‹ La Colonisation Militaire sous BugeaudChapitre 30 sur 77 · TT · texte numérisé non relu

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Non pas pour rester quelques jours (1) à la côte et éplucher les détails de l’administration municipale d’Alger-et de quelques-unes de nos villes, non pas pour s’instruire en n’écoutant que les déclamations ignorantes de citadins qui ne savent pas plus ce qui se passe en Afrique qu’on ne le sait à Paris, mais pour venir avec nos colonnes parcourir le pays soumis et le pays encore hostile, visiter les villes de l’intérieur, les principales vallées, les principales chaînes de montagnes, s’informer du nombre des tribus de chaque contrée, de la force de chacune, des’ cavaliers et des fantassins qu’elles peuvent mettre sous les armes. Alors, seulement alors, et en causant beaucoup avec le Général, avec les officiers, quelquefois même avec le soldat, on comprendra quelle force il faut à l’armée permanente pour dompter un tel pays et quelles sont les institutions qu’il faut donner à la

population nouvelle pour la maintenir dans la soumission et diminuer l’armée permanente. -

Ainsi, malgré l’avis nettement formulé de la Commission, malgré les préférences tout aussi clairement manifestées par le Ministre, le Gouverneur ne renonce à aucune de ses idées. Il les expose avec plus de force et de conviction. Précisément parce qu’on veut l’en détourner, il s’engagera avec ténacité dans la voie de la colonisation militaire. Le Ministre va-t-il être mis dans la pénible situation de ne pas approuver les mesures qui seront prises à Alger ? La question est trop grave pour la laisser indécise ; aussi Soult annote lui-même la lettre du Gouverneur ; il prescrit à ses buréaux de rédiger une réponse aussi nette que possible, qui ne prête plus, celle-là, à l’équivoque : « Quelles que soient les convictions du général Bugeaud (2), «sur la préférence qui devrait être donnée selon lui à la colonisation «militaire, il faut cependant qu'il se soumette aux exigences de l’ opi- «nion publique et des Chambres qui se prononcent de plus en plus «contre ce système. S'il en était autrement, les crédits qui sont de- « mandés seraient refusés, malgré tous les raisonnements du général

. «Bugeaud et les publications qu'il à déjà faites. Encore une fois, il «y a nécessité d’en agir comme je le lui ai annoncé et, à cet égard, «mes convictions demeurent entières ».

A cette date d’ailleurs, le Ministre ne s'était plus contenté de dis-

cuter avec le Gouverneur ; il avait décidé d'agir. Ordre formel fut

(1) A la fin de cette même lettre, aude se relit ; il est mécontent de cé qu’il vient d’écrire et le déclare : « Je suis, M. le Maréchal, mécontent de tout ce que je viens d'écrire ; je n’ai rendu ni toutes mes pensées, ni aueune de mes pensées d’une manière complète. Il faudrait pour cela un gros volume ; mais ce volume lui-même ne saurait valoir l'examen des faits sur les lieux ».

(2) Cette note est datée du 2 avril 1843 ; la lettre, rédigée d’après ces indications, ne partit de Paris que le 14 du même mois. Or, la crise de Beni-Mered se produisit entre ces deux dates.

donné par lui, à quelques jours de là, de licencier les deux compagnies de colons militaires de Beni-Mered et de Mahelma, organisées sans son autorisation. Le premier projet de Bugeaud est donc rejeté ; il est même condamné plus complètement que ne l'avait désiré la Commission, puisque les essais, tentés avec deux compagnies et approux és par elle, sont supprimés par le Ministre. Cette rigueur de Soult ne prouve-t-elle pas qu'il n’attendait en somme que l'avis défavorable de la Commission pour mettre un terme aux initiatives audacieuses et compromettantes du Gouverneur ?

ï IV

La Polémique de Presse de 1842-1843

La cause de la colonisation militaire était donc perdue auprès de la Commission d'Afrique et du Gouvernement ; elle l'était vers la même époque auprès de l’opinion publique et dans là presse, et là plus spécialement par la faute du général Bugeaud. Des polémiques retentissantes qu'il avait provoquées, puis qu’il mena avec des allures de maître courroucé, lui aliénèrent les sympathies de bien des hommes politiques, appartenant au parti conservateur ; elles déchaînèrent en même temps contre lui les fureurs de l’opposition : car ce fut aux journalistes de l'opposition qu'il s’en prit. Quoique cette polémique n’ait pas eu pour objet immédiat la querelle entre partisans et adversaires des colonies militaires, question peu connue encore et à laquelle ne ‘’intéressait pas le public, elle n’en a pas moins créé une.ambiance hostile au Gouverneur et à ses projets. En rapprochant les dates auxquelles furent publiées les ripostes les plus cinglantes du Gouverneur et discutées ses idées sur la colonisation, on se convaincra aisément des rapports étroits qui existent entre de pareilles inconséquences de langage et le désir, manifesté par quelques membres de la sous-commission, de passer outre à un second examen.

Dans les derniers mois de l’année 1842, furent insérés au journal Le Siècle plusieurs articles sur la question d'Alger (1). L'auteur avait désiré conserver l’anonymat. Cette circonstance et aussi la documen-

(1) Ce sont ces articles qui, réunis en brochure; ont été publiés plus tard sous le titre : État de la question d'Afrique, Paris, in-8, 1843.

tation très sûre de ces études, comme la vivacité des critiques qu’elles contenaient, éveillèrent au plus haut point la curiosité publique. Justice était sans doute rendue au Gouverneur pour l’énergie et l’habileté dont il avait fait preuve dans la conduite des opérations militaires et dont témoignaient ses bulletins de victoires. Mais, du moment où avaient été acquis les grands résultats annoncés (des ordres du jour avaient dit qu’Abdelkader était anéanti), pourquoi parler d’une nouvelle campagne de printemps ? Pourquoi, l’Emir une fois abattu, la nécessité de maintenir 80.000 hommes en Afrique ? «S'il faut la même armée qui a vaincu pour tenir les Arabes dans «l’intérieur, je demande, s’écriait le publiciste, s’il est une autre « question où le Gouvernement se soit ainsi joué de l’opinion publi- «que ?» Et il laissait entendre que le Général qui commandait à Alger ne voulait garder ces 80.000 hommes que pour perpétuer la guerre. — Que dire aussi de l’état politique de la colonie ? Tout y était entre les mains de l’autorité militaire : les fonctionnaires civils n’y possédaient aucune liberté d’action, les colons établis se plaignaient des nombreuses réquisitions militaires, ceux de nos compatriotes qui auraient eu quelques velléités de s’y installer, tels les Basques, préféraient se rendre dans l'Amérique où ils n’auraient pas à subir le despotisme du sabre. Ce despotisme est un anachronisme ! et, par là, l'auteur désigne non pas «la violence du soldat, pillant et «dévastant les propriétés, égorgeant les citoyens, outrageant les « femmes et les filles et massacrant les petits enfants» mais «la su- « prématie du militaire sur le civil, la volonté du maître mise à la «place de la loi, l’arbitraire dans tous les actes, le dédain du droit et « de ses formes » — Quant aux ressources financières ou plutôt aux espérances de revenus, sur lesquelles-s’est étendu avec tant de com: plaisance le Gouverneur dans son ouvrage de L'Algérie, elles ne sont multipliées que pour démontrer la possibilité où est l’Afrique de produire l'équivalent de ce que nous coûte l'entretien de l’armée d’occupation. Simple habileté, un peu paradoxale : « Au premier abord, on «se demande si cette proposition de M. le général Bugeaud est sé- «rieuse. Mais le doute doit cesser lorsqu'on voit plus de soixante «pages de la brochure consacrées à cette démonstration, une multi- «tude de faits, de suppositions et de conjectures invoquées à l’appui, «le tout fortifié par un luxe de statistiques tout-à-fait extraordi- «naire». Comme si l’on ne connaissait pas alors les causes de l’accroissement des recettes ! Comme si cette augmentation n’était pas proportionnelle aux progrès numériques de l’armée française:!

Ces constatations et ces critiques, dont quelques-unes étaient fondées, mirent le Gouverneur hors de lui. Il n’avait eu connaissance du premier artiele que le 14 décembre. Il était à ce moment en campagne, au bivouac de l’oued Rihou. Sans tarder, il répondit et commit une première erreur en essayant de percer l'anonymat de l’auteur de ces articles : il se trompa et mit les rieurs contre lui. Celui qu'il accusa d’une façon lort discourtoise fut M. de Tocqueville, sous prétexte qu'il était venu deux ans auparavant visiter Alger et que son attitude lui avait paru trop réservée. Ce député, doublé d’un historien et d'un économiste, il le reconnaît à son style et à «ses assertions tran «chantes » (1), et il ajoute :

Ïl a paru un instant sur la côte d'Alger ; nous l’invitâmes à parcourir avec nous le pays, car c’est ainsi seulement qu’on peut le juger ; nous lui offrimes l'hospitalité de notre tente et nous étions heureux d’avoir en même temps trois mandataires de la nation qui pussent rendre compte de nos actions ec des milliers d'observations qu'ils auraient faites sur une campagne des plus intéressantes. La santé de l’auteur de la lettre ne lui permit pas de nous donner cette satisfaction. l’un de ses collègues jugea que ses soins lui étaient nécessaires et nous ne fûmes accompagnés que par un député très consciencieux, très honnête, mais qui malheureusement ne put rester assez longtemps avec nous pour faire son éducation africaine ; nous ne lé possédâmes que vingt jours. L'auteur de la lettre a mis beaucoup moins de temps à apprendre ce dont il parle avec tant de confiance.

Or, le véritable auteur était M. Gustave de Beaumont, membre de la Commission d’Atrique, quoique député de l'opposition.

Il ne tarda pas à se faire connaître par une lettre fort digne et des plus spirituelles, publiée elle aussi dans Le Siècle (2). De la méprise, commise par le Gouverneur, il ne se plaint pas ; il en est fier au contraire et il le serait encore plus «si M. le général Bugeaud était aussi «compétent pour juger les qualités de l'écrivain que les talents mili- «taires». S'il n’a pas signé ses articles, c’est qu’il a obéi à un scrupule : appelé par le Ministre à faire partie d’une Commission qui délibérait sur les Affaires de l'Algérie, il a pensé que «si faible que fût le lien par lequel il était rattaché au Gouvernement », il avait des réserves et des convenances à garder. Il ne s’est donc pas fait connaître ; mais, comme il a conservé ses convictions personnelles, il a gardé aussi le droit de les soutenir. Ses critiques ne visent dans Bu-

(1) Bugeaud au Rédacteur du Siècle, 14 décembre 1842.

(2) Gustave de Beaumont au Directeur du Siècle, 28 décembre 1842. Elle parut dans ce journal le lendemain, 29 décembre.

geaud que l’administrateur, non le général qu’il admire, et elles ne lui ont été inspirées ni par un esprit d’ “opposition politique, ni par un amour du dénigrement de parti- pris : « Sur ce point, comme sur les «autres, je dis sincèrement ma pensée, au risque de rencontrer des «opinions contraires à la mienne. Je crois fermement que nul n’a «mieux fait la guerre que M. le général Bugeaud et je le dis parce -« que je trouve misérables et odieuses ces petites passions politiques

«qui empêchent les hommes d’un parti de reconnaître et de procla- «mer les services rendus au pays par les hommes d’un autre parti. «Il est vrai qu’en même temps que je crois M. le général Bugeaud «le meilleur général pour la guerre d'Afrique, je ne lui crois point «une égale aptitude pour y conduire le gouvernement. J’admire « beaucoup les bulletins datés du Chéliff ou des bords de la Mina ; «je n’admire point la brochure. Ses opérations militaires me parais- «sent parfaites ; ses vues de gouvernement mauvaises. Et, en le glo- «rifiant pour ses faits de guerre, je discute ses théories d’adminis- «tration que je crois funestes. C’est là ma conviction profonde et je «voudrais ne laisser échapper aucune occasion de l’exprimer. Je l’ai «fait à la tribune ; je le fais aussi dans la presse».

Bugeaud se trompa.une seconde fois en se prêtant à cette polémique ; il adressa au Siècle (1), comme il le lui avait annoncé, une longue et ardente réfutation que ce journal s’empressa de publier et qui fit le tour de la presse d'opposition ; à beaucoup, elle parut maladroite et susceptible de compromettre ce Gouverneur auprès des partis politiques. Elle était, en effet, conçue en des termes d’une violence peu digne de la haute fonction qu'il occupait et elle devait paraître d'autant plus regrettable qu’elle prenait à parti une personnalité politique et littéraire fort estimée. Dès les premières lignes qu'il écrit, son emportement et son dépit éclatent. Il n’a rencontré dans les articles qu’il a lus que «des assertions sans preuves, des décisions sans «démonstration, aucune idée applicable et partout un esprit d’oppo- «sition qui fait de cet écrit un article de la presse opposante, comme ‘<on en voit tous les jours, et non pas une discussion sérieuse de l'Etat «de la question d'Afrique». Tout cela n’est que phraséologie, où il n'y a pas trace de sens pratique, «chose qui manque trop souvent à «nos illustrations littéraires ».

(1) Deuxième lettre de Bugeaud au Siècle, publiée par ce journal le 8 et 9 Janvier 1843,

11 se fâche et rend coup pour coup, quand on lui reproche de vouloir perpétuer la guerre ou de tromper l’opinion publique (UE

Eh ! non, Monsieur, personne ne s’est joué de l'opinion publique, mais beaucoup se sont trompés ; et vous vous trompez aussi, vous qui probablement aspirez à prendre part au gouvernement. Je me suis trompé moi-même sur quelques points, quoiqu'ayant vu l'Afrique mille fois plus que vous ; j’ai eu la légèreté de la croire infertile sur un échantillon que j'avais parcouru et depuis, jai traversé de vastes contrées d’une extrême fertilité. J’ai la bonne foi d’avouer mon : erreur ; j'espère que vous ferez de même.

Il s’indigne contre l'accusation de despotisme qu’on lui lance, ainsi qu'à ses officiers. L’honorable député. son contradieteur, manque vraiment d’urbanité (2) : |

Il traite les pauvres commandants militaires avec une injustice et un dédain qui ne sont pas de notre époque. Certes, les grands seigneurs d'autrefois n’auraient pas osé parler ainsi des épiciers ; s’ils avaient des ridicules, ils avaient de la politesse.

La liberté qui existe à Alger est bien plus réelle et positive que celle que l’on trouve à Paris (3) :

Savez-vous pourquoi ? C’est que chacun y est très occupé et très librement à se créer une existence ; qu’on ne s’y entretient pas de politique ; qu’on n'y redoute pas l’émeute qui force souvent les bourgeois de Paris à fermer leurs boutiques et à prendre les armes pour défendre leurs propriétés. On y est surtout moins tourmenté par les fausses idées, les théories absurdes que répandent à profusion beaucoup d'écrivains qu’on dit célèbres et dont une partie des écrits reste heureusement sur l’autre rive de la Méditerranée.

Sa lettre ne contient donc qu’une série de dénégations outrées et de ripostes personnelles. Ce général aux manières un peu troupières perd toute mesure ; 1l se livre à des plaisanteries d’un goût douteux. De Beaumont avait donné le conseil de peupler et de féconder les campagnes algériennes par des colons européens : évidemment, le conseil n’était pas nouveau et il avait ajouté : « A côté des sociétés «musulmanes en déclin, placez la civilisation européenne dans toute

«sa puissance et toute sa richesse». Et Bugeaud de triompher, de rire, de se moquer (4) :

- (1) Même lettre.

(2) Même lettre.

(3) Même lettre.

(4) Même lettre,

C’est très instructif et cela peut rivaliser avec beaucoup de recettes semblables que nous avons lues dans plusieurs gros livres sur l'Afrique, ou bien à cette plaisanterie que les mamans font à leurs enfants qui ont envie d’un petit oiseau voltigeant dans la campagne : «Tiens, mon enfant, mets-lui un petit grain de sel sur la queue et tu le prendras ».

De pareilles trivialités — et c in ici des imprudences — ne sont pas rares dans sa correspondance, mais elles sont plus fréquentes dans ses articles. À s’adresser au grand publie, il semble qu’il veuille lui servir des expressions et des images un peu grossières. Et puis, il est en colère, fort en colère en ces derniers jours de l’année 1842 ; il n'est plus maître de lui, il en devient méchant. Le National, autre journal de l'opposition, venait de publier une correspondance d’Alger, dans laquelle l’on niait les résultats de sa dernière campagne de l'Est. Se refuser à reconnaître les grands succès militaires du général, c'en était trop. Le crime était pendable. Quel est donc ce correspondant de mauvaise foi et de mauvais vouloir ? Dans quel rang de la société d'Alger a-t-on pu le choisir ? S’il le connaissait. mais il ne le connaît pas et il est obligé de se borner à plaindre le journal qui accepte de tels articles ; il lui insinue cependant qu'il ferait bien de se débarrasser de son correspondant :

Tant d’injustice (1) pourrait dégoûter de servir la patrie si nous n’avions pas

beaucoup plus d’amour du pays que ne nous en prêtent ces écrivains qui se sont attribué le monopole du patriotisme dans leurs phrases, mais non dans leurs actions ; car ils ne savent que dénigrer ceux qui consacrent leurs forces et leur santé à bien servir la France. J'espère, Monsieur, que cette lettre éveillera quelque peu vos doutes sur le crédit que méritent les correspondances particulières et anonymes d'Alger. Il est vraiment déplorable, dans l'intérêt du pays, que les hommes d'action qui sont en présence des difficultés les plus multipliées et les plus sérieuses soient jugés avec cette outrecuidance par des oisifs qui ne connaissent de l'Afrique que les cafés d’Alger ; et c’est le triste cachet de notre époque de voir que de pareilles élucubrations trouvent des organes de la presse disposés à les publier à la fois devant tout un pays qui, ne pouvant juger de faits qui se passent à 300 lieues, est disposé à croire tout au moins une partie de ces odieux

mensonges. - Les admonestations du Gouverneur aux journalistes — ce que M. de Beaumont appelle ironiquement la campagne littéraire de Bugeaud — tournèrent au scandale avec cette dernière lettre. Toute la presse s’en occupa et le plus souvent pour regretter ce manque de : retenue chez un homme qui, par ailleurs, avait de si grands talents. Il n’est pas douteux que le gouvernement fut fort irrité de tout

(1) Bugeaud au National, parue dans ce journal le 28 décembre 1842.

ce tapage. Peut-être songea-t-il à lui retirer son commandement. Le bruit en courut à Paris ; Le Constitutionnel en parla, mais pour le démentir, le Ministère ne pouvant, disait-il, prendre une détermination aussi grave pour un motif futile. Soult rappela seulement à son subordonné qu'il lui était expressément défendu d'écrire dans les journaux ‘sans son autorisation. Toutefois, il restera de cette polémique malheureuse une défiance générale contre le Gouverneur et son système d'administration et de colonisation, ;

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