‹ La colonisation de la province de QuébecChapitre 128 sur 197 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Le développement commercial

Restrictions au commerce. — Le traité de Jay. — Importations et exportations. — Les fourrures. — Le bois de commerce. — Philémon

Wright. — La construction des navires. — Le premier bateau à vapeur. — Aisance des habitants. — Les spiritueux. — La contrebande.

— La Chambre de Commerce de Québec. — L’agriculture.

Le Canada, en matière de commerce, restait soumis aux lois générales du commerce et de la navigation de la Grande- Bretagne. On n’a qu’à lire les instructions relatives au commerce et à la navigation, données à Carleton en 1775 (1), pour voir jusqu’à quel point étaient restreintes les relations commerciales des colonies entre elles et avec l’étranger.

Non seulement le commerce avec l’étranger devait se faire par des navires de nationalité anglaise, mais le trafic devait passer par les ports britanniques, et non directement d’un pays étranger aux ports des colonies.

Après la guerre de l’Indépendance, l’Angleterre étendit ces mesuies vexatoires à ses anciennes colonies (2). Le commerce par eau entre le Canada et les États-Unis fut défendu ; cependant, le commerce par terre et par la navigation intérieure, fut permis suivant certaines conditions. Le gouverneur de la province, de concert avec le Conseil exécutif, pouvait passer des règlements conformes aux instructions qu’il avait reçues à ce sujet.

Lfire première ordonnance (3) de Dorchester, en date du 30 avril 1787, permettait l’importation du tabac, de la potasse et de la perlasse, par les communications intérieures. Dans une seconde ordonnance (4), en date du 14 avril 1788, il était statué :

(1) D. C. H. C. (1759-1791), p. 417 et seq.

(2) D. C. H. C. (1759-1791). Instruction additionnelle à Haldimand, 25 mai 1785, p. 475.

(3) 27 Geo. 111, chap. 8.

(4) 28 Geo. 111, chap. 1.

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