima, et l’établissement de celle qui doit aller de Sibaté à Fusagasugä, en suivant l'itinéraire de lingénieur Pavon, demandant en même temps que ces routes soient déclarées d’utilité publique. »
La route de Chiquinquiré au rio Magdalena. La loi 49 de 1912 (26 octobre) a attribué $ 20.000 or pour l'établissement et l’achèvement de ce chemin*.
La route du Progrès dans le département de Boyaca, qui unit les capitales des provinces de Neira et Ramiriqui. La loi 25 du 11 octobre 1912 a destiné $ 600 or à l'achèvement et à la conservation de cette route.
Nous citerons enfin parmi les routes intéressantes, à l’état de simple projet ou en cours d'exécution, celle de Zapatoca à Barrancabermeja, sur le Magdalena ; celle de Medellin, capitale de l’Antioquia, au Choco; celle de Palmira à Neiva, de Sincelejo à Tolu et de Soata à Belen.
Nous ne parlerons pas des nombreux chemins muletiers qui sillonnent le pays d’un bout à l’autre, car, nous estimons qu'au point de vue économique, ils ne
présentent qu'un très médiocre intérêt. La lenteur des
4, Diario official, ne 14737, du 7 novembre 1912,
trajets à dos de mulet, la difficulté de transporter des colis lourds ou encombrants qui ne peuvent se fractionner, enfin le coût élevé que représente forcément ce moyen de locomotion, ne permetteront Jamais à un Pays ne possèdant pas d’autres moyens de communication, de se développer au point de vue économique. Seuls les chemins de fer, les rivières navigables, et à défaut les routes carrossables sont intéressants, au point de vue qui nous occupe.
Nous avons étudié jusqu'à présent l’histoire de la Colombie, sa situation géographique et ses voies de communication. Par l’histoire nous avons vu que nous avions en face de nous une race forte, patriote et per- Sévérante, capable des plus grands efforts : par Ja géographie nous avons reconnu que la Colombie était admirablement située, jouissait de tous les climats et pouvait aborder toutes les cultures; enfin nous avons vu en étudiant les voies de communication présentes et futures que cette République pouvait déjà mais pourrait surtout bientôt faire circuler ses richesses. Nous allons voir maintenant en quoi consiste la fortune de la Colombie et parlerons successivement de son sous-
sol et de son sol.