‹ La colonisation du BrésilChapitre 3 sur 21 · Voir, aux pièces annexes, la note A · texte numérisé non relu

Voir, aux pièces annexes, la note A

1^,000 fraacs. Beaucoup (1q ce« bra?efi g^|||| isoal éta* blîs comme fermiers ou propriétaipei iw^ la» dovirons de la colonie; bQu nombre aqsfii (et ce faii prouve la Qonflance qu'ip^pire la maison Yergueiro) sont demeurés dans rétablissement, soit au même titre de métayers, soit comme agents de Vadjninistration; et tous désor* mais, exempts de charges et rompus au travail du pay#, arrondissent leur petite fprluner

Le succès des uns est la condamnation d^ ripsnccès et des griefs des autres. Pourquoi ceux-ci ont-ils éoboué là où ceux-là ont réussii placés qu*ils étaient exactement dans les mêmes conditioqsi av^c les mêmes eontrats, les mêmes droits et les mêmes charges? C'est que ces derniers n*ont pas voulu, n*ont pas su ou n'çnt pas pu euU tiver les ealeiers livrés à leurs soins et fair^ produire k la terre tout ce qu'elle devait produire si elle »vMt été bien sollicitée.

Il y a, en effet, il faut bien le dire, parmi les épions partiaires qui isfpnt veuMS au Brésil, trois sortes dp gens

incapables à divers titres : ce sont çenji^ qui avaient le

travail en horreur, ceux qui, bahitués aux industries urbaines, n'avaient aucune notion des travaux agrico^ les, enfin ceux qui par leur âge, leur faiblesse corporeUei leurs infirmités, étaient hors d'état de se livrer m% rodes labeurs des champs.

Qu'au laiiieu de ces bandes d'hommes impropres à leur besogne il surgisse un beau parleur démagogue qui s'ingénie à leur prouver que leur eontrat est une lettre morte en ee qui les oblige, qu'il n'oblige que Tentrepreneur qui doit les loger et les héberger à rien faire, qu'il appuie ces dires de quelques-uns de ces affreux lieux communs dont on a saturé le peuple pendant nos quatre années de troubles européens ^ et ^ous pouvez être certain que le feu prendra à ces passions mauvaises comme à une traînée de poudre, et que non-seulement op laissera là les caféiers du propriétaire, mais qu'on les mutilera, qu'(m les arrachera, comme quelques-uns l'ont fait II Ibicciba.

Il faut être juste, cependant : le principal tort n'est pas à ces pauvres diables, la plupart dupes d'infimes rhéteurs et qu'on aurait dû laisser végéter à l'ombre du clocher natal. La faute est aux agents d'émigration qui, par légèreté ou par une cupidité trës^cendamnable, se sont laissés aller à faire de mauvais choix ou plutôt ont ramassé tout ce qui leur tombait sous la main. La faute est aussi, en ce qui concerne l'affaire d'Ibieaba, aux municipalités suisses qui ont profité de ToGcasion pour se débarrasser de tpat ee qui leur était une eharge ou un trouble, en envoyant au Brésil, avec leurs mendiants, leurs infirmes et leurs vagabonds, tout ce que chaque

commune avait d'hommes tarés et même repris de justice. Le choix des émigrants explique lés sacrifices que ces municipalités se sont imposés, en avançant^ quelquefois sans intérêt, une partie des frais de transport, et ces sacrifices expliquent d'un autre côté la facilité avec laquelle les agents de colonisation ont accepté cette marchandise de rebut.

Il semble/vraiment qu'en tout ceci, c'était le Brésil qui avait à se plaindre de la Suisse, et cependant c'est la Suisse qui a récriminé avec une violence extrême contre le Brésil. Je n'entrerai pas dans l'examen des plaintes que le consul de la confédération helvétique a adressées au cabinet de Rio. Pour édifier sur ce point le lecteur, il me suffit de faire connaître un document qui a clos le débat diplomatique. M. le vicomte de Maranguape, ministre .des affaires étrangères du gouvernement impérial, avait transmis au ministre de l'empire les dépêches du consul suisse, en lui demandant des éclaircissements. Ces éclaircissements ont été fournis et les lecteurs trouveront aux pièces ci-jointes * la dépêche qui les contient. Il est impossible de redresser plus catégoriquement les faits^ de mieux replacer le débat sur son vrai terrain et de mieux témoigner de la parfaite loyauté du gouvernement impérial.

Page 1