‹ La colonisation de la province de Québec (volume 2)Chapitre 105 sur 182 · pp · texte numérisé non relu

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REVENU ET DEPENSE

lords du commerce qui devront, après en avoir prix connaissance, indiquer les moyens que leurs Seigneuries jugeront propres à faire disparaître ces griefs. En attendant, Sa Majesté espère que vous aurez recours à des règlements temporaires pour restreindre le montant des honoraires dans cernâmes limites déterminées, en autant que le droit et la nature de la cause le permettront , et aussi pour punir rigoureusement ceux qui se rendront coupables d’exactions ou de malversations dans l’exercice de leurs charges (1).

Afin de donner l’exemple, Carleton, en arrivant à Québec, avait lancé une proclamation dans laquelle il déclarait qu’il renonçait à tous les honoraires attachés à sa charge de gouverneur. “ Il y a une certaine apparence vile, écrivait-il à Charles Townsend, ministre des finances, une sorte de mesquinerie à exiger des émoluments dans chaque occasion. Je crois qu’il est nécessaire pour le service du roi, que son représentant au moins soit considéré sans tache (2) ”.

C’était surtout dans l’administration de la justice que se commettaient les abus les plus déplorables. Carleton prit les moyens de diminuer autant que possible les honoraires exigés par les fonctionnaires des différentes cours. Le juge en chef et le greffier de la couronne se désistèrent de ceux qu’ils avaient l’habitude de recevoir à la Cour suprême. D’autres gratifications furent chargées au compte du roi, enfin Carleton augmenta le salaire de certains fonctionnaires. Malgré tout, il ne put réussir à extirper complètement le mal.

On cherchait toujours en Angleterre la solution des difficultés que rencontrait l’administration provinciale au point de vue des finances. Afin de renseigner les lords de la Trésorerie, le receveur général Thomas Mills passa en Angleterre, au mois d’août 1767. Cramahé fut chargé de le remplacer comme député receveur général.

Les lords du commerce et des plantations, dans le rapport concernant l’état de la province qu’ils présentèrent aux lords du Conseil privé, en juillet 1769 (3), disaient qu ils avaient longuement étudié les états de comptes transmis par Carleton

(1) Shelburne à Carleton, 9 juillet 1768, arc. can., Q 5-2, p. 602.

(2) 17 novembre 1766, arc. can., Q 3, p. 411.

(3) Rapport des lords du commerce et des plantations concernant l’état de la province de Québec (10 juillet 1769), arc. can., Q 18 B, pp 64-83.

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