‹ La colonisation de la province de QuébecChapitre 137 sur 197 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Les finances

Henry Caldwell receveur général. — Lord Dorchester expose devant la Chambre l’état des finances. — Nouveaux droits imposés en 1795. — Déficit annuel. — La liste civile. — Droits additionnels de 1801 et de 1805. — La Chambre offre de payer les dépenses civiles du gouvernement (1806). — Mécontentement de sir James Craig.— Sa lettre au duc de Liverpool. — Etat du revenu depuis l’établissement du gouvernement constitutionnel. — Augmentation des salaires. — Conduite irrégulière de l’Exécutif.

L’établissement du gouvernement constitutionnel allait imposer au pays de nouvelles charges financières.

Le contrôle des finances devenait une des fonctions les plus importantes du nouveau gouvernement, surtout dans un pays neuf où toutes les sources de revenus étaient à créer.

Henry Caldwell qui avait rempli la position de sous-receveur général, de 1784 à 1787, obtint, après bien des démarches, celle de receveur général, à la démission de sir Thomas Mills, en 1793. Caldwell entra en fonctions au mois de juillet 1793. Grand seigneur, désintéressé pour lui-même, bon et compatissant pour ses censitaires, très actif, indépendant de fortune et de caractère, le nouveau receveur général était réellement qualifié pour cette haute position.

Dans les circonstances, l’administration du trésor public réclamait un homme de tact et de jugement, car le receveur général, tout en exerçant un contrôle absolu sur les finances de la province, pouvait cependant être appelé à rendre compte de sa gestion devant la Législature. Il fallait compter avec ce nouvel organisme, et éviter autant que possible de blesser les susceptibilités de la Chambre d’assemblée.

A l’ouverture de la troisième session du premier parlement, (16 février 1795), lord Dorchester attira l’attention de la Chambre sur les finances du pays.

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