LIS SOUDAN
*ache, de la gomme arabique, beaucoup d'ivoire, de Teseeuoe 3 rose, dont le flacon se paye son poids d'argent, de la >udre d*or« des minerais de fer, des émeraudes. Le riz, le >ton, l*in(ligo croissent spontanément, à Tétat 8auYage,-dan8 •uto la région; on y trouve des graines oléagineuses, aralides, sésames. Il y faut joindre Varbf^e à beurre^ qui forme immenses forêts et dont le beurre végétal ne serait pas al venu sur nos marchés européens; Barth a vu enfin dans liournou un esclave noir revenu des Antilles, qui s'est fait le plantation de café. En échange le Soudan demande des »tonnade8« du corail, de Tambre, du sucre, du thé, du bac, do la farino« des clous do girofle et surtout du sel, qui t «le tc)ut4's les marchandises la plus recherchée. Un bon iame<iii, dit encore le compagnon de Flatters, s'échange »ntre une dalle de sel de 1 mètre de longueur ; dans cer* ines ^é^Mon^« un esclave s'échange contre deux plaques de I talllé<'S sur la grandeur de ses pieds et à Tombouctou tte sul)>tance se vend 1(X) francs le kilogramme. L'Algérie ant fort riche en sel, nous aurions là, ajoute-t-il, un comerre assun'f et très rénui aérateur.
Quant aux populations du Soudan, elles sont loin d'être clusi veinent rom posées de noirs, ainsi que le laisse sup- »ser le nom de Niirritie. Dans tout le bassin du Nil blanc, ins l«> S^Minaar. dans le Konlofan, dans l'Ouadda'^ dans tout |M>urtour du lac Trhad se rencontrent soit en masse oomictr, soit par grou|>es au milieu d(*8 nègres purs, des peui*s ilont len traiu. la ccmformation, le teint, les cheveux nt ceux d(* la rac«' blanche, et qui semblent être venus de 'st, du pays de Gallas. entre l'Abyssinie et le Zanguebar; les tIWt»^ à l'ouest. I«*s Tiallas à l'rst sont en somme les deux rmcs extn*mes d'une zone immense de populations blanles, ilr mémo origine, qui enveloppent au nonl Ic^ populams noirrs liu Souflan et les p«>nètrent. I^e voyageur liarth reconnu, «pie le.s langu«-s ^oudaniennes, le kanouri au lurnou. le te<la ch<*/. les Touaregs mélangés de noir do
Tibbou, le Haoussa ont nne grande analogie avec le Berbère et que ces langues se rapprochent de celle des Gallas, en passant par les idiomes du Nil blanc, ce qui confirme Timportance-, que j'ai donnée plus haut, à l'étude du Berbère de pré . férence à celle de l'Arabe dans notre colonie d'Algérie. I
Un obstacle considérable nous sépare de ces peuples, c'est le Sahara.
Le Sahara. On se fait généralement illusion sur la natare du Sahara : il y a là, entre TAlgérie et le Soudan, un immense espace, d'environ 230 000 lieues carrées, qu*on se figure à tort comme une vaste plaine de sable jaune. C'est là le désert classique, (|u'on se représente aussi comme le fond dessécha d'une ancienne mer, qui se serait depuis longtemps retiive. Le Sahara réel est tout différent : il a pu être le fond d'une mer à quelque épocjue géologique reculée, mais ce n'est pasiî répoque (juaternaire. Actuellement son niveau moyen est de 100 à 500 mètres au-dessus du niveau de la mer actuelle: son sol ne présente nulle part de coquilles marines; — le$ chotts ne sont salés que par les principes salins, que les eaux douces, qui s'y accumulent et s'y concentrent, ont dissous dans le sol. — Le pays est loin d être plat et uniforme : son relief mouvementé est, au contraire, décomposable en plusieurs bassins, larges vallées déprimées, que séparent des massifs montagneux, qui ont jusqu'à 2000 mètres de hauteur; enfin, même en dehors des oasis, la végétation n'est pas partout absente : elle est éparse dans le désert < comme les taches de la peau mouchetée de la panthère » ; quant aux oasis elles forment environ le 1 0 de la surface totale et donnent asile à une nombreuse population. En somme le Sahara est une région mouvement<^e, ayant ses montagnes élevées comme le massif d'Aïr et des Hoghar, ses plateaux faisant suite à ceux du Fezzan et ses profondes vallées, comme celle de righarghar, qui descend du Hoghar; il ne manque à œ paysage, que ce qui donne la vie. Veau, C'est en vain en effet qu'au milieu des larges vallées des oued on cherche les