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faites bouillir pendant un quart d'heure dans un gallon d’eau, ensuite retirez-les du feu et ajoutez-y une once de crème de tarte et laissez refroidir,
Direction: Pour un adulte, 2 à 8 verres dans le courant de la journée; pour les enfants d’un an et en montant, donnez-leur un petit verre à vin en augmentant suivant l'âge. Pour les bébés d’un mois une cuillerée à thé en augmentant suivant Âge. Ne sucrez le remède qu'au moment d'en faire usage, car il fermenterait,
Les légumes en général viennent admirablement beaux au Nominingue, En octobre 1885, on voyait exposés dans les vitrines de MM. Laviolette et Nelson quelques produits de cette localité et entre autres un navet pesant dix livres, des po mes de terre pesant une livre chacune, des carottes blanches à chevaux de 1 livre à 14 onces.
L'an dernier, les produits du N ord faisaient bonne figure à l'exposition de Québec, où M. de Carufel, le secrétaire de la société de colonisation et le Dr Brisson, son agent général, avaient envoyé plusieurs échantillons,
On ne saurait top engager les cultivateurs à cultiver les plantes alimentaires précieuses pour leurs racines—pommes de terre, betteraves, navets, carottes, panais. Outre qu'elles servent à améliorer la terre, elles sont d’un grand secours pour la nourriture et l’engrais des animaux. Quand à leur utilité domestique il serait oiseux d’en parler, Qu'on songe à la souffrance d’être privé de patates, de ce tubercule qui autrefois ne se voyait que sur la table du pauvre. Quelle économie il offre aux familles nombreuses; il remplace le pain, et sa fécule fait une farine délicieuse. Comme nourriture des animaux je ne pense pas qu’un autre tubercule offre autant d'avantage,
J'avais pendant l'automne de 1877, une vache, que je destinais à la boucherie et qui ne me donnait qu’une chopine de lait, Dans le but d'en faire de la bonne viande je me mis à lui administrer deux portions de patates pat
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jour. Voilà que son lait commença à augmenter, si bien qu’elle me rendit un vaisseau par traite jusqu’au printemps. Je lui fis grâce, la pauvre bête, en considération de la leçon qu’elle me donnait, que les patates sont excellentes pour favoriser la sécrétion du lait,
Les qualités de la pomme de tesre ne sont pas toutes connues, Les préparations culinaires en sont très nombreuses et très variées, On ajoute souvent dans le pain de la pomme de terre cuite et écrasée, Elle le tient plus frais, plus savoureux.
On nous assure qu'on fait en Saxe un excellent fromage avec de la pomme de terre, Voici comment on procède :
On fait bouillir des pommes de terre de bonne qualité, surtout des grosses blanches. On les pile ensuite et on les réduit en une pulpe bien égale et bien homogène, Après avoir ajouté une pinte de lait aigre pour cinq livres de cette pulpe, l’on pétrit le tout ; on laisse reposer le mélange en le tenant couvert pendant trois ou quatre jours, puis on pétrit de nouveau, et l’on place les fromages dans de petites corbeilles, qui laissent échapper l'humidité superflue ; enfin, on les met sécher à l'ombre, et on les place par lits dans de grands pots, où on les laisse pendant quinze jours. Plus ces fromages deviennent vieux, plus ils acquièrent de qualité.
Pour conserver indéfiniment la pomme de terre, on la
‘ fait cuire à demi; on la coupe par tranches, qu’on fait
sécher à l’étuve pour les déposer dans un lisu sec. Dans cet état elle est transparente et cassante, On en fait alors, en la divisant en morceaux, et au moyen d’une préparation particulière, des espèces de gruau, de polenta, de sagou, de riz, de vermicelle, etc.; on la conserve dans les caves en laissant circuler l’air en dessous,
Assez sur cette plante dont j'ai tenu à montrer en partie les avantages, pour faire apprécier la bonté de la Providence qui offre à l’homme tant de bienfaits, dans une seule plante
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qu'elle multiplie avec abondance, et met à la portée de tout le monde,
Il y a peu d'Anglais au Nominingue. Il est de fait qu'il n'y a guère que des Canadiens-Français qui puissent résister aux rudes épreuves de cette vie de colons et qui aient le courage de l’affronter avec assez de persistance pour s'implanter dans ces rudes contrées couvertes de forêts,
Quant aux Anglais, en outre de l'expérience qui marque à la plupart d’entre eux, quelques-uns craignent le voisinage de ces descendants de Normands et de Bretons qui ne s’en laissent pas facilement imposer.
Il y a d’ailleurs peu de nationalités étrangères dans ces cantons du N ord,
Cependant le Rév. M. Plantain, aujourd’hui de l’Arche- ‘vêché d'Ottawa, y a introduit des colons des contrées montagneuses de France, et leur présence a été utile à nos roncitoyens, en leur apprenant comment on peut faire jailnr la richesse, dans des pays montagneux, comme le Jura, où l'on est obligé à quelques endroits de charroyer de la terre sur les rochers, tant ils en sont dépourvus. La même chose se pratique en Italie.
Le gibier est varié et nombreux dans la vallée de la Rouge. Nous pouvons en voir une longue liste dans les papiers sessionnels de 1865. — 17 à 24 vol. XVIII. — No 3 — préparée par M. W. S. M. d’'Urban, assistant de Sir W. E. Logan, en 1858.
Une semblable liste des plantes avait aussi été préparée par le même M. d’Urban; mais elle fut perdue dans le naufrage du Hungarian, à bord duquel il revenait d'Angleterre,
Outre le regret de ne voir nulle part ce travail traduit en français, nous avons celui de ne pouvoir l'offrir à nos lecteurs qui pourraient y référer avec profit,
Quant aux minéraux de la Rivière Rouge, voyez Géologie de 1863, p. 47.
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SOMMAIRE : LE CANTON DE MONTIGNY. — Ls DR JACQUES KT LES SERVANTES DE LA SAINTE FACE, — ],A KiAMiCA.—La LIÈVRE, — LE OHEMIN DE FER PROJETÉ. — LES MINÉRAUX. -- LA GATI- NEAU, — LES PHOSPHATES DE CKTTE RÉGION.
Du Nominingue le chemin Chapleau, qui se dirige vers l'Ouest, traverse le canton de Montigny, remarquable par
ses lacs nombreux et à qui j'ai fait donner par l’arpenteur
des noms historiques. C’est ainsi que sur le lot No 2 se trouve le lac Gamelin, du nom de la fondatrice de la Providence, alliée à ma famille, Sur les lots Nos 4, 5, 6, 7, 8,9 et 10, le lac Montigny ; sur les lots Nos 17 et 18, le lac de Charette; sur les lots Nos 19 et 20, le lac St-Antoine de Padoue, mon patron ; sur les lots Nos 21, 22, 23, 24 et 25, le lac St François d'Assise, à la famille spirituelle duquel j'ai l'honneur d’appartenir; sur les lots Nos 28 et 29, le lac Lamoricière ; sur les lots Nos 32, 33, 34 et 35, les lacs Pie IX et Léon XIII; sur les lots Nos 34, 35, 36, 37 et 38, le lac des Zouaves ; sur les lots Nos 38, 39, 40, 41 et 42, le lac Allet, etc. Ces lacs sont indiqués par des plaques posées sur le chemin.
C'est une idée qui devrait être suivie, et au lieu de donuer à nos belles nappes d’eau des noms baroques comme lac Long, lac Rond, lac Tortu, lac Bossu, on devrait profiter de l’occasion pour élever des monuments à la mémoire de ceux qui ont rendu service à la religion ou à la patrie.
Ce canton Montigny contient une centaine de lots sur le chemin Chapleau.
Le Guide du Colon de 1894 constate qu'il y a 9,834 acres arpentés dans ce canton.
Le chemin Chapleau, qui le traverse, est une belle artère à laquelle certaines réparations étaient cependant devenues
urgentes et ont été faites l’an dernier, 20
Cette route se prolonge vers l’Ouest et traverse le canton Kiamika, arrosé par la rivière de ce nom, qui prend sa source à l'Est dans une série de lacs du comté de Montcalm et se jette dans la Lièvre, faisant angle aigu avec cette dernière,
Ce canton Kiamika, est considéré, avec le bassin de la Lièvre, comme le plus beau et le plus avantageux pour la culture.
Les lots situés de chaque côté de la rivière Kiamica, dit le Guide du Colon, qui constate qu'il y a 17,651 acres de terre arpentés et en vente, sont de premier choix. Le bois dominant est le frêne, l’orme et l’érable. A\vsi pin, cèdre, pruche, bois blanc, épinette blanche et rouge.
M. Mathieu, dans son rapport, dit que les lots sont presque tous pris. Il ajoute que la scierie et le moulin à farine construits par M. Dufort, de Montréal, sur les lots Nos 13 et 14, ont contribué grandement au développement de la colonisation en cet endroit,
Déjà en 1859, M. Bouchette signalait “les vallées de la rivière Rouge et de la Lièvre comme présentant une grande étendue de terres d’une qualité supérieure et non surpassées par aucune autre du Bas et du Haut Canada.”
Le Dr Jacques, cet homme de dévouement et d'œuvres que toute la partie saine de Montréal connaît par ses bienfaits, a cru faire acte religieux et patriotique, en engageant plusieurs rentiers à ouvrir des terres dans les cantons. La confiance qu’on a en lui l’a fait déléguer par plusieurs pour aller visiter au delà du Nominingue,
I y est allé avec le Rév. F. Carrier, savant professeur des sciences au collège St-Laurent, qui a trouvé dans le canton de Montigny des terres exceptionnellement avantageuses par leur qualité et par la beauté de leur site,
Il se propose d’y retourner à la chute des feuilles afin de mieux constater l'étendue du terrain cultivable, car un
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grand nombre de familles désire le suivre. Lui-même y établira ces saintes jeunes filles dites “ De la Sainte Face,” modestes violettes cachées sous le manteau du sacrifice, qui spontanément se sont vouées à la pénitence, à la charité, au travail. Jusqu’icielles n’ont pas cru nécessaire de demander la permission pour s’associer dans l’accomplissement de leurs œuvres, qui devaient rester inaperçues; mais le parfum de leur vertu les entoure déjà d’une grande vénération et ne manquera pas d'attirer la paternelle attention de leur évêque, qui, lorsque le temps marqué sera venu, leur permettra de constituer l’un de ces hosquets bénis que le Seigneur se plaît à ménager au milieu de sa vigne et où le travailleur fatigué va puiser consolation et encouragement. Que de merveilles n’accompliraient pas ces humbles servantes de Dieu dans ces établissements nouveaux où les colons ont tant besoin d’édification, de bons exemples, de conseils et d'assistance. Elles me paraissent bien dignes de ce rôle puisqu'elles sont déjà tournées en ridicule et l’objet des ricanements du monde; mais, comme le disait le Rév. P, Plessis, à propos de Mme d’Youville, c’est avec les pierres qu'on jette à ses saints que Dieu fait ses édifices.
Il est étonnant de voir le nombre de colons qui se dirigent de ce côté malgré la distance qui sépare cette terre des chemins de fer,
Le climat y est à peu près celui de Montréal, et c’est dire que les melons, les raisins, le tabac, les tomates y peuvent venir à parfaite maturité,
“ La rivière du Lièvre, disait en 1887 M. Drapeau, dans son Guide du Colon français, belge, etc., puise ses eaux dans les profondeurs du Nord, traverse, coulant vers le sudouest, les comtés de Maskinongé, de Berthier, de Joliette, de Montcalm et le centre du comté d'Ottawa, et après un
cours de plusieurs centaines de milles elle mêle ses flots Lure de la rivière Outaouais, à l'endroit appelé Buckingham, vis-à-vis le comté de Russell, Ontario.”
C'est vers cette rivière du Lièvre que se dirigera le chemin de fer “ Montréal et Occidental,” à un endroit entre le canton Kiamika et Bouthäller, d'où il s’élancera pour atteindre la Gatineau, à l'endroit appelé Notre-Dame du Désert, où les Rév. Pères Oblats ont un établissement. Ce chemin, dont le point de départ est St-Jérôme, traverse Abercrombie, Wexford, les paroisses St-Sauveur, Ste-Adèle, Ste-Agathe, St-Faustin, St-Jovite, La Conception, La Nativité de Labelle (Chute aux Iroquois), et le tracé le dirige à St-Ignace du Nominingue par l’Annonciation, aux cantons de Montigny, Kiamika, Bouthiller et Kensington, jusqu’à Maniwaki, où se trouve Notre-Dame du Désert,
Il se raccordera à un chemin de fer de 51 milles, actuellement en construction, qui part de Hull, traverse les cantons de Hull, Wakefield, Low, Aylwin, Wright, Bouchette ‘et Maniwaki.
La rivière Gatineau, est l’un des quatre grands tributaires de l'Outaouais. Elle arrose une étendue de pays d’au moins 10,000 milles carrés.
“ Depuis son confluent, disait M. Drapeau en 1887, visà-vis la cité d'Ottawa, jusqu’au lac Baskatong, à 120 milles dans l’intérieur, cette vallée renferme des terrains qui sont très favorables à la colonisation, et déjà un grand nombre d'établissements groupés ça et là, progressent admirablement, Le sol des bas-fonds qui bordent les nombreux cours d’eau de la vallée de la Gatineau est généralement d’une grande richesse, et la colonisation de cette vallée promet d’heureux résultats,”
M. Alonzo Wright disait à la Chambre des Communes en 1883 : “ Le comté d'Ottawa, qui profitera de la construction du chemin de fer de la Gatineau, a une population de 50,000 âmes et contribue pour beaucoup aux revenus du “pay 8, ”
Le comté d'Ottawa s'étend presque jusqu’à la Baie
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d'Hudson ; la rivière Gatineau a une longueur de 400 milles et prend sa source dans la région entre le Saguenay et le St-Maurice, qui est encore en grande partie peu connue, mais qui possède incontestablement de grandes ressources. Ce vaste comté est aujourd’hui divisé, paur les fins fédérales en Labelle et Wright,
Mais depuis 1891, temps où le chemin de fer de la Gatineau s’est mis en opération la population s’est accrue rapidement;
Templeton dans le sein duquel se jette la Gatineau est remarquable par ses mines de phosphate.
SOMMAIRE : LES CANTONS LESAGE ET GAGNON. — LE LAC THÉRIEN ou LONG. — LE CHEMIN MERCIER OU NOLIN. — LA CIE DE£ EDWARDS. — LEUR FERME. — LA CHÈVRE. — LA FORÊT. — LE coLON DUMOULIN. — MA FERME DU LAC THÉRIEN. — LA PETITE-NATION. — LES SOUCHES UTILISÉES. — LE SOI, DE CES CANTONS. — LES LACS PROPRES A L'ÉLEVAGE ARTIFICIEL DU POISSON.— L'INDUSTRIE DOMESTIQUE.— L'INDUSTRIE BEURRIÈRE. —LA CULTURE DES LÉGUMES. — LA FARINE D'AVOINE. — LE MAIS. — LES TOMATES. — LE FROMAGE AFFINÉ. — LA PÊOHE. — LA CHASSE. — LES PRAITRIKS DE CASTORS. — L’ÉLEVAGE DU CASTOR. — LE GIBIER.—LA FOLLE-AVOINE.—LA VIGNE INDIGÈNE, SA OUL- TURE, FABRICATION DU VIN ET DU VINAIGRE. — LE GINSENG. — L'ÉPINE VINETTE, — LE THUYA ET AUTRES ESSENCES. — LE VERGER. — HORTICULTURE. — LE JARDIN. — SERRE-CHAUDE. —