CHAPITRE XV
Quant aux Irlandais, ils ne faisaient que traverser la province pour aller s’établir dans les États de la Nouvelle- Angleterre.
Bouchette, de son côté, estime que, dans l’espace de 39 ans, de 1775 à 1814, la population du Bas-Canada s’est accrue de 90,000 à 335,000 âmes ; il note que de ce nombre total, 275,000 peuvent être appelés Canadiens naturels, descendants des premiers colons français.
Il porte à près de 20,000 âmes la population des nouveaux cantons. Dans ceux de l’Est, dit-il, cette population est entièrement composée d’anciens sujets américains. Quoique les chiffres de Bouchette paraissent un peu exagérés, il est certain que la population de langue française avait considérablement augmenté, et cela par le seul fait de l’accroissement naturel, toutes relations, même commerciales, avec la France étant interrompues depuis 1760.