Demangeon. L'industrie aurifère en Colombie, op. cit
ter beaucoup de l'avenir. Ces petites Sociétés, il est vrai, et ceci à leur louange, ignorent les krachs retentissants des COMpagnies du vieux continent. Certaines sociétés européennes possèdent des moulins californiens et un assez bon outillage, mais il ÿ en a qui entreprennent l'exploitation d’une mine sans l'avoir précédée d’une Prospection sérieuse, M. Deman- &eon cite le cas d’un ancien garçon épicier de la maison Félix Potin, envoyé par une Compagnie en qualité de « jeune homme ) aux fonctions vagues, devenu, l’audace aidant, un directeur de mines et qui ruina en six mois ses commanditaires, lui-même et la répütation de la concession qu'il exploitait.
Quelques sociétés exploitent des filons, d’autres, en petit nombre, exploitent les alluvions de la région. Mais en général ces derniers gites, assez pauvres, ne sont exploités qu'individuellement ou par des groupes de 5 à 6 mineurs! au plus, travaillant ensemble, préférant au salaire des Compagnies leur liberté et l'espérance de trouver un trésor. Pendant l'été, lorsque les eaux sont basses, ils travaillent la rivière dont le sable charrie les parcelles d’or, et de temps à autre, ils vont à la ville voisine vendre leur récolte et acheter les objets nécessaires à leur existence.
Il arrive aussi 2 que Certains gisements appartiennent à de righes COMpagnies ou grands Propriétaires, qui,