‹ La colonisation de la province de QuébecChapitre 32 sur 197 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

nombreuses représentations afin que les réserves soient distribuées en larges parcelles dans chaque canton. De même, un grand obstacle à la colonisation rapide du pays est le retard que l’on met à régler la question des honoraires à débourser pour obtenir les lettres patentes d’un terrain.

Tant que l’on n’aura pas déterminé la quantité des honoraires que l’on se propose de demander, les pétitionnaires ne feront aucun effort pour attirer des colons sur leurs concessions, parce qu’ils ne peuvent en aucune manière faire le calcul des dépenses qu’ils devront encourir pour peupler le canton qui leur a été concédé, aussi longtemps qu’ils ne sauront définitivement ce que leur coûteront les lettres patentes pour la concession d’un canton. J’espère, qu’aussitôt après mon départ, lord Dorchester aura entrepris d’établir une liste des honoraires, selon la demande que lui en faisait le secrétaire d’État, dans sa lettre du 2 octobre dernier.

Comme le présumait Finlay, lord Dorchester avait tout de suite porté toute son attention au règlement de ces deux questions.

Le 19 septembre 1794, il demandait aux membres du Conseil de préparer un nouveau diagramme. Les commissaires du bureau des terres modifièrent les deux diagrammes envoyés à lord Dundas, dans le sens indiqué par celui-ci dans sa lettre du 2 octobre 1793. Le 10 octobre 1794, ils soumettaient à l’approbation du gouverneur le diagramme D, ou 1 on proposait un nouveau mode de lotissement dans les cantons riverains ; ils ajoutaient que cette nouvelle disposition des lots de la couronne et du clergé leur paraissait conforme aux instructions royales. Ce diagramme fut approuvé, le même jour, par le gouverneur en conseil (l).

Le 30 octobre, le diagramme E où l’on indiquait le mode de lotissement des réserves dans les cantons de l’intérieur était également approuvé (2).

Le 8 décembre, le duc de Portland écrivait à lord Dorchester qu il trouvait satisfaisante la disposition des réserves du clergé et de la couronne, telle qu’indiquée dans les diagrammes D et E (3).

Dans une lettre subséquente, il discutait ce que l'on pourrait faire pour obtenir un revenu de ces réserves, et proposait

'(1) Arc. can. Q. 69-1, p. 133.

(2) Arc. can. Q. 69-1, p. 171.

(3) Aie. can. Q. 69-1, p. 174. Appendice IV, p. 326-327.

LES RÉSERVES DU CLERGE

d’instituer un comité du Conseil exécutif qui serait chargé de leur régie. Dorchester devait prendre l'avis des jurisconsultes officiels sur ce pôint et lui faire rapport (1).

(1) Arc. can. 6 avril 1795, Q. 71-1, p. 101.

Page 1