DIX-NEUVIEME LEÇON
3 juin 1902
La colonisation italienne en Afrique : Colonib Erythrée, Massaouahetassab. — Colonisation DE LA RACE dans l'Amérique du sud. — Les peuples colonisateuus
SANS colonies, COMME LE PEUPLE SUISSE.
Mesdames, Messieurs,
Nous allons dans cette dix-neuvième leçon, nous occu-. per de la politique coloniale italienne. L'Italie est l'une des deux grandes nations européennes qui se soient livrées à ce que l'on appelle ta colonisation spontanée, en dehors des pouvoirs publics. Je vous ai expliqué comment se formaient ces colonies spontanées, dans notre leçon sur la colonisa^ tion allemande. Je vais m'étendre sur la colonisation spontanée de rUalie, parce que je pense qu'il y a là un ensemble de déductions qu'il est du plus haut intérêt d'examiner, surtout pour la France. L'Italie ne possède des colonies qu'en Afrique ; elles sont représentées par ; la colonie Erythrée sur la Mer Rouge, au nord et à l'est de l'Abyssinie. Elle comprend les îles de Massaouah et Assab, la zone côtièrc du ras Kasaretlcs pays plus reculés jusqu'au Mareb. La superficie totale est de 12G.100 kilomèties, la population d'environ 195.000 habitants. Il est inutile de vous redire la lutte terrible que les italiens ont soutenu pour garder cette colonie qui leur a coûté fort cher, et l'on peut affirmer que l'effort fait, la dépense en ar^^ent et en hommes ont dépassé le résultat obtenu. Cependant cette
colonie est relativement prospère à l'heure présente, malgré le climat absolument torride de ces contrées. Les exportations ont lieu en perles, gommes arabiques, ivoire, peaux, miel, tabac, dents d'éléphants, musc. Les ivoires et dents d'éléphants vont de jour en jour en décroissant par suite des chasses multipliées qui ont été faites aux éléphants. Le musc est produit par certains rats du pays.
Les importations ont lieu en chaussures, armes, farines, liqueurs, fruits secs, soiries, etc. Dans ces pays, il se produit une bizarrerie du sol, dont j'ai eu souvent l'occasion de vous entretenir quand nous nous sommes occupés des autres possessions européennes sur la Mer Rouge, en particulier d'Aden et de Férim. Ce sol calciné, ces contrées de feu, en dehors de l'importance stratégique qui résulte de leur position géographique, acquièrent quand par hasard il s'y trouve un peu d'eau, comme dans les oasis, une végétation qui leur prête une importance particulière. Au mois de mai dernier, pendant le séjour que je fis en Italie, j'ai rencontré des membres du gouvernement qui, en me parlant de ces contrées delà Mer Rouge, m'affirmaient que leurs amis, leurs enfants, envoyés là-bas, avaient obtenus d'excellents résultats, malgré la chaleur torride qui monte en été jusqu'à 50*
L'Italie exerce son protectorat sur la côte de l'Océan Indien, dans la péninsule du Somal, entre le fleuve Juba etlegolfed'Aden, à l'exception du territoire britannique. Ce qui peut vous donner une idée de l'importance de cette petite colonie, c'est l'activité qui règne dans les villes, dans les campements. Sa population y est encore assez considérable. Ainsi Massaouafa, capitale de la colonie, dans l'île de ce nom, compte, environ 16.1K)0 habitants, chiffre relativement élevé dans ces contrées de la mer Rouge. La ville possède un chemin de fer de 27 kilomètres qui conduit à
Saati. A 13 kilomètres au sud de Masaouah, Àrchico, i la côte des Danakils, compte une population de 14.000 1 bitants.
Assab, à 60 kilomètres du détroit de Bab-el-Mandeb, p aède un port bien abrité sur la pi âge de Boula, à un kitoi tre au sud d'Àssab et ne compte que 600 habitants ; m cette petite population fait cependant un peu de comme avec la côte arabique, Aden et Hodeidah.
Kéren ou Chéren, au nord-ouest de Massaouah, di l'intérieur, possède 3.500 habitants.
Saati, qui est relié par un chemin de fer à Massaoïi est un poste fortifié, et c'est un centre de commer Comme vous le voyez, il y a dans cette partie africaine, bel embryon de colonisation dont les Italiens sont les u ires. Us ont nn grand intérêt à garder ces colonies, e l'ai dit l'année dernière, nous avons nous-mêmes le dev de conserver les quelques postes comme Cheik-Sald, ( nous possédons àl'entrée du golfe d'Aden, parce que cha( point de ce littoral a une grande importance stratégiq augmentée encore depuis le percement de l'isthme de Su II ne faut pas non plus perdre de vue que derrière toutes petites possessions européennes se trouve le grand em[ de Ménélick dont la population est relativement très civ sée ; par suite de cette civilisation très réelle, acquise def des siècles déjà, nous voyons dans cet empire une sonrcf commerce qui deviendra do plus en plus considérable d l'avenir, quand on aura su multiplier et consolider les n tions entreceltorace africaineet les européens. Des rapp( cordiaux existent déjà entre nous et cette population, pa que Ménélick a toujours rjontré une affection particuli pour la France qui doit s'appliquer i, la conserver, se servant ainsi do nouveaux débouchés pour son comme •d'exportation. Si l'Italie dans^do très mauvaises conditic
trouve lemoyen d'avoit daii^ ces contrées torridu^, des viK les n^ftz importantes, faisant un commerce de jour en jour plus flclif, il est à pri^sumcr que nous aussi, d^ns les petit!4 territoires que nous possédons, nous pouvons et devons y trouver tin certain profit.
Les Italiens sont très fiers de leurs possessions ; il» les entretiennent avec un soin jaloux. Ils y envoient tciirs fils, leurs commissionnaires en marchandise, leurs représentants de commerce.
Ils sont même peut-être à la veille d'occuper d'autres points ; mais comme ces hypothèses sont du domaine de la politique pure, nous n'avons pas k nous eu occuper dans un cours de colonisation comparée. Je vous demande donc la. permission de vous indiquer le iait sans m'y arrêter. Je pré ■ fère attirer plus longuement votre attention sur les colonies spontanées de l'Italie, car en en parlant, par un hasarJ singulier et par l'enchainoment logique des faits, je vais revenir très exactement à ma leçon inaugurale qui, si vous vous en souvenez, traitait delà politique coloniale française.
Dans cette première leçon, j'exposais la situation économique de notre XX* siècle et je vous raoïilrais comment, à côté de la mobilisation du capital cITcctuéc par les compagnies à actions, par les moyens do transport:*, par le télégraphe et le téléphone', en général par Ja vapeur et l'électricité, ît, côté donc de celte mobilisation du capital venait immédiatement se placer la mobilisation du capital salarié, du capital humain, si je puis m'exprimvr ninsï. Ce capital vivant, formé de Lras et de courage, commence à * circuler librement à travers le monde. Je vous montraiscomment des hommes, des travailleurs. françaistrouvaient le moj en de's'occupcr pendant quelques années en Amérique ou ailleurs, et rcvenaientdans leur pays natal, en France^
se reposer de leurs labeurs. C'est un des grands mènes de l'ordre économitjue international de ce dé de et à ce sujet il y aurait à exposer toute une série dont je vous énonçais quelques-uns l'année demi bien , aujourd'hui, enserrés par un cercle logique, sin nous en revenons à examiner la question de plus pvi tireruno foule de conséquences de la plus haute grav séquences dérivant, par la force des choses, non se de la politique cc-loniale, in.iis de la politique eur générale. Je vous ai dcji dit que deux peuples et seulement possédaient ce qu'on nomme des coloni tanées. (I)
Ces colonies spontanées sont généralement pro par la pauvreté du peuple qui les forme, ou par ai natalité. La pauvreté, pour l'Allemagne par eiemp pas toujours la cause primordiale de l'émigratii peuple. II y a des peuples pauvres, et néanmoins t vailleurs, qui se contentent de leur pauvreté et' i chent pas à la faire disparaître par l'émigration ^ contrées plus clémentes, aux productions plus réi trices. Tels sont les Espagnols k l'heure présente. Il pourtant un de» premiers peuples colonisateurs du mais il est à remarquer que les nations de race mus généralement pauvres chez elles, n'émigrent pas Espagnols descendent en partie des Maures. Si 1' gne — dont la pauvreté est tout à fait relative, c des parties allemandes très riches, — sil'Italiedontc contrées au sud, sont plongées dans une véritable sont au premier rang sur les listes d'émigrations, cependant pas à cette pauvreté que l'Allemagne e
(1) Les Suisses sont tiien répandus en grand nombre dans le i mais plus éparpillés et sans former «les colonies de peuplement, de denses, à proprement parler.
doivent de tenir le record dans la coloniaaliOD spontanée. On doit attribuer cet effet à leur éuorme natalité. Ces deux nations sont très prolifiques ; les allemands, les italiens ont beaucoup d'enfants, alors que les français n'en ont plus, et la quasi-misère nationale résulte de ce débordement de natalité.
C'est pourquoi les Italiens surtout s'en vont coloniser, ou plutôt séjourner un peu partout à travers le monde — les allemands sont surtout enclins k se diriger vers l'Amérique, aux Etats-Unie particulièrement, ainsi qu'au Brésil, — et surtout k la République Argentine, dans l'Amérique du Sud. Les colonisations spontanées sont tout à fait remarquables de la part des Italiens, et vont, chaque année en augmentant d'importance.
La République Argentine a une superficie de 9.885.620 kilomètres carrés, avec une population de près de cinq millions d'habitants, dont près de deux millions d'étrane:ers — américains, italiens, espagnols et français — etc. Il n'est pas téméraire de dire que l'élément américain tend i y disparaître de plus en plus, englobé par l'émigration européenne. Lea Espagnols sont les premiers colons du pajs, ils y restent presque toujours, mais n'augmentent pas ; les Français y sont représentés dans la proportion assez sérieuse de 300.000 à peu près. Donc nous pouvons dire que sur ces deux millions d'étrangers, une très grosse majorité appartient aux Italiens qui y sont représentés dans la proportion de moitié.
Le commerce avec la France s'élève en chiffres ronds A 265 millions, dont 213 millions pour les importations da pays en France, et seulement 52 millions pour les importations de Franco. Ce dernier chiffre n'est pas brillant, et nous pouvons bien affirmer que c'est par notre faute si nous ne le voyons pas prendre plus d'importance. En effet,
par je ne sais quelle négligeDce, ou par suite de préjugés fondés sur la distance, nous n'envoyons pas dans cette Amérique du sud, nos commis voyageurs et nos représentants de commerce pour y faire connaître les produits de nos industries nationales. Le chifire global de 265 millions pourrait augmenter dans de fortes proportions ; il n'y aurait pas & craindre la concurrence américaine en l'augmentant, car ces contrées nous envoient des produits qui ne sont pas similaires aux nôtres, ou des matières premières que nous utilisons dons notre fabrication. Si nous en recevons des blés, c'estque nous en avons besoin par suite del'insuffisancedenotreproductionpergonnelle.Nousavons tout lieu de nous réjouiv des relations commerciales établies avec CCS contrées américaines, et de chercher à les multiplier ; d'autre part il nous est permis de penser que les Italiens font avec ce pays un chiffre d'affaires également considérable. Bueoos-Ayres aplus de un million d'habitants, dont 300.000 européens environ sur lesquels on compte 50.000 français. C'est une superbe ville, grâce à sa belle situation, ayant un commerce actif, l'un des plus importants de toute l'Amérique du sud. Ce qui dénote que la population italienne s'y trouve nombreuse, c'est la présence d'une presse italienne représentée par plusieurs journaux. Dans toute la République Argentine l'élément italien fournit d'excellents ouvriers agricoles, main-d'œuvre de premier ordre qui y est recherchée pour mener à bien les grandes exploitations nationales, concernant plus particulièrement soit les céréales, soitle vin, soit l'élevage. Ils n'ont pas en mains des cipitaux leur permettant de se livrer à ces exploitations pour leur propre compte, mais ils représentent la meilleure main-d'œuvre agricole, ainsi ^e mo l'affirmait encore dernièrement un colon anglais qui avait pu en juger de visu.
Généralement ils sont très sobres, habitués qu'ils sont à ime assez grande misère ;ilsne8*adonneiit pas aux alcools ; pour eux l'acclimatation est moins dure, puisque le climat natal est relativement chaud, plus chaud que celui delà France, ca qui donne une supériorité k l'Italien sur le Français, comme résistaDce physique, en pays méridionaux.
Comme vous le voyez, la République Argentine repréaoate bien dans son ensemble la première de toutes les colonies spontanées des italiens, et on peut même dire la première des colonies spontanées à travers le monde. Non qu'il n'y ait point des colonies spontanées très importantes d'allemands aux Etats-Unis ; mais il se produit une grande différence dans la manière dont ces deux nations européennes s'installent en terres étrangères. Tout le monde sait que les allemands perdent presque immédiatemont le souvenir de leur nationalité, et souvent de leur langue, sinon à la première génération, du moins presque toujours ft la seconde ; ils arrivent & parler anglais. Il n'en est pas de même des italiens, qui toujours conservent ' leurs mœurs, leur langue et le souvenir de leur patrie. D'où c< la vient-il ? Est-ce un hommage rendu à la merveilleuse qualité d'absorbtion que possèdent les Etats-Unis, est-ce un grand défaut ou une qualité de l'allemand, un défaut ou uno^ualité des italiens qui gardent partout leur nation-ilité, comme partout les français gardent le goût de leur langue ?
C^omme les italiens restent plus longtemps italiens, il eu résulte que lorsqu'ils forment des groupements de un n>illion d'habitants comme celui de la République Argentine, possédant des journaux et un commerce italien, nous po'ivons dire que l'on se trouve en face d'un embryon de société italienne, d'une colonie, italienne en formation, et do même que les Anglais, en 1763, n'ontpas pu étouffer en-
tiërementrélé.nent français au Canada, bien qu'ils y aient déployé toute leur science politique, de même l'élément américain ne pourra pas absorber complètement l'élément italien à la République Argentine.
Si noua passons au Brésil, nous voyons une Buperfiiie de 8.361.350 kilomètres carrés, importance territoriale énorme, occupée par 18 millions d'habitants. Nous nous trouvons, au point de vue superficie et population, eu face d'une très grande république, qui va jouer un rôle de premier ordre dansl'histoii'e du monde, avant peu de temps. Je vous ai déjà dit que lorsqu'il s'agit d'un peuple naissant dans certaines conditions, il se traîne peut-être misérablement pendant un siècle ou deux, parce qu'il n'a point un chiffre de population nécessaire pour mettre un aussi vaste territoire en exploitation, et souvent aussi, parce qu'il lui manque les capitaux demandés par le sol. Certains territoires riches comme productions en pays neufs, peuvent être dan.s une misère noire, lorsqu'il s'agit du numéraire. Au Brésil, nous constatons que le change peut atteindre 400 0.0 et plus, ce qui ne suppose pas un pays très riche en capitaux ; on peut y mourir de faim si l'on ne cultive pas la terre et, pourtant il n'y a pas dans cette contrée riche en productions, de misère territoriale, mais une pénurie d'argent et de bras. On n'a pas eu la sagesse de faire des chemins de fer assez vite ; il semble que ce vaste Etat doive rester longtemps dans un état embryonnaire, et il n'est rien fait encore dans beaucoup de province, pour mettre en valeur les richesses naturelles du sol. Ils n'ont pas imité une république voisine qui a consacré près de 150 millions à l'établissement d'une voie ferrée ; et pourtant au Brésil ce serait le plus sue moyen de se relever, de prendre l'importante place que ses productions lui réservent.
Le commerce avec la Franco ne dépasse guère 130 mil-
lions, dont 69 millions pour les importations en France et 61 millions pour les eiportations de France. Nous constaterons en passant que si au Brésil le chiffre d'afiaires est pour nous moins grand qu'à la République Argentine, du moins, la balance commerciale est meilleure, puisqu'À 8 millions près, il y a égalité entre nos importations et nos exportations.
Rio-de-Janeiro, dont je vous ai cité maintes fois le nom & propos de sa baie magnifique et de ton port, est la première Tille de l'Amérique du sud par son chiffre de population et aussi par le mouvement scientifique et littéi aire qui s'y remarque. Le commerce y est le plus important du Brésil. On y compte ft l'heure présente plus de 700.000 habitants.
Bahia, a été la capitale du Brésil jusqu'en 1763; c'est aussi une ville très commerçante dont la population est d'environ SOO.OOO habitants. Para a 130.000 habitants, Pernamhuoo port et place forte, 300.000 habitants. Sao Paulo, chef-lieu d'une province industrieuse, se livre à la culture du thé ; on y compte une population de plus de SOO.OOO habitants.
 l'heure présente nous nous trouvons en face d'une contrée, qui mieux exploitée, ayant une plus grande populatiOD qui ne peut que s'accroître, va devenir une des plus importantes, une des plus considérables républiques de l'Amérique du sud. Nous pouvons y remarquer un très grand mouvement italien, des sympathies très marquées en faveur de la population italienne et aussi, chose favorable pour nous, une préférence marquée pour les modes et les mœurs françaises. Les français ont fondé au Brésil, la jolie ville de Sao-Luiz-de-Maranhao en 1613.
Je crois vous eu avoir assez dit de ces deux Htats de la République argentine et du Brésil pour vous faire augu-
rcr ce qui arrivera demain dans ces paya. Je puis dire tout le nionde européen espère multiplier les relations btiea entre cette partie du continent américain et nos gr centres commerciaux. Un autre progrès peut en s'opérer, peut-être moins rapidement & cau»e de la i chaUnce espagnole, l'apathie dans laquelle se trouve p gée cette race, à cause aussi de notre peu de tendanc déplacement, mais, malgré cela, et à cause de ces colc italiennes spontanées, nous pouvons présumer que tfi tard, la race latine prendra dans ces contrées sud>an caines la première place ; l'élément anglo>saxoo tendri disparaître et disparaîtra même un jour, absorbé par 1 ment latin. Et ce sera double profit pour les espagnols e italiens en particuliers, parce que les grandes province centre sont des pays de valeur commerciale et écon( que de premier rang. Les Italiens l'ont compris et > pourquoi nous voyons une forte partie du l'émigration Uenne se porter vers ces régions sud-américaines. (' propos de cette émigration italienne, je tiensà attirer v attention sur le rôle qu'elle peut jouer dans notre syst économique français. Il y a pour nous un grand intérê à cette émigration et c'est pourquoi je vais vous lir rapport de notre ambassadeur, qui a recherché les relat existant entre l'Italie et la France à propos de cette q tion.
Ce rapport est tout récent, puisqu'il est daté du 29
Le voici :
(1) A l'heure présente les émigrants italiens temporaires rapportent c année plus de 60 millions de salaire dans leur pays et ceux qui «ont défii ment établis à l'étranger cn\0}'ent plus de 12 millions à leur Tamille annuelle
Certains économistes vont même jusqu'à affirmer qu'il rentre ainsi p deux sources de production plus de £00 millions en Italie, ce qui serait
Lire à ce sujet ma brochure : L'avenir de la race latine.