‹ La colonisation de la province de Québec (volume 2)Chapitre 17 sur 182 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Les seigneuries et paroisses de la rive sud du Saint-Laurent. — District de Québec — des Trois-Rivières ■ — de Montréal — Ile de Montréal.

— Ile Jésus. — - Seigneuries et paroisses de la rive nord du Saint- Laurent. — • District de Montréal — - des Trois-Rivières — de Québec.

— Ile d'Orléans.

Au moment où vont s’engager les discussions sur les avantages et les désavantages de l’un et l’autre système, il est intéressant de jeter un coup d’œil sur l’œuvre accomplie durant le régime seigneurial.

A la date où le Canada passait à l’Angleterre, la province de Québec renfermait cent dix paroisses disséminées sur les deux rives du Saint-Laurent. Ces paroisses se confondaient souvent avec la seigneurie. Quelques seigneuries en renfermaient deux, trois et même cinq. En quelques endroits, c’était la paroisse qui contenait dans ses limites plusieurs seigneuries.

Les premières de ces seigneuries, en remontant le fleuve, celles de la Grande-Vallée-des-Monts, de la Madeleine, des Monts-Louis, n’étaient que d’anciens postes de pêche, abandonnés quelques années avant la conquête. Deux autres seigneuries situées à l’intérieur, celle du Lac-Matapédia et celle du Lac-Métis n’avaient jamais été exploitées. Celles de Matane et de Métis étaient complètement désertes. Enfin, les seigneuries de Pachot, de Lepage et Thivierge, de Lessard ou de la Mollaie, de Saint-Barnabé, etdeRiMousKi, qui appartenaient toutes aux héritiers de René Lepage, n’avaient encore que quelques colons. Il en était de même pour celles du Bic, de la baie du Ha ! Ha ! ou de Nicolas Rioux. Un missionnaire récollet, le frère Ambroise Rouillard visitait, de temps en temps, les quelques familles, une vingtaine au plus, éparpillées sur ce long parcours. Il faisait

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