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Sait-on quelles sont les conséquences de cette éducation ? Elles sont terribles, Et l’on s'étonne qu’une foule de parents forcent les supérieures des couvents à gâûter pour toujours leurs filles, C’est une plaie sociale, Je ne parle pas du prix des livres qu'il faut acheter; c'est un détail matériel, mais les jeunes filles ainsi éduquées finissent par se croire duchesses et marquises et s’imaginent être créées et mises au monde pour être adulées, pensionnées à grands frais, Elles rêvent un chevalier ou un damoiseau qui n'arrive pas, parce qu'il n’y en a plus. Il leur faut des domestiques pour fairé ce qu'elles ne peuvent pas faire,
* Les paysannes quittent les champs pour remplir les maisons
de ces petites maîtresses. La grande demande des servantes fait augmenter les gages, dépensés en fanfreluches qu’elles exhibent à la campagne où elles sont un sujet de scandale, quand elles ne restent pas à la ville, où leur toilette les entraîne souvent dans l’ornière.
Et puis nos filles artistes ou philosophes attendent des maris dans la classe professionnelle, mais ils ne viennent pas; elles se contenteraient bien d’un commercant, qui n'arrive pas.
Plusieurs d’entre elles restent longtemps célibataires ou consentent à épouser un ouvrier. Elles se croient sacrifiées, elles sont malheureuses et rendent leur mari malheureux.
Avec cela que c’est aimable une femme qui parle science, beaux arts, toilette et bals au milieu d’une famille modeste où elle torture les engagés, rougit de son père et de sa mère et singe un langage qu’elle ne peut soutenir, car il-est rare que ces savantes connaissent leur langue,
Que de bons parents j'ai vu désolés d’avoir fait sortir leurs filles de la sphère où elles auraient dû rester !
Que de papas sont obligés pour soutenir le ton de ces marquises, de se saigner, et même d’avoir recours à des moyens malhonnêtes, qui pour rester longtemps inaperçus n’en sont pas moins coupables !
Le déshonneur souvent frappe à la porte de ce château, et l’on a vu souvent de braves gens partir pour l'exil en maudissant leur faiblesse vis-à-vis de leur famille, et même our le pénitencier dont les portes étaient ouvertes par une épouse extravagante.
Est-ce que j'exagère ? Que l’on consulte les statistiques, les livres de faillites et les registres de la criminalité. 10
Nor, non, ce n’sst pas à leur faire croire qu’elles sont nées pour les plaisirs qu'on forme des femmes fortes,
“ Mères chrétiennes, dit un profond philosophe ; votre ac “tâche est pnible, et vous le savez mieux que uous pa, “encore, La fleur croît sous la sueur du jardinier qui la fai “ cultive et l’arrose ; l'enfant croît et se développe dans les rét “ souffrances de la mère qui le façonne et l'élève. | “ Heureuses les mères qui ont souffert, beaucoup souffert, | Il “ pour élever leurs enfants ! Heureuse: les mères qui ont vil “ pleuré, beaucoup pleuré! larmes fécondes qui tombent | “ sur ces cœurs encore tendres, comme une pluie du ciel de “ sur les fleurs.” act
Je laisse à méditer ces sages paroles aux jeunes filles de | votre pays et du mier:, M. l'Editeur, et vous prie de croire no à ma profonde conviction, lin
Ro
B. A. T. DE MONTIGNY. | Chevalier de l’ordre militaire de Pie IX, | eff
Montréal, 22 sept., 1889,
Le sujet de l'éducation est tellement important que je me fais un devoir de reproduire un excellent article de la « Vérité ” de Québec et le prograrzume d'enseignement qu'il contient :
En face de l’encomtrement des professions libérales et des carrières administratives, plusieurs pères de familles se demandent: Qu’ailons-nous faire de nos fils ?
Et lorsque les collégiens arrivent dans le monde, ils commencent à pertager l'anxiété paternelle. Les forts en thèmes eux-mêmes se demandent : Qu’allons-nous faire ?
Pour sortir de cette situation anormale, il n’y a qu'une clef : celle des champs.
C'est pour la mettre aux mains des bacheliers qu’un jésuite français vient de publier un petit livre intitulé: Le retour au champs. — Nous en recommandons fortement la lecture aux directeurs et élèves de nos collèges.
Aux étudiants perplexes qui se demandent: Que faire ? le P. Burnichon répond: Retournez aux champs. L’agriculture est la plus belle et l4 plus libérale des professions,
Le conseil est sage et il devrait être suivi.
Il est certain qu’une des principales causes du malaise actuel est l'encombrement des villes. La désertion des campagnes a rompu l'équilibre économique et social, et c’est faire œuvre de patriotisme éclairé que de travailler à rétablir cet équilibre.
Le retour aux champs est devenu absolument nécessaire. Il faut faire refluer vers la campagne le flot qui envahit les villes.
Ceux-là méritent donc bien de la patrie, qui s'efforcent de diriger vers les carrières agricoles les aspirations et les activités de la jeunesse,
Cette intelligente initiative vient d’être prise par une de nos premières communautés religieuses, Les Dames Ursulines ont ajouté au programme scolaire de leur maison. à Roberval, un cours théorique et pratique d'agriculture,
On reconnaîtra que c’est travailler d’une manière aussi efficace que discrète à hâter le retour aux champs.
Le P. Lasasse disait un jour que pour garder les colons sur des terres nouvelles il fallait des colones. (C’est une idée analogue qui a présidé à l'élaboration du programme d'enseignement agricole que les Ursulines viennent de mettre à exécution, Avec l'intelligence et le dévouement qu'on leur connaît, ces dames religieuses ont entrepris de façonner de solides et brillantes colones, qui seront le soutien et l’ornement des foyers canadiens.
Jeunes bacheliers, vous n'avez plus aucun prétexte pour rester en ville, retournez aux champs.
Voici le but et les détails de l’œuvre entreprise par les Ursulines, — tels qu’ils nous sont donnés par la Directrice du couvent de Roberval :
“ Pour attacher l’homme au sol, à la famille, il faut qu'il s'y trouve heureux; nous avons donc pensé que la mission de la femme est de lui procurer le bonheur qu’il cherche, Comme notre population est essentiellement agricole, pour atteindre ce but, c’est à l’économie rurale que ous avons eu recours.
“ La maîtresse d’une ferme doit avoir les connaissances nécessaires pour pouvoir, au besoin, remplacer son mari, donner des ordres et même prêter son concours, De plus, elle doit être l’ornement du foyer domestique et faire
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ravonner le bonheur autour d'elle. Elle doit donc être active, de joyeuse humeur, propre, économe, aimante, pieuse et dévouée, Pour la rendre telle, il n’est pas besoin de programme, c’est l'éducation du cœur qui nous aide, Si nous réussissons à inspirer le dévouement, tout est fait :
“ Voilà notre programme :
“1.— Théorie: Notions d'agriculture, d’horticulture, d'arboriculture, de pomologie.
“ Pratique : Au jardin et au verger,
#2, — Théorie : Vacherie, laiterie, beurre c; fromage.
“ Pratique à la laiterie. Fabrication du beurre de ferme et du fromage pour la famille. Traite des vaches.
“ 3. — Pratique à la basse-cour ; soins donnés aux poules et autres oiseaux pour la production des œufs et l'élevage des petits.
#4, — Pratique à la buanderie, à la boulangerie, à la suisine,
# 5, — Pratique à l’ouvroir : Tailler, coudre, raccommoder, repriser. Emploi de la laine et du lin.
“ Toutes les élèves apprendront en même temps à lire, à écrire, à compter, et à tenir la correspondance et la comptabilité de la famille. Elles acquerroni des connaissances généra +5 sur les sciences, au moyen de leçons de choses, et recevront des leçons de pédagogie, On s’attachera surtout à leur donner une bonne et solide instruction religieuse.
“Elles seront formées à régler lsurs dépenses, soit pour la nourriture, soit pour le vêtement, sur les revenus de la ferme, etc., «yant soin de faire quelques épargnes pour les mauvais jours ou pour causer quelques surprises agréables.
“ On leur fera aimer les fêtes de famille, anniversaires de naissance, de mariage, etc., faire quelques cadeaux produits de l’industrie et du travail, et avoir une mise toujours simple, propre et soignée.”
N ous joignons nos sincères félicitations à celles qui ont déjà été souvent offertes aux dames religieuses de Rober-
val pour l'excellente initiative qu'elles “ont prise. Nous souhaiterions qu’elles trouvassent de nombreuses imitacrices parini les autres maisons d'éducation pour filles dans notre .province,
Du lac des Sables on communique par une route assez
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avantageuse au lac Morin, connu sous le nom de lac Manitou, situé à quatre milles du village Ste-Agathe, dans les 2e, 3e, 4e et 5e rangs de Beresford ; mais il atteint par une de ses pointes le canton de Wolfe. L'aspect de ce lac Morin est ravissant, parsemé qu’il est d'ties verdoyantes. Il est peuplé d’une quantité considérable de poissons, surtout de truites saumonées. Il se charge par un petit lac qui le domine à quelque cinq arpents de distance, Dans cette chute, suffisante pour faire mouvoir une usine, monte une quantité si considérable de carpes, le printemps, qu'on les prend à pleins sacs.
Les bords du lac Morin sont en amphithéâtre et les eaux en sont tellement limpides qu’on peut voir, à l'automne, frayer le poisson et surtout la truite, qui ne semble pas craindre qu'on l’observe. Ceux qui ne sont pas initiés aux mœurs de ces poissons, seront bien aise de connaître comment la Providence a pourvu au mode de reproduction de ces malacoptérygiens abdominaux. Quand vient le temps du frai, la truite ne mord pas. Elle se tient sur les bords du lac, se frottant le ventre sur le sable de la grève. Les mâles par cette opération jettent leur semence et les femelles leurs œufs qui deviennent fécondés par le contact. Il y a une grande quantité de ces œufs que le courant entraine et qui ne peuvent être fertilisés, Et voilà pourquoi l'instinct de ces poissons les conduit dans les eaux calmes. C'est en prévision de cette perte considérable que subissent les produits de la femelle qu'ils sont si nombreux et que chacune d'elle en jette des milliers. Admirable sagesse de Celui qui fait porter par les vents la semence des fleurs sur les étamines d'une autre fleur et la rend ainsi fertile. Cette cesse est suffisante pour émerveiller les esprits observateurs et les engager à bénir la Providence, qui ne peut nous oublier dans la distribution de ses bienfaits, nous pour qui toutes ces merveilles out été faites,
I! ÿ a dans ces lacs des richesses immenses qui ne sont pas exploitées. Tout le monde connatt le goût exquis de la truite. De fait on la paie très cher sur nos marchés, ct elle remplace avantageusement le saumon. Elle appartient au 2e ordre des poissons osseux, comme le saumon, que lon rencontre en grandes troupes, principalement à l'embouchure des fleuves, dans laquelle il entre pour y dé oser ses œufs. Et pourtant il se fait ici un commerce de truites très limité. C’est à peine si l’on rencontre de temps en temps dans nos halles notre truite des lacs. Pourqoi ne ferait on pas comme aux Etats-Unis, où l’on élève ce poisson ? Il y a un établissement de ce genre à Grand Rapid, près de Chicago, où l’on élève des millions de truites grises par année, Chose singulière pendant qu'aux Etats- Unis, on creuse des lacs qui coûtent des centaines de mille piastres pour exploiter cette source de richesse, ici on regarde comme une perte une nappe d'eau sur un lot de terre. Dans un article publié, il y a quelques années dans un journal anglais il était constaté qu’un arpent d’eau peut rapporter cent fois plus qu’un arpent de terre,
Le gouvernement d'Ottawa entretient au Saguenay une piscifacture de saumon et quiconque peui aller voir comment se fait artificiellement l'élevage du poisson.
C’est facile, car les œufs et le sperme peuvent se transporter à de grandes distances, Voici en résumé le mode des opérations nécessaires à la reproduction : on ménage trois étangs qui communiquent l’un à l’autre, et ce afin de suivre un système de rotation. On transporte cette année dans l’un des étangs les œufs et la semence, Lorsqu'ils sont éclos on transporte ce frai dans le second étang, afin de laisser libre le premier où, au temps de la ponte, on mettra de nouveaux germes. La troisième année l’on fait émigrer dans le troisième étang le frai du second, qu'on vend à la fin de l’année, pour faire place à celui du second et ainsi de suite.
La raison pour laquelle on ne laisse pas le frai d’une année avec celui de l’année précédente, c'est que la truite est carnivore, comme presque tous les poissons qui se dévorent entr'eux. On calcule qu’une truite de trois aus est bonne pour le marché.
L y a, paraît-il, de ces établissements aux Etats-Unis qui accordent aux actionnaires de forts bénéfices. Au Canada le gouvernement a entrepris de peupler plusieurs de nos rivières de saurnons en y transportant des œufs fécondés. Un de mes amis, M. Adélard Dorion, a tenté de faire ces années dernières un commerce de truites, non pas en les élevant, mais en les pêchant dans les lacs dont il avait obtenu la location, et en les exportant. Je ne crois pas qu'il continue aujourd’hui cette industrie, et je ne sais à quelle cause attribuer la cessation de ses opérations. Mans tous les cas il aura eu le mérite d’avoir tenté un commerce rationnel, et d’avoir donné l’idée à d’autres qui pourront en faire bénéficier le commerce de notre pays.
Les bords du lac Morin, ci-devant couverts de très riches érablières et en partie aujourd’hui défrichés, ont été expluités en premier lieu par M. Pierre Bohémier, fils de M. Jean Marie Bohémier, et de dame Murthe Testard de Montigny, de Ste-Anne des Plaines, :
Ce jeune homme n'avait que vingt ans quand, au sortir du collège de Terrebonne, il se dirigea seul, à travers la forêt, vers le nord, pour aller ouvrir un établissement sur les bords du lac Morin. Inutile de dire les privations, les ennuis, les sacrifices qu’il endura. Mais il a fait de ces lots ure des plus belles fermes du nord, comprenant six cents acres de terre, dont cent sont en bon état de culture. M. Bohénmier a été pour la paroisse de Ste- Agathe, où il est établi. depuis trente-cinq ans, une bénédiction par son éducation, son dévouement et ses conseils. Il à occupé avec un grand esprit de justice, les principales charges qui lui
ont été confiées surtout celle de Maire qu'il conserva pendant plusieurs années, Est-ce mission ? Est-ce fièvre ? M. Bohémier a vendu ses propriétés de Ste-Agathe pour aller ouvrir d’autres établissements sur la Lièvre et la Kiamica, Mais se sentant capable de vivre plus tranquillement, il s’est retiré sur une petite terre, près du village de Ste Agathe, où il vit à l'aise avec sa femme, née Delle Buck, petite-fille d’un ex-représentant du comté de Terrebonne.
Il y a environ 35 ans, (mon Dieu, qu'il y a déjà longtemps !) alors que étant étudiant, j'étais en vacance chez ce M. Bohémier, mon neveu, et je fus apitoyé sur le sort de ces pauvres colons qui l’environnaient. Une chaumière mal jointe les abritait à peine, leur nourriture consistait presque exclusivement en patates et en galettes de sarrazin. Encore fallait-il qu’ils allassent au loin faire moudre leur grain. Et pourtant ils travaillaient tout le jour, sous le feu d’un soleil tropical, et quelquefois la pluie traversait leurs hardes qu’ils ne pouvaient faire sécher faute de vêtements de rechange. Je les plaignais tout haut, lorsque ce brave M. Bohémier me fit la réflexion qu'ils étaient bien plus heureux que lui. En effet, me dit-il, tandis que je me livre aux soucis pour réussir dans mes travaux,eux se livrent au plaisir, et, presque tous les soirs, lorsque jé me torture l'esprit pour coleuler cu tirer des plans, ils s’assemblent chez l’un d’eux et ils dansent au son du violon de la côte. C'était à la lettre, car le soir même il y avait réunion à la porte d’une cabane, et zing zing zing... Nous entendions au loin les flons flons du violon et les éclats de rire des danseurs. Leurs amusements me paraissaient bien innocents et, je le suppose, ils suivaient les conseils du bon curé de village.
Aux vignes, dans les vendanges,
Aux champs pendant les moissons,
De Dieu chantez les louanges,
J1 sourit à vos chansons.
Quand le plaisir dans la plaine
Le soir vous appellera,
Dansez gaiement sous le vieux tai Bis Et le bon Dieu vous bénira. '
Je fait est une preuve de plus que le bonheur n’est pas toujours où on le croit, et qu’il ne s’achète pas. Ce domaine du Manitou est devenu plus tard ma propriété et j'avais rêvé d’y aller passer mes vieux jours. Je l'ai cédé à Madame la comtesse Ogier d’Ivry, demeurant au château de Chaîne de Cœurs, Le Mans, France, digne et riche douairière, qui désirait y établir son fils M. Raoul d’Ivry, aimable gentilhomme, y a fait son séjour. Il y recoit on grand seigneur une société d'élite. Que de jeunes hommes s’étiolent dans les villes cn dépensant sottement leurs revenus, qui devraient acheter des terres ; et qui, tout en y passant agréablement leur temps, seraient une bénédiction pour la localité,
Quoi qu’il en soit, je prédis à Ste-Agathe, dont le lac Morin fait partie, un avenir prospère, et par l'excellence de ses terres et par le site exceptionnel que cette paroisse occupe, et par la richesse de ses bois francs, qui devront alimenter les fourneaux de Montréal endant bien des années,
Au mois de juillet 1894, il y a eu un grand concours agricole du comté de Terrebonne tenu par la paroisse de Ste-Agathe. IL y avait affluence d'étrangers et le village avait revêtu ses plus beaux habits de gala. La fête a commencé par une cérémonie religieuse, C’est dire qu’à Ste-Agathe, comme d’ailleurs dans toutes les paroisses de la Province de Québec, rien re se fait de grand qu’en rendant hommage à Dieu. Le Rév. M. Moreau, curé de la paroisse, a fait le sermon de circonstance prenant pour texte un des passages cités récemment à la convention agricole de
Rimouski par Mgr Blais: “ Non oderis opera laboriosa et rusticationem creatam & Deo.”
I a dit comme l’évêque de Rimouski, que la loi du travail a été imposée à l’homme dans le paradis terrestre.
I a félicité les ministres de leur dévouement à l’agriculture et félicité les lauréats que les ministres allaient bientôt couronner, Puis il a démontré à ses auditeurs que pour être bon cultivateur il fut souvent faire comme les Israc ites dans le désert, à qui Dieu avait imposé la loi de devancer le lever du soleil pour cueillir la manne. Mais le cultivateur ne doit pas seulement travailler, il doit prier Dieu de bénir ses travaux. Il a parlé d’un ancien usage qui existe dans Ste-Agathe et dans la plupart des paroisses de la province de Quét -, de faire des souscriptions pour faire chanter des messes pour le bien de la terre.
Le curé a parlé du luxe et de l’intempérance comme de deux plaies profondes qui ravagent nos campagnes; mais qui heureusement n'ont guère pénétré encore dans les paroisses du Nord. Rien n'est plus beau, dit-il, que de porter des habits filés et tissés par son épouse ou sa fille,
Après ja messe on a procédé à la décoration des lauréats du concours dont les noms suivent :