Ce règlement a été fait, voir note C
treprises qui se forwept pour prçûBouvoir Véffligratioo j ceUe £|ssistaAqç inêQoe n'est que tepporiûrei elle devra cçsser ^63 que le courant $'étapt établi, les centres coloni4u?( se recruteroxit spoptwéJ^ent.
Le Qopcpurs que le gouveruement (lu Brésil prête aux çompAgnie^ de ÇQlouisçition , concours que, dansi leur indépendance ad]:pipistratiye et financière, plusieurs provinces de Tempire prêtent aussi de leur côté, n'a qu'une règle et une mesure, c^est de rendre les cl^auees moins inégales entre les conditions de Témigration au Brésil et celles de Vémigration aui^ Ël^ts-Unis.
IKIais à côté de cette intelligente assistance , accordée par rÉtat aux entrepreneurs d'émigration, il y a un devoir plus haut et plus saci:é, que prescrivent à Is^ feis l'humanité et la politique , et que le gouyernement du Brésil s'att£^cbe à. reinpUr ayee upe religieuse siollicitude, Il s'est arrogé la bienveillante tutelle des colons, et cette suryeillftnçe paterpeille de leur? intérêts les prend aiu jour où ils signent leur contrat , le$ suit dans leur treversée transMl^ntique, les assiste au lieu de débarquement les
accompagne jusqu'au centre çoloniî^l où ilii dçiyent ré-
sider et ne les abandonne pas un inst^n^ dans leurs r^p^ ports et d^ns leprs démêles avec les propriétfûrc^-
Cette tutelle, de jour en jour plus efficace, vient d'être fortifiée p^r de nouvelles naesures, et rien ne manque
règle càDonique, mais tl accueillera volontiers toute modification à cette règle, qui, sans blesser la foi, placera Tempire sud-américain dans les conditions de civilisation et de tolérance qui régissent les nations catholiques de l'Europe. C'est pour lui une question de patriotisme, car avec les prescriptions du Concile de Trente et le précédent Eertch, il n'y aurait pas de colonisation possible.
De Tétude attentive de tous les documents publiés sur la colonisation du Brésil, que je n'ai pu résumer ici que d'une façon très-incomplète , il résulte pour moi la conviction que le goûvernementimpérial s'est placé dans une bonne voie, qu'il a fait avec loyauté, intelligence et esprit de suite, tout ce qu'il pouvait et devait faire.
Son but est de donner satisfaction à l'intérêt capital du pays, qui veut qu'une population nombreuse et nouvelle soit appelée à féconder ces ricbes contrées, aujourd'hui surtout que Tabolition réelle et complète du trafic des noirs a supprimé le recrutement des bras esclaves.
Pour atteindre ce but, il n'a pas pris la voie directe, qui n'est pas toujours la plus courte et la plus sûre, et qui, en cette matière, n'aboutirait qu'à la ruiné ou à des résultats factices. 11 n'a pas fait de la colonisation par lui-même.
Il surveille , il aide , il assiste pécuniairement les en-
SOyOOO francs. Beaucoup de ces braves gens Boni éta'» blis comme fermiers ou propriétaire! dans les environs de la colimie; bon noDobre aussi (et ce fait prouve la confiance qu'inspire la maison Yerguèiro) sont demeurés dans rétablissementi soit au même litre de métayers, soit comme agents de Tadmiilistration ; et tous désor** maiS| exempts de charges et rompus au travail du pays» arrondissent UUr petite fortune*
Le succès des un^ est la condamnation de rinsuooès et des griefs des autres. Pourquoi ceux-ci ont-ils échoué là où ceui«là ont réussi, placés qu'ils étaient exactement dans les mêmes conditions, avec les mêmes ooidtrats, les mêmes droits et les mêmes charges? C'est que ces der*niers n'ont pas voulu, n'ont pas su ou n'ont pas pu oul'^ tiver les caféiers livrés a leurs soins et faire produire à la terre tout ce qu'elle devait produire si elle avait été bien sollicitée*
Il y a, en efiet, il faut bien le dire, parmi les colons partiaires qui sont venus au Brésil, trois sortes de gens incapables à divers titres : ce sont ceux qui avaient le travail en horreur, ceux qui, habitués aux industries urbaines, n'avaient aucune notion des travaux agrico* les, enfin ceux qui par leur âge, leur faiblesse corporelle^ leurs infirmités, étaient hors d'état de se livrer aux rudes labeurs des champs.
désormais à la sauvegarde des intérêts des colons. Même pour le passé, et parmi tous ces griefs qui ont été répandus, le gouvernement du Brésil est demeuré irréprochable. Dans ce pays, si vaste et si libre» il a pu ignorer certaines fautes, être désarmé contre certains abus, mais il a toujours usé de son pouvoir dans l'intérêt de la justice, et s'il penche d'un côté, c'est du côté des faibles.
Les griefs que réfutent les documents annexés à cet exposé n'atteignent pas le gouvernement impérial : injustes au fond, ils témoignent surtout de la mauvaise foi et de la passion qui les ont inspirés. Si cependant, sur quelques points secondaires, ils signalent des faits irréguliers et répréhensibles, il serait absurde d'en rendre le gouvernement responsable. Dans toutes les œuvres humaines il y a des abus et des défaillances : le devoir des gouvernements est de rectifier les erreurs et de réprimer les abus : ce devoir, le gouvernement du Brésil le remplit avec une intelligente loyauté et une persévérance infatigable.
Charles REYBAUD.
Note A.
DOCUMENTS OFFICIELS