CLASSIFICATION DES COLONIES
VittstroctïoD M répandra plus uaiformémeat; le bien-être circule et circnlera avec une égale pression dans les canaux les ^ fhu hambles de notre société démocratique ; il n'y a plus de j cadets ponr s'en aller et laisser la place à leurs aînés ; pour - toutes ces causes, en compensation de tous ces bienfaits, la ^ Prmace doit probablement se résigner à ne pas devenir la plus peaplante des nations; qu'elle augmente sa natalité dans la neaare du possible, par une sage émigration, mais il faut . bnnerson ambition. Elle n'a donc pointàsonger à des colonies ia peuplement, comme furent jadis les Étals-Unis, comme le Canada, comme l'Australie. On comprend que devant l'exubiruiee de la population de l'AUemagne, le Conseil économique de l'empire ait émis, en 1881, le vœu que 125 millions soient consacrés en dix ans à acquérir des terres vacantes, pour y fonder des colonies ; mais notre situation en France est diSërente. D'ailleurs, il n'en est plus beaucoup de vacants de continents inoccupés!
Les colonies de commerce conviennent, au contraire à la France ; elle a de l'argent plus que des hommes, elle a une marine importante ; le caractère français est entreprenant plus que patient. Qu'elle établisse, par voie paci&qup, des comptoirs, des factoreries, comme les Portugais en ont en Afrique et en Asie, comme les Hollandais en ont aux Indes, comme les Anglais en ont à Aden, 4 Singapore, à Hong-Kong. Si je voulais poursuivre la comparaison si féconde entre la colonisation et la reproduction, je dirais que l'arbre français est trop vieux pour se reproduire par graine; il porte les meilleurs fruits, il est très heureusement modifié par la haute culture; qu'il propage donc ses qualités par la greffe, qu'il dépose quelques-uns des jeunes rameaux que représentent les générations nouvelles, sur le tronc de quelque vieille société orientale: avec cette sève attirée A lui il retrouvera sa puis* sanw, sa jeunesse et sa force, sans rien perdre de ses qualités de culture; que pacifiquement le peuple français prenne parla roaio quelque société attardée, mais pleine d'avenir; qu'il lui
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enseigne comment la civilisation est supérieure à la barbarie, qu'il en fasse un associé, un élève, un ami.
Il possède d'ailleurs une colonie mixte, moitié colonie de peuplement, moitié de commerce : qu'il s*adonne à celle4i. qu'il rompe avec les vieux préjugés et, puisqu'il convient de solliciter en France une émigration, qu'il fasse tout povr attirer sur cette colonie le courant grossi et fécondant des émigrés français.