Voir avant-propos
2. « L'industrie aurifère en Colombie », par Demangeon. Extrait du Bulletin de la Société française des ingénieurs coloniaux. Paris 1907.
Humboldt et Chevalier ‘ caleulaient que le produit des mines d’or jusqu’en 1845 s'élevait à $£ 71.200.000. Le professeur allemand Sæœtber l’estimait à £ 169.422.750. La dernière autorité en cette matière est M. Vicente Restrepo, grand industriel colombien qui possède de larges connaissances pratiques en ce qui touche les opérations minières et connaît très bien son pays, principalement le département d’Antioquia. M. Restrepo, dans son ouvrage sur les mines d’or et d’argent de Colombie?, trouve l’évaluation de Humboldt et Chevalier trop basse et celle de Sæœtber trop élevée. Prenant une moyenne, il estime que la production totale des mines de Colombie et Panama réunies a dû être de £ 127.800.000 en or et de £ 6.600.000. en argent. En excluant Panama, il donne les chiffres suivants, par départements, représentant la production totale en or
et en argent jusqu'en 1886.
Livres sterling.
AnHOqUuiA PUBS. Jrn27 062000007600 CAUCRNET NE. Lan V2 9 800000 Lola Se A AU EL SE ATOS O0 DO Santander Mie ten. ra per OU0 000 Bolivar PR bee AURONT 400-000 Cnhdinamar a en nr 360.000 Magdalena; #4 men te 200.000 BOY CAR en REC Te TN 40.000
Totale TE ECS :600:000
1, Loraine Petre, The Republic of Colombia. London 1906. 2. Restrepo (Vicente), Estudio sobre las minas de oro y plata de Colombia. Bogotä.
En comparant ce tableau à la carte de Colombie, on remarque tout de suite que la plus grande partie de la production vient des districts ouest du Magdalena et que les Cordillères de l'Est ont donné très peu. Les districts les plus riches du Gauca sont ceux de Barbacoas et Chocd : ce dernier a produit, après le x vr° siècle, à lui tout seul, plus d’or que le reste du Cauca. Voici quelle à été la production d’or de la Colombie (Panama
Compris) pendant trois siècles et demi :
Livres sterling.
AUS IODION Mn ne ie | + 10.600.000 ANR RICCIO ie, LULU + 34.600.000 meunsiécle" sr Tulane, . 41.000.000
xIx° siècle (jusqu’à 1886) . . 41.600.000 MOST RAR AN do. 127.800.000 IL est intéressant de rapprocher de ces chiffres ceux
que donne le Bulletin de statistique de la République de Colombie pour les exportations d’or en 1908 : :
Dollars.
Or amalgamé. . . . . . $ 28.881 91 Odallaviontee. tee. LE : 388 00 SÉTONIE TON MAUNREERS 2.856.288 40 Or en barres et en poudre , . 15.124 76
Oren-poudre ne #2" 980.581 55 Total . . . . . 3.881.264 62
soit environ (en comptant le dollar 5 francs et la livre
1. Boletin de Estadistica de la Repüblica de Colombia. Año I, mayo de 1912. Numero 2. Bogotä. Imprenta Nacional, 1912,
LÉ
anglaise 25 francs) £ 776.253, sans tenir compte de l'exportation désignée sous la rubrique « or et argent », car rien n'indique la part de chacun de ces métaux.
Sur ces chiffres, il est entré en France :
Dollars.
Oramalgamé. . . . - : 1.000 00 Oren1barres" CIMEr. MEN TINNRe 110.711 19 Orenpoudre 4: TURN 217.012 82
Enfin M. H. Avenel! estime à 3 milliards et demi la quantité d’or et d'argent extraite jusqu'en 1892. La Colombie partage et partagera longtemps encore, dit cet auteur, avec le Brésil le privilège d'alimenter d'or le marché du monde entier. Or, si on considère que le kilo d’or vaut près de 3.500 francs ?, on voit que l'exploitation scientifique et continue des mines de Colombie peut amener l'enrichissement rapide de cette République. Mais jusqu'à présent l'exploitation scientifique n’a été qu'exceptionnelle en Colombie. La plupart des mines, dans la région de Remedios, par exemple, sont exploitées avec toutes les routines techniques ou économiques qu'on se transmet de père en filss. Ce sont en général de petites exploitations, montées sans grand capital, travaillant avec le moins de frais pos-
sible et allant droit au minerai payant sans s’inquié-