‹ La colonisation et les colonies allemandes;Chapitre 83 sur 184 · INSTRUCTION PUBLIQUE, MISSIONS · texte numérisé non relu

INSTRUCTION PUBLIQUE, MISSIONS

a) Écoles du gouvernement.

Les écoles du gouvernement sont au nombre de trois, dont deux écoles ordinaires et une école professionnelle. Les écoles ordinaires ont leur siège à Lomé et à Sebbevi, l'école professionnelle est installée à Lomé.

L'école ordinaire de Lomé a été ouverte en août 1902, sous la direction d'un instituteur européen, assisté d'un maître indigène. Elle comprend deux classes et compte, en 1902-1903, 17 élèves. Les matières enseignées sont l'allemand (lecture, écriture, dictée), le calcul, le dessin, la géographie, les leçons de choses.

L'école de Sebbevi comprend trois classes et compte 78 élèves. L'enseignement est donné par deux instituteurs européens (directeur et sous-maître) et par un sous-maître indigène. Il porte sur les matières suivantes : allemand (lecture, écriture, dictée), calcul, géographie, histoire naturelle, dessin, chant, gymnastique.

L'école professionnelle de Lomé a pour but de répandre parmi les apprentis des ateliers et chantiers du gouvernement les notions les plus nécessaires pour comprendre les ordres et indications qui leur sont donnés en allemand, pour connaître les lettres et les chiffres que portent les plans et levés, pour connaître les poids et mesures allemands, pour faire les calculs les plus simples, pour savoir dessiner et tracer exactement des formes simples, pour connaître le but et l'emploi des outils. Enfin, on se propose d'éveiller chez ces apprentis le goût et l'intelligence de leur métier, en les faisant travailler d'après des modèles choisis et surtout en les faisant appliquer à des travaux rares, qu'ils n'ont pas encore exécutés. L'enseignement général (allemand, lecture des lettres et chiffres, poids et mesures, calcul), doit être donné par les maîtres de l'école ordinaire; l'enseignement professionnel, par un tech-

nicien. Les cours se répartissent sur deux années et ont lieu trois fois par semaine, avec une durée de trois heures chaque fois. Les apprentis appelés à les suivre appartiennent aux métiers de maçon, de charpentier, de menuisier, de peintre et de serrurier. Ces apprentis doivent s'engager, à leur ■entrée à l'école, à travailler après leur sortie pour le gouvernement, dans les différentes stations, au taux des salaires locaux, pendant autant d'années qu'ils ont passé de semestres à l'école.

b) Missions.

1° Mission bâloise, en 1902 :

Missionnaires européens, 3 ou 4.

Nombre de chrétiens, 719 (augmentation, 78).

Catéchistes et maîtres d'écoles indigènes, 14 ou 15.

Nombre de stations, 16.

Nombre d'écoles, 12.

Nombre d'élèves, 302.

2° Société Nord-allemande de missions {Norddeutsche Missions Gesellschaft) ; situation en 1902-1903 : Personnel européen (missionnaires, femmes de missionnaires, sœurs de mission), 18.

Auxiliaires indigènes, 57.

Nombre de stations, 4 principales (Lomé, Ho, Amedzové,

Agon) et 36 filiales.

Nombre de chrétiens, 1.758.

Nombre d'écoles, 45.

Nombre d'écoliers, 1.525.

3° Mission Wesleyenne [Wesleyanische Mission) ; situation en 1902-1903 :

Missionnaire européen (marié) , 1 .

Auxiliaires indigènes, 6.

Maîtres d'écoles, 9.

Maîtres d'écoles du dimanche, 23.

Stations, 1 station principale (Petit-Popo) et 4 filiales.

Chrétiens baptisés, 567. Catéchumènes, 264.

Écoles, 6.

Écoliers, 498.

4° Mission catholique de la préfecture apostolique de Togo ; situation en 1902-1903 :

Personnel européen, 12 pères.

— — 9 frères.

— — 8 sœurs.

Stations, 5 (Lomé, Porto-Seguro, Petit-Popo, Atakpamé,

Agomé-Palimé) .

Auxiliaires indigènes (chiffre inconnu) .

Chrétiens (chiffre inconnu) ; le nombre des baptêmes a été

de 385 contre 360 Tannée précédente.

Écoles, 39.

Écoliers, 1.601 (contre 1.311 l'année précédente).

Il existe, en outre, une école professionnelle qui se déplace de station en station suivant les besoins, et qui a compté, en 1902-1903, 26 apprentis apprenant le métier de tailleur, d'ébéniste, de cordonnier et de serrurier.

Page 1