‹ La colonisation du Brésil (volume 2)Chapitre 31 sur 53 · Mwiieipio de Jttniiahf · texte numérisé non relu

Mwiieipio de Jttniiahf

1. Sao J«ie da Lagoa, sppsrtenint aux béritiera de Hr. AnKmio Joaqiûm Ommaraet.

A répoqae où je vjsitsi cette colonie elle était en dissolntioa, parce qne la veuve da propriétaire, déoédé depois pea de mois, m voulait pas Is oootinuer. Les colons étaient sur le peint d'allor s'établir dus la Fazeoda suivante.

Quelques familles se plaignaient de ce qu'elles avaienl de naivaie et trop petite plantages, car le sol de la Paienda est pierreu et maigre ; ils se plaignaient aussi d'avoir en trop grand nombre des vieux csfeyers qui svsient été mal soignés par nn directeur précédent. Celte dernière plainte était également fondée, on y avait mêms déji remédié depuis plus d'une année en congédient le directeor. Hais ces yens n'avaient aucun a.utre motif de se plaindre de la ca-

La colonie se composait de huit femillés (l'une était éteinte) Am Canton d'Untenvalden ob dem Wald et d'un Uolsteinoia marié i une Unterwaldoiae. Celui-ci s'était cbargé de la quote de la dette de sa featme, mais il y a longtemps qu'il s'est libéri; il possède mime nn avoir. C'est de tous le eoloB le pin* rsogé, le plus propre et !• plu JaboEiewc. Parmi les Unterwsldois on cite trois ramilles oam me étant honnêtes et Isfaorieuses, mais on ne parle pas avec éloge des qwntro antres.

2. Silio grande de SaïUo Aniatùo^ propriété de Mr. le conmaadador Antouio de Qveiro^ Telles.

Cette colonie a pria dèa aa fondatioD un cpnra très régulier. Le propriétaire est un* vieillard généralenent estimé, digne et bienveilbol, qui, bien quelquefois bourru au premier abord, n^a pourtant jamaia été ni dur ni injuste envers lea colons, iismaîs on ne s''est plaint •i de la mesure, ni du poids, ni de la cherté des denrées alimeoâairea, ele. Quand les colons sont ibona travailleurs, ils obtiennent autant d'argent qu'ils veulent, mais on se montre parcimonieux à regard de ceux qui ne sont pas bona ménagers. Lo cafeirie est bonne et belle, le propriétaire fait cultiver par sea nègres la partie la ploa ancienne et la plus mauvaise. Dans aucune Fazenda les colons n^onl obtenu un prix aussi élevé de leur café que dans celle-ci, è quoi coorr Iribue sans doute la proximité de Santos et par conséquent le peu de frais de transport.

Le directeur est un homme calme et raisonnable qui veut du bien aux colons; la comptabilité est exactement tenue. Et malgré tout cela la plupart des colons sont encore assez fortement endettés. Les avances laites par les communes d'origine en sont seules la cause, car deux famillea qui n'en ont point reçu sont franches de dettes ; Taue d'enlre elles a même placé à intérêts chez le propriétaire sa part du produit de la récolte de 1859, c'est environ un millier de francs.

Des 16 familles unterwaldoises qui composent cette colonie, on ne m^en a désigné que deux comme ne comptant pas parmi les travailleurs laborieux. Le propriétaire est content des colons, et ceux-ci le aonli de leur maître. Toutes leurs plaintes se résument dans la neeifimîsjton^^ de Vergueiro et les dettes i leurs communes d'origine.

3* iSao Joaquimy appartenant à Monsieur le lieutenant-colonel Joaquim Benediclo de Queiro:^ Telles.

Les colons vivent dans les mêmes rapports que ceux de la colonie voisine Sitio Grande. Le proprié.aire est fils du commendador Queiroz Telles et suit à l'égard des colons les mômes principes que son père. Il y a dans cette colonie six familles unierwaldoises et une argovienne: cinq d'entre elles vivent parfaitement contentes; les deux attires se plaignent de tout, car de l'aveu des autres colons, comme de celui du propriétaire, ce sont des gens indolents. Une des familles unterwaldoises, qui n'avait point contracté de dettes envei^s la eommune, et qui s'était libérée dès Tannée précédente, a mis de côté dtt produit do la récolte de 1859 environ 2500 francs, et elle espère de celle de 1860 qui eal sBoinlenant rentrée, un bénéice* encore plus considérable.

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