CROISEMENT AVEC LES INDIGENES
autres métis de Hollandais et de noirs sont connus sous le nom d'A/rikanders, Les nombreuses tribus cafres résultent d'un mélange, qui remonte à une très haute antiquité, de sang nègre et de sang sémite. Le mélange du maure et du nègre a produit la population très active des Toucouleiirs; enfin celui (le réiément turc et de l'élément maure a produit la population très féconde et remuante des Kouloughlis,
En Asie le Chinois, bien que relativement pur, nous offre cependant un mélange de sang jaune et de sang blanc allôphyle. Il en est de même du Japonais^ chez qui se retrouve, en outre, Télément malais. UJndou nous présente un inextricable mélange de trois races, qui sont dans Tordre chronologique où elles se sont superposées, la noire autochtone, la jaune et la blanche; enfin, la femme indoue des castes inférieures, c*est-à-dire celle qui présente une prédominance du sang jaune et surtout du sang noir sur le blanc, a donné, avec Tanglo-saxon , un certain nombre de métis, environ 60000, qui sont connus sous le nom d'EnropasiefiSj Eurasiens ou Half-Caste^ Middlrace^ Country bom. On a songé à faire, à Bombay, un régiment uniquement composé de ces Indo-Anglais ; intelligents, ils sont généralement employés dans les télégraphes et dans les différents bureaux de Tarmée. Il faut encore, dans l'Inde, citer les Topas^ métis de Portugais, de Français, de Hollandais, avec la femme indoue.
Les Malais sont eux-mêmes issus du croisement de plusieurs races. Leur croisement avec les Chinois semble excell<*nt ; du croisement du Chinois avec la Malaise est résultée en effet une popujation très laborieuse, qui, dans plusieurs points, notamment à Malacca, a constitué une véritable petite Chine. .\ux Philippines, notamment à Luçon, les métis de Chinois et ceux d'Espagnol avec la femme (ntjalc ont formi* une population excellent!* ; à Luron, A ccSté de 5 000 européens et de lOOOO Chinois, on trouve L>0 000 métis d'Espagnol et 10000 métis de Chinois ; partout le commerce ebt entre leurs mains. Je le répète, le peuple chinois est appelé à jouer un
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grand rôle dans le croisement des races qui régénérera quelque jour le vieux globe.
Je dois encore citer, à Java, les Lipplapefi, métis de Hollandais et de femme indigène et, à Mindanao, 8000 métis d'Espagnol et de femme indigène, qui semblent avoir réussi.
J'ai dit que TAustralie semblait ne pas donner de croisements eugénésiques ; on prétend cependant qu'en 1825, Stokes vit, dans le détroit de Bass, une population très douce, qui résultait du croisement de pécheurs anglais avec des femmes tasmaniennes.
L'Océanie nous donne de nombreux exemples de métissage. Je ne veux citer que celui de la petite ile Pitcairn, car il est bien propre à montrer ce que peut devenir une race de métis, quand elle est dans de bonnes conditions de milieu. En 1789 des matelots anglais, au nombre de 9, se révoltèrent, abandonnèrent leur pavillon et se réfugièrent dans cette petite ile, alors inhabitée. Ils emmenaient avec eux 6 Tahitiens et 15 Tahitiennes. C'était plus d'Hélènes qu'il n'en fallait pour allumer la guerre: elle fut terrible et, en 1793, il ne restait plus que 4 blancs et 10 Tahitiennes, qui s'entendaient à peu près. Ils s'entendaient même si bien, que le capitaine Beechey, visitant cette ile en 1825, y trouva 66 individus issus des premiers arrivés. En 1830. la petite colonie comprenait 87 personnes; en 1856 elle s'élevait à 193 individus. Voilà donc une population de métis, qui avait doublé en 25 ans et triplé en 33 ans. On ne saurait soutenir qu'elle était en voie de dégénérescence.
Mais si nous voulons voir ce que peut faire le croisement, allons en Amérique. Nous y trouverons, au Canada, les Boishrûlés, métis de Français et d'Algonquine, d'Iroquoise ou de Huronne; nous trouvons même, dans le Kansas, quelques métis d'Anglais et d'Osage; au Mexique surtout nous voyons l'énorme quantité de métis, qui résulte de l'union de l'Espagnol avec la femme indienne. Le docteur Jourdanet estime