‹ La colonisation scientifique et les colonies françaisesChapitre 16 sur 122 · L*ÉMIGRÉ · texte numérisé non relu

L*ÉMIGRÉ

du mouvement d'immigration dont elle est le centre. U mortalité des colons nouvellement débarqués est en effet toujours très supérieure à celle des colons déjà installés et plus ou moins acclimatés ; la différence sera d'ailleurs d'aotant plus grande, que le climat de la colonie différera davantage du climat quitté par les émigrants. Walther a constata qu'à la Guadeloupe la mortalité des immigrants est de 7,56, tandis qu'elle est de 3,28 pour le même nombre de créoles, dans le même temps ; si donc la colonie reçoit encore beaucoup de nouveau-venus, cet apport continu pourra pendant quelque temps augmenter notablement le chiffre de ses décès, sans qu'il faille trop s'en alarmer, pourvu toutefois que le phénomène ne soit que passager ; en résumé, comme le dit le docteur Vallin, la colonisation élève les naissances, mab la colonie (à son début et si elle est peu salabre) élève h mortalité.

§ 4. Acdi maternent. Importance du temps. — Lorsque Texcès des naissances sur les décès se maintient constammeit au même chiffre supérieur, on peut dire que les colons soat acclimatés à leur nouveau pays. Cet acclimatement est nécessaire et indispensable. Il se caractérise, toutes les fois q«*il existe, par un certain nombre de modifications dans la structure, dans la composition physico-chimique des tissus des humeurs, par un certain nombre d'aptitudes on d' nitês physiologiques et pathologiques, par un habiius total Le Yankee, certes très acclimaté, diffère de T Anglo-Saxon qui la produit et ne se rapproche pas du Peau-Rouge, ainsi qie Tout prétendu les partisans excessifs de l'action du niilie«. Cette action est déjà assez puissante pour qn*on n'ait pas besoin de lexagêrer : il a pris un cachet à lui, caractérisé par la maigreur, la perte du tissu cellulo-adipeux, la diminnlioa du système glandulaire, surtout chez la femme, enfin par activité toute spéciale. Il est complètement acclimaté et est Terreur de ceux qui pensent, que, si Téraigration cessait, lei

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