‹ La colonisation [microforme]Chapitre 46 sur 48 · FER · texte numérisé non relu

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RETERERSE STRESS

avec Castor, qui est à la pince du canot, et que le chien sent un chevreuil, il ne peut plus le retenir, et il sent de loin, le gaillard, quand la brise vient de son côté. Il se jette à l’eau et court au bois. (Cinq minutes, dix minutes, une demiheure après, on l'entend aboyer. Garde à vous, car il vient de découvrir la piste, bientôt il amènera son bi-cors ou sou dix-cors au lac. Il se trouve dans une triste alternative, le pauvre animal. Il sent bien, le nez au vent, que le canot qui flotte contient un meurtrier, Aussi avec quel fier regard il toise la situation ! Le moment est solennel, il n’y a pas à hésiter, une mort certaine en arrière, une autre probable en avant. Et pouff! le voilà dans le flot sur lequel seul flotte sa tête. Le chasseur s’efface, le trattre, mais fait glisser sa nacelle sans bruit, vers sa proie et quand il est à sa portée, une balle part, Il faut être fin tireur, tout de même, pour frapper juste ce panache à fleur d’eau, Mais tant mieux, c’est là la gloire du sportsman. Vite, allez le cueillir, car il va caler. Quelquefois, c’est une mère suivie de son petit qui s’élance ainsi à l'eau. Alors on peut capturer ce petit orphelin en vie. Louvigny en 8 pris un qu’il a emmené à l4 ville. Il a vite acquis le droit de cité, mais il ne nous cachait pas qu'il aimait mieux Le grand air, la liberté. Pourtant il était bon prince, et il a fait semblant d: s’apprivoiser, Aussi venait-il, quand il en avait la permission, mettre le nez dans les assiettes des enfants qui l'avaient gâté. Drôle de sort: ce petit chevreuil partage aujourd’hui les délices d’une chatelaine qui vit dans son ancien manoit de campagne et qui l’affectionne comme il le mérite d’ailleurs. Vous pouvez le voir à Varennes, chez Mme Masson (née Perrault).

Mais nous, canayens, qui ne sommes pas aussi fiers que Tanascon, nous faisons bonne fête de quelques perdrix, canards, lièvres, rats musqués ou poules d’eau, Et des aigles, des hérons, des mouettes, c’est une cible ordinaire.

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Nenni pour les huards, qui se moquent du tireur comme de leur premier duvet. Comme ils font fi des gens quand ils s'amusent avec leur famille sur les flots grossis du lac et qu’ils font entendre leurs hou! hou! hou! On en vient à bout cependant quand ils ne voient pas le feu de notre cartouche, qui se rend à leur œil plus vite que le plomb. M. l'abbé Thérien en a tué un sur cent, et, je puis m'en vanter, c’est grâce à moi. Ah! je suis trop modeste pour ne pas apprécier mon mérite, J’ai magnétisé le rusé palmipède, voilà tout, Pendant que je faisais des simagrées pour l’amorcer, le coup

-partit d’une brousaille où l'abbé était embusqué. Ce n’est

peut-être pas franc, mais dans ce siècle où le succès est au plus fin, ça peut passer aux yeux du monde comme très crâne, Et pourquoi pas ? Ça passe bien dans la politique où j'en ai vu faire de mieux carabinés et les gros bonnets disaient que c'était smart en business. .

Ça vaut la peine, oui, d’escamoter un huard. Pas pour

. la chair, dame ! mais la peau est superbe, variée de noir et de

blanc. Il y a quelques années, c'était la mode, et on voyait des garuivures de robe faites de cette fourrure, qui avait un excellent effet, même chez une femme peu jolie. Mais la mode est passée et heureusement pour la gente qui vit presque en paix en attendant qu'on se plaise à remettre les dames en plunes.

Près de ces lacs du Nord foisonnent le vison, la martre, la belette, le pékan et que sais-je? Mais peu de castor, dont la race a été impitoyablement détruite,

Je m'étonne que quelques industriels ne se mettent pas à élever des castors, puisque la peau se vend plusieurs piastres la livre et que la chair, même la queue, sont suceulentes et se mangent en maigre. Et pourquoi pas? En Russie on élève bien des visons,

Il paraît qu’il y a des castors blancs. Moi, je n’en ai jamais vu. Et vous? Si vous en attrapez un, gardez-le pour la reproduction, votre fortune est faite,

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On voit, en bien des endroits de notre pays, des bassins où croît une herbe tendre en l’absence de tout arbre. Ces basfonds favorables aux ottacus ou canneberges, où elles croissent spontanément, se nomment prairies de castors, Le foin qui y croît naturellement est bon pour les vaches, les moutons et les chèvres, Là était autrefois une république de castors qui avaient fait monter l'eau en cet endroit au moyen de.digues. Les habitants de ces lieux ont été détruits, les digues se sont effondrées, on en trouve encore des vestiges, quelquefois ‘loin sous terre, les eaux se sont échappées et l'herbe a poussé.

Voilà l’histoire vraie d’une prairie de castors,

Mais assez sur cet amphibie dont j'ai parlé dans une autre partie. et dont on parle tant en politique, comme d’une race propre à endiguer bien des courants,

Est-ce tout le gibier dé ces solitudes reculées? Allons donc! Et l'ours, et le chat sauvage, et l’orignal, la perdrix, le lièvre, le renard, la loutre, le loup cervier, le caribou, le pore épic, l’écureuil? dJ’allais dire le rat des champs. pour les Chinois. Mais figurez-vous qu’il n’y a pas de rat dans ces cantons. Pourquoi? Est-ce parce que ces messieurs aiment le grand monde? Heureux pays où ce sitané rongeur est inconnu, car. je ne connais rien de plus malcommode que ces individus et de plus difficile à attraper, Je leur ai vu faire des choses qui surpassent tout ce que La Fontaine en a dit pour en faire une espèce intelligente, On a inventé bien des trappes à rats. Je ne vois rien de mieux encore qu’un petit piège ordinaire bien tendre à partir qu'on peut déguiser en le couvrant d’un chiffon très mou sur lequel on répand l’appât.

Dans les papiers sessionnels du Parlement de 1865 vol. XXIII, No 3, on trouve une li:te des insectes, poissons, animaux qui vivent dans la Vallée d'Ottawa.

En fait d’ornithologie, on voit dans cette vallée, le pinson,

la grive ou merle, le mangeur de maringouins ou engoulevent, la fauvette, le récollet, le roitelet, la poule d’eau, la pie chevelue ou pique-bois, le geai, le hibou, l'aigle pêcheur le huard, le héron, le canard, l’outarde, la mauve, le bectord ou croisé, l'aigle, le chat-huant, la pie-grièche, l’hirondelle, le martin-pêcheur, la mésange, le rossignol, la perdrix de bois franc et de savane, la mouette, l’oiseau-mouche, la corneille, etc.

Comme fruits naturels ou indigènes, ces contrées fournissent en grande abondance le gland, la fêne, la noisette, la cerise, le bluet, l’ottaca, la graine de perdrix, le thé des bois, les baies de salsepareille et de sureau, les senelles, les poires sauvages, l’anis, la fraise, la framboise, l’alise, le pembina, la prune, la mure ou ronce, la folle avoine,

Vous allez dire, hein! qu'est-ce que c'est que la folle avoine ? Les habitants connaissent ça. C’est l'ivraie (Water tenegrass, Zizania aquatica, Linn,) qui croît abondamment dans les lacs, les eaux stagnantes et même dans les rivières dont le cours est peu rapide, Je ne pense pas que ce soit livraie de l'Evangile, car il paraît que celle-ci est bonne à manger. pour ceux qui meurent de faim. En effet Kalm

nous apprend que les sauvages en faisaient un de leurs mets :

favoris. Ils en ramassaient les graines en octobre et en faisaient divers plats, de la bouillie le plus souvent, ce qui est facile parce que la fécule de la folle avoine a autant de consistance que celle du riz.

Je n'ai pas remarqué qu'il y ait dans les cantons du Nord, des vignes sauvages ou indigènes, si communes dans la vallée du St-Laurent, surtout dans l’île de Montréal et l'tle Jésus. Pourtant le sol, le climat, les expositionsle ur sont tout à fait favorables et même à la vigne civilisée, M. l'abbé Thérien a planté sur son domaine du lac Long, des cépages variés et, il y a un vignoble d’une grande vigueur, Les variétés les plus délicates y viennent à maturité et se

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sont acclimaiées au point de rester à l'air sans autre abri, pendant tout l’hiver, que la neige. Il a surtout une tle qu'il a appelée l’île aux raisins et qu’il aurait pu appeler “ Ma vigne ”, vu qu’elle a toutes les qualités requises de la vigne de Dupont,

Cette côte à l’abri du vent Qui se chauffe au soleil levant, Comme un vert lézard, c'est ma vigne.

Son terrain en pierre à fusil, Résonne et fait feu sous l'outil.

Son cep descend en droite ligne Du fin bourgeon qui fut planté Par notre bisaïeul Noé. , Bon Français quand je bois mon verre De ce vieux vin couleur de feu, Refrain à e songes en nana À Dieu, à u’ils n’en ont pas, qu’ils n’en ont pas\,:

En Angleterre. }vis.

À propos de vigne qu'on me permette une dissertation que je crois utile. La vigne sauvage, que le bon Dieu a semée sous nos pas avec tant de profusion, a des qualités vraiment précieuses. Elle croît avec une vigueur prodigieuse au point qu'il faut la tailler très longue et laisser plusieurs maîtresses branches, car la sève y affluerait avec trop d’abondance. Son fruit, quoique petit, fait un vin riche en fer et en tannin, substances qui le rendent médicinal. Il est très colorant et son fumet tout à fait caractéristique, Il est capiteux, tonique et fortifiant. Il ne craint pas la gelée qui ne fait que le bonifier, On pourrait en tirer un grand profit, Nos anciens missionnaires se servaient du jus du raisin de la vigne indigène pour le saint sacrifice de la messe, M. Arthur Desfossés, fabricant de vin de Montréal, apprécie particulièrement les qualités vinicoles de ce raisin et il en a fait valoir les avantages dans un petit opuscule, Je cultive une variété de raisin indigène dont le fruit est de la grosseur du Delaware.

Aujourd’hui on est persuadé ‘que la vigne française peut être cultivée dans notre pays. Si dans les premières années

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de son importation on doit la couvrir l'automne pour la protéger contre les gelées, elle s’acclimate assez promptement, mais il est toujours prudent de la tenir couverte le printemps pour empêcher qu’elle développe trop tôt ses bourgeons qui peuvent être saisis par des gelées tardives.

Une opération peut se faire avec d'excellents résultats: c'est de greffer sur des ceps de notre vigne si vigoureuse des cépages de. toutes belles espèces. Les Américains sont parvenus à tirer de cette greffe de merveilleux produits, En France la vigne d'Amérique a sauvé la position en prêtant ses tiges à la vigne agonisante du phylloxéra

Il n'entre pas dans le cadre de cet ouvrage d'enseigner la culture de la vigne qui est si facile; mais qu’on me permette d'indiquer l’almanach des cercles agricoles de MM. Rolland pour 1894, qui enseigne la manière facile de faire le vin, que tout cultivateur devrait savoir faire, Avec le marc que vous mettez dans un tonneau troué et sur lequel vous versez à —lusieurs reprises de l’eau légèrement sucrée, vous obtiend: … le meilleur des vinaigres. Jetez avec cette pulpe, les t'ognons de pommes, restants de bière, de vin, etc. Le cultivateur ne devrait jamais acheter du vinaigre fabriqué avec des acides, quand il peut en faire à si bon marché et de si bonne qualité.

Dans ces forêts de bois franc j'ai remarqué à différentes places du ginseng, qui a fait le st jet d’un commerce considérable sous la domination française. Cette célèbre plante, dont les propriétés sont appréciées en Chine, a été découverte ici par le Père Jésuite Lafiteau, qui en a fait un rapport détaillé, réédité avec commentaires par le savant abbé

. Verreau, dont les recherches ont enrichi notre répertoire

national de trésors longtemps enfouis,

Comme cette plante est encore précieuse et se vend encore trois ou quatre piastres la livre, je vais en donner

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une description botanique qui servira à la faire reconnattre. Elle est de M. l'abbé Provancher qui l'apprécie ainsi : “ Cette plante considérée comme une panacée en Chine s’y vend aujourd'hui au poids de l'or... Presqu'abandonnée dans la médecine aujourd'hui, la racine de Ginseng n’en demeure pas moins un tonique stimulant des plus puissants, surtout pour relever les forces abattues par les excès, etc.

“ G, a cinq feuilles. P. quinque folium L. Tige cylindrique, glabre, de 12-15 de haut, terminée par un verticille de 3 feuilles composées et un pédoncule central portant une ombelie simple. Feuilles à 3 ovalestioles. Fleurs ptites, jaunâtres, portées sur des pedicelles courtes, les 6 et les 9 sur différents individus, ces dernières suivies de baies d'un rouge brillant, Racine fastiorue, blanchâtre, charnue, aromatique, stimulante, tonique.”

Le Père du Helde dit qu’elle est la ti précieuse et la plus utile de toutes les plantes de la Tartarie Orientale, Les Tartares et les Chinois l’apprécient très fort et lui attribuent la vertu de guérir plusieurs maladies dangereuses, de renouveler la vigueur du corps et même de relever les forces intellectuelles abattues par un excès de travail.

“ Les Français, dit Kalm, s'en servent pour la cure de l'asthme, comme tonique, et pour donner de la fécondité aux femmes.”

M. Marchand, greffier de la cour d'Appel, qui a annoté le voyage de Kalm, dit: “Le commerce du Ginseng a été ruiné au Canada par la faute des marchands, qui, voyant que la racine était en grande demande et qu'on l’achetait sans regarder de très près à sa qualité, se mirent à la faire sécher au four, au lieu de suivre le procédé ordinaire de dessication trop lent au gré de leur avidité, le vendant ainsi préparé, jusqu’à 20 francs la livre. Mais les Chinois ne

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tardèrent pas à s’apercevoir de la fraude, et le ginseng du Canada perdit sa vogue. ”

J'ai aperçu de ci de là une plante vulgaire que l'on

rencontre sur le bord des routes et qui est connue sous le nom de cotonnier, Je me suis souvent demandé si elle ne pouvait pas être utilisée, car sa conformation et le soin que la Providence a mis à protéger ses graines, m'indiquaient qu'elle devait être précieuse,

Aussi ai-je été agréablement surpris en lisant dans la Flore de l'abbé Provancher, ce qu’il en disait en 1862. “Les aigrettes soyeuses de la graine font une excellente charpie; on en fabrique aussi des tissus assez beaux, mais de peu de durée ; aussi le plus souvent les mélange-t-on avec le coton ou la soie. Mais c’est surtout pour sa fibre que cette plante peut devenir précieuse comme plante textile, Depuis plusieurs années déjà on l’exploite pour cette fin en Russie, et le gouvernement des Etats-Unis vient d'acheter à un prix considérable le secret d’une compagnie russe exploitant cette plante, par lequel on peut débarrasser la fibre de l’épiderme qui la recouvre et qui répond aux procédés du rouissüge dans le lin et le chanvre, seul obstacle qui a arrêté jusqu'à présent la mise en œuvre de cette plante. ”

Déjà en 1749 Kalm l’appréciait de la manière suivante : “ L'asclépiade de Syrie, ou, comme les Français l’appellent, le cotonnier, vient en abondance dans le Canada, sur les flancs des collines sises près des rivières ou ailleurs, aussi bien dans un endroit sec et les éclaircies des bois que dans un sol riche et meuble. Un suc laiteux sort de la tige lorsqu'elle est coupée ou brisée, ce qui fait 2roire que la plante est quelque peu délétère. Cependant les Français du Canada en mangent au printemps les jeunes pousses préparées comme des asperges, et ne s'en portent pas plus mal, ces premiers jets ” ayant pas eu le temps de s'imprégner

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du poison. Ses fleurs sont très odorentes et remplissent les bois de leurs exhalaisons, ce qui rend une promenade dans la forêt extrêmement agréalile, surtout le soir, Les Français font du sucre avec les fleurs de l’asclépiade, que, pour cet objet ils ont soin de cueillir le matin, lorsqu'elles sont encore toutes couvertes de rosée, Cette rosée, exprimée et bouillie produit un sucre brun excellent et d’un goût agréable, Les cosses de cette plante, lorsqu'elles sont mûres, contiennent une sorte de ouate que renferme la graine et ressemble à du coton, d'où lui vient son nom français. (Ce coton est l’édredon des pauvres; ils le recueillent et en font des matelas. L'asclépiade fleurit en Canada entre la fin de juin et le commencement de juillet et ses graines sont mûres au milieu de septembre, Les chevaux n’en mangent jamais.”

J'ai aussi aperçu dans les bois des tiges d’épine-vinette, Y ont-elles poussé naturellement ou y ont elles été semées par les oiseaux ou les hommes ? C’est un arbrisseau épineux qu'on devrait propager, comme arbuste d'ornement et d'utilité. En effet rien ne peut lui être comparé, si ce n’est le senellier, pour les haies vives, Sur un terrain appartenant autrefois à feu M. Jean-Baptiste Beaudry, à Montréal, j'ai trouvé une haie du plus bel effet, (Cette plante me paraît digne d’une mention spéciale qui engagera, j'en suis sûr, mes compatriotes à la cultiver, Pour moi j'en ai semé une grande quantité et Je produit que j'en ai eu a été très satisfaisant, Voici ce que je trouve à ce sujet dans le dictionnaire d'agriculture pratique de Joigneaux :

“ Ses racines, soumises à l’ébullition, donnent une belle couler = verte, employée pour teindre les peaux de chèvre et de mouton. L’écorce moyenne du vinettier fournit une belle couleur jaune, qui sert à donner un lustre et un brillant remarquable au cuir bien corroyé et qui est utilisé aussi dans quelques contrées, en Allemagne principalement, pour donner aux laines et aux étoffes une belle teinture de

plissent couleur d’or. Son bois est employé par les ébénistes ; les menade bottiers et les cordonniers le recherchent pour fabriquer les r. Les chevilles dont ils ont besoin, Dans la Bresse et la Sologne, le, que, on mange les feuilles en guise d’oseille, et les personnes qui qu'elles en font usage s’en trouvent fort bien, et les considèrent < comme un excellent tonique. Les vaches, les moutons, les primée chèvres les mangent aussi et en sont même friands, Ses n goût baies peuvent très bien remplacer les câpres et on les 8 sont conserve pour cet usage dans le vinaigre, Lorsqu’elles sont rme la bien mûres elles ont une saveur aigrelette et sont acidulées ini Soin \ et rafraichissantes, Dans quelques pays on les utilise pour fabriquer une sorte de vin, et avec leur suc on prépare un ils le sirop qui est très agréable, Ces baies servent encore à fleurit faire des confitures, des gelées et des dragées. Les conficement tures d’épine-vinette sont très estimées, Les fruits bien embre, murs de cette plante donnent une couleur d’un beau rose, qui a l'avantage de bien prendre sur la laine, la soie, le ss coton, et cela sans mordant. Secs, les mêmes fruits donnent rneLse, | sur la soie une couleur d’un brun cannelle très brillant, On semées peut se servir du suc que contient cette baie pour préparer pineux de la limonade ou du punch.” ent et “ Ne pourrait-on pas, dit M. Meline, se servir du vinetier e n’est ! pour reboiser les montagnes dans les terrains secs et pier-. appar- | reux, dans les lieux inclinés, souvent stériles? Là, il se trouverait placé vour ainsi dire spontanément, il retiendrait | ontréal, | la terre par la quantité et la force de ses racines, et les : | nte me D feuilles, par leur décomposition, formeraient de l'eagrais.” Il nn suis : | i semé Mais c’est aussi comme haie vive que l’épine-vinette a sa ‘1 té très grande utilité et il forme des clôtures vraiment infranchis- 14 lans le sables, magnifiques d'apparence d’ailleurs, puisque non-seu- fl Jement ses fleurs sont belles, mais ses fruits, qui ressemblent [14 bell à des branches de corail, se conservent tout l’hiver, ll js : Puisque nous er sommes sur les haies, je me demande | it une pourquoi en ce pays n'en faisons-nous plus? Nous nee et un avons une foule d’arbustes qui se prêtent admirablement à (4 utilisé cela ; le senellier si connu, si vigoureux, est bien la meilleure || 4 Rs plante à cette fin. J'en ai vu autrefois de superbes à St- Us

Vincent de Paul, entourant la résidence de feu M. de Bleury.

Le senellier st ane aubépine et toutes les espèces d’aubépines servent à faire des haies,

On peut faire des haies avec de jeuues plants que l'on place sur deux lignes à dix ou douze pouces de distance les uns des autres, Mais la meilleure manière est de semer les graines ou sanellcs, en pépinière ou en place. On doit semer l'automne,

L’aubépine sert aussi de sujet pour greffer divers autres arbres, tels que prunier, cognassier, néflier, alizier, pommier et poirier, etc.

Le Thuya ou cèdre blanc, qui foisonne au lac Thérien, est aussi excellent pour faire des haies vives. On le multiplie de graines, quoique cependant on puisse le :ropager de boutures et de marcottes,

“ Le commandant du fort St-Frédéric, dit Kalm, le recom-

mande fortement contre ies douleurs rhumatismales. Il

m'a dit avoir vu souvent essayer aver un succès remar-

quable sur plusieurs personnes, une sorte d’onguent composé

de feuilles fraîches de thuya pilées dans un mortier et

, bouiïllies avec du saindoux, Cet onguent étendu sur un

linge, appliqué ensuite sur la partie malade, procure un

soulagement certain en peu de temps.”

“ Un indien Iroquois m’a dit qu’une décoction de feuilles g

de thuya est bonne pour la toux, Dans le voisinage de

Saratoga on se sert de cette tisane dans les fièvres intermittentes,”

Son odeur résineuse nous indique que cette plante est médicinale et que son voisinage est sain, Aussi Cazin, “ dans son excellent traité des plantes médicinales, la repré-

sente-t-il comme sudorifique, diurétique et expectorante et 1 la recommande-t-il contre les affections rhumatismales chroniques, la goutte, la syphilis, etc, A propos de voisinage, parlez-moi du sapin, cette plante à

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