SUPERPOSITION DB RACES
France, 70. Il est vrai que le Brésil ne possède qne 1,50 habitant par 1 kilomètre carré. La place ne manque donc pas E^n Algérie ! Nous allons étudier séparément chacun des éléments de cette population.
A. Ifidt gènes.
Nous avons trouvé dans l'Algérie, et c*est là un des traits particuliers de notre colonie en même temps qu*une source de jifHcultés pour la colonisation, une population indigène déjà complexe : Berbères, Arabes, Maures, Kouloughiis ou métis Je Turc et de Maure, Nègres, Métis divers résultant du croisement de ces divers éléments, sans compter les Juifs plus ou moins indigènes et divers autres éléments, épaves des invasions successives, qui se sont succédé sur ce sol, car sa richesse a eu de tout temps le privilège d'exciter la convoitise des populations voisines.
î^ 1. Si(perp()sitton de races. Les premiers occupants du sol, «lont l'histoire fiisse mention, sont les Libyens. Manethon parle d'eux comme d'un peuple retiré à l'ouest de l'Kgypte, qui aurait été soumis par un roi de la iv*^ dynastie à la suite d'un combat, où les Libyens auraient été terrifiés par la vue d'une «'»clipse. Plus tard un papyrus, qui date de .'5000 ans avant Jêsus('hri*t, parle de ces mêmes Libyens et les désigne snus le nom de Tamnlum. La langue des Berl>ères Touaregs porte encore le nom de TamahoHff, Tmnnhntj, Tamachek^ suivant les dialectes.
:j(KX) ans avant Jésus-Christ une population blonde, qui venait de l'Kurop*^, d'où elle était elle-mênu» chassée par une inv;L»iion. |M*ut-être celle des Celtes, arrivait par Ciibraltar à Tahu'«r et envahissait à son tour les pnmiers Libyens; elle se diriu'»-ait de l'out^t à l'est, semant sur son chemin les monuments niéLMlithiques, dolmens, menhirs, identiques à ceux qui existent en Kuro|>e. Ces monuments se n^trouvent aujourd'hui jusque dans la province de Constantine, jusqu'en Tu-
nisie et la mode même n*en est pas perdue chez quelques tribus berbères, chez les Denhadja par exemple, qui élèvent encore des s'nob en signe de joie et les abattent en signe A 1 deuil : ainsi, en 1835, battus par nous ils ont renversé lenn anciens s'nob et les ont relevés en 1838. C'est qu'en effet le? blonds constructeurs de dolmens se mêlèrent aux bnin^ Libyens et formèrent la population numide de Jugurtba, de Massinissa, population dont les Berbères, Kabjles ou Kelaib modernes sont les descendants. Ils ont hérité de leurs dolmens comme parfois du teint blond des envahisseurs du Nord, qni entrent pour une part dans leur origine ancêtrale; on trouve en effet, dans les montagnes de la Kabylie et dans TAurès, «les Kabyles blonds, qui ont fort étonné, ceux qui constatèrent pour la première fois leur présence. Déjà du reste, avant Jésus-Christ. Scylax mentionne en Libye la présence d'une race blonde: d'autre part des documents découverts par Mariette-IW témoignent de la présence 1 400 ans avant notre ère d'un peuple blond, qui vint de l'ouest en Egypte et porta Psammetique au pouvoir (xw!® dynastie). Déjà (1 700 ans avant Jésus-Christ) la mère du roi Amenhotep IV était une blondi aux yeux bleus et au teint rose (Faidherbe). Les Borbèi^ actuels ou Kabyles sont donc par un côté de leur origine les [)romiers occupants du sol ; ils sont en outre, par l'autre, no^ véritables frères d'Europe, puisqu'ils descendent des populations blondes et à monuments mégalithiques du nord d«' l'Europe.
Sur les Libyens ainsi formés d'un mélange de bruns Libyens primitifs et d'envahisseurs blonds d'Europe se superposèrent, 1 500 ans avant Jésus-Christ, les Phéniciens. C'élainii les premiers Sémites, qui apparaissaient dans cette contre»'. (jui (levait en recevoir tant d'autres.
ir)0 ans avant Jésus-Christ arrivent les Romains, les Rni'nn^ comme on les appelle encore, qui, sur certains points se sont croisés aver les I^*rbères et se sont ligués avec eux contre les envahisseurs ultérieurs.
400 wêm m/frèê MBW-Christ viennent les Vandales de Gensérie, DMTeanx Uonds do Nord, mais ce ne sont pas eux, qui apportent le premier élément blond en Algérie, puisqu'il y était signalé bien avant leur invasion et que d'ailleurs ils ont tous été détraits par Bélizaire ou transportés.
An Tiii« siècle arrivent les Arabes j qui refoulent les Berbères dans les montagnes, dans l'ouest et même dans le Sahara, oà ils amit représentés par les nombreuses tribus Touaregs.
Les Turcs envahissent à leur tour au xvi* siècle.
Je ne parie ici ni des Nègres^ qui se trouvèrent de bonne heure en ce pays, ni des Génois^ des Israélites^ des Espa^ fffiols^ de ce qu'on nommait les renégats de tous les pays.
Ces éléments entrent aujourd'hui à dose très inégale dans la population indigène, vis-à-vis laquelle nous nous trouvons. Le général Faidherbe exprime le mélange d'une manière centésimale, qui n'est évidemment qu'approximative, dans le tableau suivant, où, la population totale, moyenne et résultante étant supposée 100, chacun des éléments ethniques composants figurerait pour une fraction.