‹ La colonel RoquebruneChapitre 97 sur 130 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes, ROUQUIN.

ROUQUIN, paraissant.

Colonel, retenez M. de Rimbert et écoulez-moi vite, car si on me surprenait avec vous, mon affaire ne serait pas bonne...

Reste encore un instant, Henri...

Henri s'arrête au fond.

ROUQUIN, attirant Roquebrune à l'écart.

Ne laissez pas partir votre ami, accompagnez-le, ne le quittez pas d'un pouce, marchez dans son ombre...

Pourquoi donc !

ROUQUIN

Parce que. si vous sortez seul, vous êtes pris : la police vous attend à la porte...

Ah ! ah! Mais la police, est-ce que vous n'en êtes pas?

ROUQUIN

De celle-là? non ! Vous avez affaire à des scélérats : la clique des agents provocateurs et des as-

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somineurs publics... Moi, colonel, voilà quinze jours que je vous connais, et ça me fait quelque chose de penser qu'un brave comme vous va passer par les mains de pareils brigands ! Si vous faites mine de résister, ils sont capables de vous abattre à coups de gourdin I

ROQUE BRUNE

Et mon ami, aus?i, s'il cherche à me défendre?

ROUQUIN

C'est pourquoi on veut attendre que vous soyez séparé de lui.

Boii! Et si, trouvant l'occasion favorable, ils m'abordent tout de même, quand je sortirai avec Henri... L'enfant est brave, il me défend... Sans compter le danger qu'il court, le voilà suspect...

ROUQUIN

Colonel, croyez-moi, pas d'hésitation, attachezvous à M. de Rimbert, c'est votre seule chance de salut. Et puis, si l'on vous attaque, vous serez deux !

Pardieu ! c'est bien là ce que je crains ! Henri...

HENRI, venant à Roquebrune.

Mon colonel...

J'ai encore affaire ici, pour un instant... Pars, comme il était convenu...

ROUQUIN, bas.

Colonel, que faites-vous ? C'est vous perdre !

ROQUEBRUNE, bas.

Eh bien 1 après? Si c'est ma fantaisie ! (a Henri.)

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