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remï^ra bkicabosb a fhbb.
Le choix d*ane terre qui convienne à ses aptitudes, à ses ressources» est la première chose à fidre pour le colon • Car dun t>on ou dTun mauvais choix dépend souvent tout le succès* Le moyen de iaire ce choix est de consulter .sa position, de se défier de Texagération et de fenthousiasme, et, par-dessus tout, d^avoir recours aux conseils d'un homme pratique et désintéressé*Oa conçoit qu'il nous estîmjMfisible dans nn travail de ce genre d'indiquer les localitêa^ et encore moins les différents lots qui présentent plus ou moins d'avantage. , ^C'est ens'adressant au Ëev. l(essire Chartier^i à Coatiôbokes, qu'on obtiendra les iiiformationa locales.' Itôui Tavons déjà dit, IC. Chârtief, comme ^ent de boloàisation, possède tous les renseignements «nécesisaîres, sansi compter qu'il est en état de donner les tk)nseils pratiques, dont nous venons déparier. Il y a encore, comme on Ta déjà dit, dans le« autres localités des amis de la colonisation qui peuvent être çonsnltés avec profit.
Il est vrai qu'on peut correspondre par lettres avec M« Chartier ; m^iis, règle générale, nous conseillons d'aller le voir personnellement à son bureau. Non parcequ'il n*aime pas à se donner le'trouble 4e répondre par écrit, mai^ parceque le colon sera toujours plus content de son choix, s'il le fait à là 5uite d'une conversation durant laquelle il recevra les avis né-
cessaires, et à la suite d'ttlte visite aa lot qu'il veut acçiuérir.
Si on objectait qu*un vo^^-age dans les Cantons de l'Est est trop dispendieux, 'notts rêpôndriansf que celui im reéule devant uii; féget sacrifice'; pour une àflEaire qtd tliitérefise à un ai'lïàtit dëgrf, montre une disposition' qui est loin ' ié le recomïnander comme colon ; car résprît d'entreî)rîsé est la vie des Cantons de l'Est, et quiconque veut s'y* créer une position, doit prendre des vues larges eî mettre de côté cette routîûe, cette hésitation (juî sduvent entravent le progrès de nos paroisses catiadîennes.
Et aprèsioutun telvoyagemepbutpas coûter sîcher. Et rien ïx*empêQhe qtte plusieurs personnes s'entendent, pour eûvoyer à frailt cotùmùn; un visiteur entendu qtti'feraitun choix pouf plxi^eutï : c'est ce qui
a été fait detniàîetdent par dei Ûknadiens des Etats-
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'Donc aller trouver un ^mi de la colonisation, lui demander- eoiie^rl, après Iftift-^oir exposé Bës vues» m positioiii sed ^ëdéourbes, e«t fair ' première démarche à iMre pout Tin fioïon* ^ î; ;! « » i .
TJlI. .
IMOKÙÏXîmnX LOT.
Qnelqueaavis généraux sur le choix d'un lot seront peut-être titiles. Disotiâ de suite que la partie des Cantons de Fllst, sur laquelle les dolôns seront maintenant dirigés, présente ^a sol un peu plus uni, moins rocheux et plus fertile, que la partie avoisinant les seigneuries. Cependant enéoré là le sol peut paraître inférieur aux yeux: dé certaines personnes, il y a des'gens qui ne voient de l)ônnès terres que là
où on ne renconfaoe aucune colline» aucune loche, et où Ton peut récolter du blé en un même endrcni pendant 10 années de euite- Ce n'est pas ayec de semblables idées qu*il fant envisager même les'meil-^ leurs lots des Gantons. Car une terre peut être trèsfertile et no pas l'être alla manière de celles de nos rieilles poroisses* Une terre dans les Gantons peut ne pas se prêter à une culture de grain sur grain ; mais elle rendra très-bien avec un bon système d'assolement ; elle fournira d'excellents pâturages, elle ne demandera ni décharges, ni fossés, et sora prête à être ensemencée plus à bonne heure le printemps- On rencontrera, il est vrai, dans les Cantons de TEsi des terres stériles comme partout ailleurs ; mais eston obligé de s'établir dessus quand il y en a tant de fertiles partout ? G'est un avantage pour ces Can** tans d'avoir des ptrtiiii i^ leur territoire impropires à laeultfire : ce qui ne peut être défriché eçt laissé en bois. Et combien de terrée faites dans l^es paroisses, vaudraient le double de leur prix aotueli si elleik étaient encore couvertes de forêt.
Quand donc nous disons que le toi est fertile, non» aimons à faire remarquer en même temps que le sol n'est pas uniformément riche, et que le colon aura à se défier d'uno foule de lots qui ne valent pas la peine dêtre pris lors même qu'ils seraient donnés gratuitement. Il est vrai.qu'avec nne bonne culture il n'y a pas de mauvaises terres ; mais ce principe est bon pour une vieille localité : dans une place nouvelle, où les lots abondent, ce serait folie que de ne pas viser à en prendre de première qualité quand on en a l'occasion:
Un point qu'il est bon de noter en passant, c'est qu'un homme qui n'a jamais cultivé ailleurs que dans les terres basses des . seigneuries, doit toujours se défier de lui-même dans rapprèciation des terres des Gantons de l'Est : ce sera un grand avantage pour lui s'il peut se faire accompagner par un ancien
colon dans son examen. Mais encore ici, il fant se^ défier de Texagération ; il y a des hommes qui Soient des merveilles partoat, qui s*extasient à propos derien : ceux-là donnent -rarement de bons avis.
Les paragpraphes qui vont suivre* immédiatement^ bien que n'ayant pas trait directement au choix d'un lot, n'en faciliteront pas moins le colon sous ce der^ nier rapport* Nous allons maintenant faire quelques^ considérations pratiques sur les travaux de défrichement, et indiquer à celui qui s'établit sur un lo^ inculte certaines conditions de son succès. Gommenous n'entreprenons pas un traité d'agriculture, nous^^ n'avons pas, à proprement parler, deScohseils à donner à ceux qui achèteront des terres fedtes : Ia|seule^ chose que nous croyons devoir leur recommander,, c'est d'oubtier les vieux systèmes de culture et d'imiter les cultivateurs américains et écossais : ils rt^n*contreront ordinairement chez eux des méthode»^ très-pratiques et très-profitables. Quoique ceux qui prennent des terres en bois debout trouvent eur. aussi des exemples dignes d'être suivis, néanmoins^ étant des colons proprement dits, ils ont droit, de notre part, à une attention particulière*
TERRES A BOIS FRAÏÏCS.
Les lots sur lesquels le bois franc domine soni plus avantageux à coloniser que ceux couverts en^ bois mou. Le bois franc pousse généralement sur la terre haute et par conséquent la mieux égouttée* Le bois franc est toujours moins épais que le boisu mou, ce qui permet de herser et semer avçc facilité autour des souches. La cendre du bois franc esk
«ensnite nn revenu qui cH Tant la peine. Oe n'est pa» à dire toutefois qj^e la terre à bois mou soit mauvaise : au contraire on trouvera souvent de la bonne ierr^ là où poussent répinette et le sapin, et lé sol le plus riche est généralement celui qui porte du. bois franc mêlé de bois mou. .
Au leete il n'y a guère de règle fixe pour juger de kl qualité de la terre par l'espèce et la qualité du bois; il faut ton jouns. examer le sol lui-même, ainsi que plusieurs autres détails.
On ne doit pas exiger qu'un lot soit entièrement
«couvert de bois franc, mais seulement une bonne