‹ La colonisation et les colonies allemandes;Chapitre 84 sur 184 · FINANCES · texte numérisé non relu

FINANCES

Pour la première fois, les recettes propres de la colonie ont dépassé en 1902 un million de marks. Elles ont été, pour cette année, de 1.184.000 marks, alors que les prévisions n'étaient que de 645.000 marks et que les recettes de même nature de l'année précédente n'avaient atteint que 994.000 marks. Ce sont les douanes qui ont fourni le plus fort contingent dans

cet ensemble de recettes (1.018.000 marks). Les impôts directs n'ont rapporté que 55.000 marks. Les autres revenus de la colonie se sont élevés à 111.000 marks. Les dépenses ont atteint le chiffre de 2.124.000 marks; l'écart entre les dépenses et les recettes, de 940.000 marks, a été comblé et au delà par la subvention de l'Empire, qui a été de 1.413.000 marks, de sorte qu'avec cette subvention, l'ensemble des recettes a été de 2.507.000 marks, alors que le total des dépenses était de 2.124.000 marks.

L'impôt direct le plus important est un impôt sur les maisons de commerce et sur les colporteurs, dont le taux annuel est d'au moins 800 marks pour les maisons de commerce, et de 500 marks pour les colporteurs.

De 1901 à 1904 la situation financières se résume comme il suit :

RECETTES

Impôts directs

Autres revenus

Recettes de l'exploitation du warf.

Economies sur l'exercice précédent .

Total

DÉPENSES

Tôt ai

Les chiffres donnés pour 1903 et 1904 ne se réfèrent très probablement qu'à des prévisions budgétaires.

SITUATION ÉCONOMIQUE 1. COMPAGNIES DE COLONISATION ET MAISONS DE COMMERCE

Il n'existe au Togo aucune compagnie de colonisation ayant reçu de l'Empire allemand des privilèges exceptionnels, soit au point de vue administratif, soit au point de vue économique et financier.

Quelques grandes sociétés de commerce et de plantations existent dans la colonie, mais elles n'ont que la personnalité commerciale ordinaire.

Les plus importantes sont les suivantes :

Plantations de Kpémé, société à responsabilité limitée, au capital de 480.800 marks, fondée à Berlin ;

Société des plantations de noix de coco « Lomé » ;

Société de commerce et de plantations du Togo, à responsabilité limitée, fondée à Hambourg en 1901, au capital de 100.000 marks;

Société allemande du Togo fondée en 1902, à Berlin, au capital de 750.000 marks ;

Expédition pour la culture du coton du Comité économique colonial.

Les autres maisons de commerce employant plus de dix scribes ou ouvriers indigènes sont les suivantes :

Bsedecker et Meyer, à Lomé, 3 blancs, 55 indigènes. G. Gœdelt, à Lomé, 2 blancs, 38 indigènes. F. et A. Savanzy, à Lomé, 3 blancs, 27 indigènes. Liebau et Glassen, à Lomé, 3 blancs, 25 indigènes. Factorerie brémoise, à Lomé, 3 blancs, 33 indigènes.

F. Oloff et Gie à Lomé, 2 blancs, 45 indigènes.

G. Kentzer, à Petit-Popo, 3 blancs, 18 indigènes.

J. K. Victor, à Petit-Popo, 1 blanc, 33 indigènes.

D'Almeida frères, à Petit-Popo, 35 indigènes.

Société industrielle, à Douglastof (2 blancs, 32 indigènes .

Page 1