PAYS CHAUDS
de mélanges antériears, un élément finnois, ils se croisent en Sibérie ayec les femmes ougriennes et donnent ainsi naissance à une population métisse facilement acclimatée.
§ 3. Pays chauds. — Les pays chauds sont souvent moins propres à Tacclimatement que les pays froids. Vitruve avait déjà de son temps apprécié combien le déplacement d*un pays moins chaud vers un pays plus chaud est plus pénible qu*un déplacement équivalent mais en sens inverse, car il disait : Qu€r a frigidis regionibus corpora iraducinitur in calidas non possunt durarCy sed dissolvufitnr, Quœ aiUcm ex calidis sub septentrionum regioyics frùjidaSy non modo non laborant immtUatione loci valctudinibnsy sed eiiam confirmantur. D'une manière générale la mortalité d'une race augmente, a mesure qu'elle se déplace vers réquateur ; les Allemands, sauf dans certaines conditions ^|K•ciales que nous apprécierons tout à l'heure, échouent au î»Ufl de la Méditerranée ; leur mortalité est en Algérie de WK tandis que celle des Espagnols y est de 'M ; les troupes anglaisi*8*ont à Malte une mortalité très supérieure à celle «les troupes maltaises : les premières ont une mortalité de lô.'J pour 1000, les secondes en ont une de i>,r) pour 1000. Li nature même des mahidies diffère chez hs Anglais et les Maltais; ainsi les maladies gastro intestinales sont 5 fois plus fréquentes chez les premiers que chez les seconds. Les Espagnols, h»» Portugais réussissent au contraire fort bien dans les pays chauds : à Cuba leur mortalité est moindre (|u'en Espagne et le rapport des naissances aux décès est dans ce pays dr Il à 24 ; aussi la {topulation s'est-tdle élevée, de 177 1 à ISlil , du chiffre de W 1 10 à celui de 7ÎKMS J. 11 est vrai que l'émigration a contribué pour une part ;'i ce résultat. A Porto- Rioo la population blanche, c'rst-à-din» espagnole, a |>assé, dans lapérioilo lsr)MsOL di^ lss<)7() à ;{(M) KM). Quant aux Français, ceux du nord ne s'acclimatent pas dans les pays chauds auss»i facilement que ceux du midi. Dans le choix des
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lent iiuAt-n de vivre «i:iîi> les i«avs «'huuis, »"*est de comhallre Tangineiitation de chaleur due au déplacement en latitude^ CB dierchant dans an déplacement vertical, en altitude^ une dimiBoUon proportionnelle de la température. Les médecins koUandaîs déclarent tous, que la culture est impossible i hmx% compatriotes sous les tropiques, sauf sur les hauteurs ; las Hdlandais» qui cultivent le quinquina sur les hauteurs de JaTa, se portent en effet bien. Les Anglais, dans Tlnde, se réfugient pendant les grandes chaleurs dans leurs sanilaria dea Nilghérîes. A la Réunion les petits blancs ne sont prospères, que parce qu*ils vivent et cultivent sur les hauteurs. Il en est de même du plateau de TAnabuac, au Mexique, et des plateaux du Liban, ainsi que des montagnes de la Kabylie où Tlemcem, Médéah, Sétif, Uatna sont des localités saines et où les Alsaciens-Lorrains, qu*on a établis dans les villages de Tizi-Ouzou, Azib-Zamoun, Itou-Kalfa, réussiront peut-être à s'acclimater malgré la latitude trop basse pour eux.
%b. Le danger des pays chauds réside surtout dans C impaludisme. — « Deux grandes questions, dit Uouchardat, dominent riiygiêno du séjour dans 1rs régions tropicales : la misère et le marais. > Il est incontestable, en effet, que ce qui est surtout tlangereux dans les pays chauds, cVst moins la chaleur en elle-même (}ue les manifestations tellurifjues auxquelles elle donne le plus souvent naissance; c*est moins le ri«*l que le sol (|ui est reilouUible. La santé des équipages à la mer se maintient bonne, même sous les latitudes é(|uatoriales, et les maladies surviennent surtout, au moment où Ton s'approche des côtes et alors qu*on se plare sous leur vent. Les colons eux-mêmes résistent assez bien, tant qu'ils ne Veulent pas colert\ cultiver la terre, la remuer, la retourner et mettre à nu les germes quelle contient. A la rigueur, disent les médecins hollandais, qui se sont U*aucoup préoccu-
pés de ces questions, les colons peuvent vivre à Java, mais à la condition de ne pas cultiver eux-mêmes, de ne pas défricher le sol. Ce n'est que lorsque le sol est depuis longtemps défriché, cultivé, que l'écoulement des eaux, leur absorption par les végétaux ont été assurés, que le marais disparait et que le pays devient sain. En réalité les bases d'une colonie dans les pays chauds sont d'autant plus solides, qu'elles reposent sur un plus grand nombre de squelettes de défricheurs de la première heure!
La première enquête à faire avant la fondation d'une colonie est donc relative à l'existence ou à Tabsence de marais et des manifestations pathologiques qu'ils provoquent chez les habitants, y compris les animaux. Les anciens ne manquaient pas du reste avant d'établir, ne fût-ce qu'un camp, dans une région, de sacrifier quelques animaux pour examiner leurs viscères. Les augures pouvaient rire entre eux du caractère religieux que le vulgaire donnait à cette cérémonie ou qu'on tentait de lui donner, mais au fond ces sacrificateurs relativement instruits cherchaient dans le foie et dans la rate des animaux le signe constant de Timpaludisme. De nos jours pas un boucher de la Sologne ne se trompe non plus sur la valeur des lésions de la rate, qu'il rencontre à l'abattoir. Vitruve, daus son traité de Electione locorum salubrium^ approuve avec raison cet usage antique ; il recommande même d'examiner les plantes et il cite, à l'appui, l'exemple des deux rives du fleuve Pothérée, qui coule, dit-il, entre les villes de Gnosos et de Gortyne, en Crète. Les animaux qui paissent sur une des rives, ont une rate tuméfiée, tandis que ceux qui paissent sur l'autre, n'en ont pas l'apparence. Vitruve ne doute pas que cette immunité soit due à ce que sur la rive saine, on trouve une plante qui diminue la rate, quod eiiam asplenium Cretenses vociiani. Les Cretois attribuaient à tort à la plante en question un pouvoir direct sur la rate, mais en réalité, la présence de cette plante, qui poussait dans un terrain où les animaux ne prenaient pas une grosse rate.
IMPALUDISMB. 95
prcniTe qu'elle ne se plaisait pas dans les terrains marécageaz; il suffisait donc de la rencontrer dans un endroit, pour présumer que cet endroit n*était pas marécageux. Ces consultations ne sauraient être trop demandées à la flore des pays oà Ton se propose d*aller coloniser. C*est ainsi que lorsqu'on monte de la Vera*Cruz sur le plateau du Mexique, Tapparition du chêne vert indique que Ion a dépassé la limite de la fièvre jaune.
Si Ton peut être directement renseigné sur les maladies ou sur la mortalité du pays, cela vaut encore mieux ; ainsi le D** Lombard a fait une remarque assez importante : « Recherchez, dit-il, la saison dans laquelle tombe le maximum des décès; si c'est en été, tenez pour certain que le pays où s observe ce maximum est essentiellement marécageux. »
Ces renseignements ont d'autant plus d'importance, que, je le répète, c'est à l'impaludisme que les pays chauds empruntent leur caractère pernicieux ; il me suffira d'en citer quelquesuns à titre d'exemple :
L'estuaire du Gabon est inhabitable même pour les nègres et cependant des envahisseurs à peau noire, les Pahouins, s'avancent vers lui par une migration progressive.
L'Kgypte est incapable d'être colonisée par les Kuroj)éens : le D»" Schnepf disait, au bout d'un long séjour en ce pays, ne pas connaître une seule famille européenne, qui ait prospéré et qui se soit propagée dans une suite <le plusieurs générations. Avis aux Anglais! L'impalu<lisme ne joue, du ri^U\ jms ici le principal rôle et le ciel semble au moins aussi inclément qui* Ir sol; un grand nombre des (*nfants euro|>éens y meurent de méningite. Méhémet-.Mi, qui a eu pnVs <le o ni enfants, n'en a laissé (|u«Mlrux adultt^s; 1rs nègres eux-métncs ne s'y arrlimateul pas.
La Cote-d'^ )r et Sii-rra-Leone sont pour b*s Kuropécns un dt*s climats telluriques l«s plus pernicieux. Pour le I)M\)lin, le S4*ul fait d'y résider constitue pour le soblat européen un <tanger aussi grand que l'invasion d'une épidémie très grave de
fièvre jaune ou de choléra. De 1817-1837, la garnison anglaise de Sierra-Leone a donné pour 1 000 hommes 2973 entrées à rhôpital et 483 décès ; aussi les Anglais ont-ils fini par renoncer aux garnisons européennes et par adopter îe système des contingents noirs; encore ceux-ci sont-ils eux-mêmes fort éprouvés.
Dans tous ces pays chauds, Timpaludisme, ainsi que la judicieusement montré le D' Pauly, est dû au manque de ventilation. Certaines parties de l'Amérique centrale en sont surtout un exemple : ainsi la côte des Mosquitos et celle de Costa-Rica sont inhabitables pour TEuropéen. La nature}' est superbe, mais le climat chaud, humide, énervant, comme un parfum, n'est compatible avec aucun mouvement; dans toute cette partie de l'isthme de Panama le sol, le long du golfe du Mexique, est absolument horizontal, dans une largeur do 6 ou 7 lieues tout au plus et la côte aboutit, dans ce court espace, au mur abrupt des Cordillères, sur lequel se heurte l'alizé nord-est. Il résulte de cette disposition une véritable stagnation de l'air, qui reste calme et immobile. La même disposition amène le même résultat à Aspinwall, où les nègres seuls peuvent vivre. Aussi tout s'y vend-il cher, dit Elisée Reclus, car on n'a pas le temps d'attendre longtemps la fortune ; il faut se hâter de s'enrichir et d'aller jouir ailleurs, car le père qui amène là ses enfants, ajoute le voyageur, les tue aussi sûrement, que s'il leur plongeait un poignard dans le cœur. Le chemin de fer de l'isthme a coûté la vie de milliers de travailleurs, pour la plupart irlandais ; la panique s'empara des Chinois, (^ui se tuèrent et on prétend que les cadavres d'ouvriers sont aussi nombreux que les traverses de la ligne; en tout cas ce chemin de fer a coûté cher, environ 500000 francs le kilomètre. On en peut dire autant, comme insalubrité, de Porto-liollo surnommé, malgré son site enchanteur, € le Tombeau des Espagnols ».
Dans l'Amérique du Sud Rio-de-Janeiro, dont l'air est rendu stagnant par la ceinture de montagnes qui met la ville
IMPÂLUDI8ME. 07
à Tabri de l'alizé sud-est et qui d'ailleurs se trouve dans la Tjone des calmes, jouit également d'une assez mauvaise réputation. C*est d'ailleurs un des points les plus humides que l'on connaisse : l'hygromètre y est toujours à saturation, ce qui rend la chaleur encore plus insupportable.
Mais si nous voulons voir une colonie insalubre, parlons de rinde ou, du moins, de la plus grande partie de la presqu'île de rindoustan, pays mal ventilé, chaud, humide, impaludique et bien propre à maintenir la population dans cet état de mollesse légendaire, qui en a fait le jouet de tous les conquérants successifs, superposés dans ce pays sans jamais s'être acclimatés, jaunes et blancs, Mongols, Afghans, Européens, Anglais pour le moment. Deux régions de l'Inde sont particulièrement insalubres. Tune au pied de l'Himalaya, le Teraï, l'autre à l'embouchure du (lange, la région des Sonderbunds.
I^ Tcraï ou Tarifjnnn est une bande horizontale, qui s'étend au pie«l do rilimalava, à une altitude do ÎKM) pie<ls au-<lossus du nivoau do la mer; c'est la forêt impônétrablo, la junglo, lo marais. Au inomont dos «^^randos pluios l'atmosphère chaudo et étouffante y ost,<lit un vovajjrour, plus postilontielloquo dans la célèbre grotte du Chien (nol)or). Malheur aux Kuropi'îons <|ui s'ongai^ont dans cette zono do mort où règne un épais brouillard nommé Oui (lo hibou) par les Indous ! Los singos oux-mênus s'onfuiont d'avril à ootobro ; lo tigre monto dans rilinialya: Tantilopeot losanglior iloscend«nt dans la plaine.
La région <lrs Suivlcrhumls, dans lo delta <lu Gange, ost une zono plate, au milieu do laquollo lo grand flouve étalo à Taise, sr»us 1«» .soloil do rindo, .ses oaux (jui rhariont <los cadavres. La fièvre toujours, lo olioléra souvt*nt y rè^rnont sur uno étonduo d«- .V) liouos do long ot do 20 à 'M) do largo ; «lans certaines sai- .v)nH tout Kuropécn ostsûrd'y ron<'<uitrorla mort. Calcutta se rossont do rt»s conditions fâcheuses: la vie y est, pendant les grandos chah*urs, absolument imjK>ssiblo ; on \\y dort qu'à grand renfort do punkas; on n'y mango que gnlce au karri,
98 CHOIX DBS COLONIES.
au piment ; on ne sait comment se soustraire au soleil, que y. Jacquemont appelait « Tennemi public > et qui n*est caché que par un brouillard digne de Londres, qui donne aux poumons la sensation d'une étuve. Le sol y est tellement marécageux, que les édifices s'y fendillent, dit Heber.
Du reste, dans tout le Bengale, la mortalité est énorme ; elle frappe nolamment les enfants européens ; ainsi, tandis que, en Angleterre, la mortalité des enfants de 0-5 ans est de 67,58 pour 1000, celle des enfants anglais dans le Bengale est, à cette période, de 148,10. De 5-10 ans la mortalité, qui est de 8,80 en Angleterre, devient 17,73 au Bengale ; de 10-15 ans la mortalité, de 4,98 en Angleterre, devient 11,51 au Bengale. Quant aux adultes TuUoch assure, que, de 1823 à 1836, 23431 militaires européens ont donné 13596 cas de fièvre; il cite ailleurs, encore au Bengale, une troupe de 8 700 hommes, qui, en 7 ans, présenta 4 722 cas de fièvre.
Le Bengale ne jouit pas seul de ce privilège : à Madras la fièvre figure pour 50 **/o dans les maladies et à Bombay pour 40 7o dans les décès.
On voit combien il importe de se méfier de ces pays enchanteurs, où les splendeurs de la végétation, Tintensité du soleil ravissent pour un instant nos yeux européens, mais où nous ne tardons pas à regretter nos climats plus pratiques.
§ 0. Pays chauds satis impaludisrne. Ventilation. — Combien sont diflërenls les pays, où une large ventilation modère la chaleur et empêche surtout les phénomènes paludéens de se produire!
D'une manière générale, et cela pour des causes diverses, rhémisphère sud est incomparablement plus sain que Thémisphère nord; Timpaludisme en particulier y est beaucoup moins fréquent. Pour donner une idée de la diflërence des deux hémisphères à ce point de vue, on a dit que la fièvre paludéenne était 200 fois plus fréquente au nord de ré<{uateur qu'au sud ; ce qui est plus précis, c'est l'estimation du nombre
VBNTILATION. 9Ô
de cas observés au-dessus et au-dessous de Téquateur chez les troupes d*un même pays : or les troupes anglaises et françaises présentent, au nord de Téquateur, 1 1 fois plus de cas de fièvre qu'au sud, premier point qui doit attirer dans ces dernières régions les émigrants en quête d*une colonie.
Voyez avec quel succès les Hollandais ont en effet colonisé dans TAfrique australe ! Les Boërs de la république du Transvaal sont absolument acclimatés. Il en est de même de ces Français, qui, lors de la révocation de Tédit de Nantes, se réfugièrent à Constance ; voyez les Anglais qui, au Cap, par une température moyenne de -f" 18® à+ 19<>, sont en pleine prospérité. Ils étaient 187 430 blancs au Cap, en 1865; en 1875, ils étaient 230782. L^accroissement avait donc été de 49352 en 10 ans. C est que dans ce pays règne un vent sudest dont rinfluence est tellement appréciée, que les colons le désignent sous le nom significatif de Médecin du Cap. A Sainte-IIéjène, à Maurice, à la Iléunion, point ou {)eu d*im< paludisme. Or la place ne manque pas encore dans l'Afrique australe ; c*est donc U (|u*un peuple (|ui veut coloniser doit [)orter ses rejçards.On y trouve des régions de plaines et fertiles, comme la plaine de Karroo, au-dessus du Cap.
Dans rinde une contrée fait exception au sombre tableau que j*ai tracé plus haut, c'est le plateau du Dekkan, dont \in terrasses superposées et rafraîchies par les brises de fi»*ux mers jouissent de tous les avantages des régions chaudes sans en avoir les dangers. A oûté du cocotier, du nianglier, du cannelier se trouvent le pin, le riz, les céréales d'Kurope, nos arl>res fruitiers et les prairies de la Normandie. Aussi est-re au sein «le sa jK)pulation non amollie |<ir le climat que la civilisation indoue a pris naissance.
I^ Nicaragua, bien quïi la faible altitude de .%™, doit à la large ventilation, dont le fait )>énéficier la disposition de la Cordillère, un climat excessivement sain quoique chaud. I^ chaîne de moiiUignes est en effet interrompue ici de place en place : au lieu do représenter, comme dans TAmé-
rique centrale, une muraille à pic, elle est constituée, en réalité, par une série de pics disséminés çà et hi et séparés les uns des autres par de vastes couloirs, par de véritables plaines ouvertes, dans lesquelles le vent alizé du N.-E., le Norte s'engouffre, se précipite avec violence et qu'il traverse de part en part pour sortir sur le Pacifique. Grâce à ce vent régulier la chaleur est tempérée et les fièvres n'existent pas; aussi les Espagnols avaient-ils comparé ce pays délicieux au paradis de Mahomet ; la population y est vive, alerte, amie des exercices du corps et diffère complètement des populations amollies des régions voisines.
C'est également grâce â la ventilation, dont jouissent les Catnpos de Pernambuco, que cette ville, quoique bien plus proche de l'équateur que Rio de Janeiro, doit son extrême salubrité : l'air y est vivifiant ; aussi le Sertao do Pernambuco et de Bahia est-il à peu près le seul point du Brésil, avec Minas-Geraes, où les blancs puissent travailler la terre sans danger. L'état moral des Sertanejos se ressent de ces conditions : c'est, en effet, à Pernambuco que fut lancé le premier cri de l'indépendance du Brésil ; c'est là que se livra en 1817 le premier combat entre les Portugais et l'armée insurrectionnelle, qui était surtout composée de Imvr adore s et de Moradores^ tous laboureurs et petits colons d'origine européenne.
C'est de même à la ventilation, dont jouit le puerto de la Santissima ïrinidad de Buenos-Ayres, comme l'avait nommé Mondoza, son fondateur en 1535, que ce pays doit l'excellence do son climat ; bien que des milliers de cadavres de bœufs soient abandonnés à la putréfaction aux portes de Buenos- Ayres, comme à Montevideo, bien que d'immenses marais soion t peu éloignés, le vent, qu'on a nommé dans ce pays le grand balayeur dos miasmes, empêche l'existence de toute endémie.
Cos conditions avantageuses existent d'ailleurs dans toute rimmonse vallée de la Plata : l'alizé du N.-E., au-dessus de l'équateur, l'alizé du S.-E. au-dessous soufflent avec conti-