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DESTRUCTION DES ANIMAUX NUI8IBLB

0 cas de mort due à la piqûre de cet animal ; les symptômes, qui

1 éclatent de 5 i 12 heures après la morsure, consistent en . vomissements, en diarrhée avec syncope; ils ne se terminent r d'ailleurs pas par la moi^t dans tous les cas. Strabon donne . comme un bon moyen d*éloigner cet animal, pendant le sommeil de la nuit, la précaution de frotter d*at7 les pieds de son lit.

Un animal plus redoutable peut-être que tous les autres, c'est la sauterelle, le criquet pèlerin (Acridium migratotorium): cet animal arrive par bandes ailées, qui forment de véritables nuages ; les femelles ne lardent pas i donner le jour à des larves non ailées ; ce sont ces dernières, qui sont surtout redoutables et qui portent le nom de criquet. Ces larves aflamées dévorent tout : les années 186Ô-1870-1872- 1874-1877 resteront célèbres dans le souvenir des cultivateurs. En 18G6, notamment, les dégâts du criquet ont été estimés à TK) millions. Contre leurs ravages la science est demeurée jusqu'ici impuissante. On ne saurait cependant trop recommander le procédé imaginé par M. Durand, directeur do la Bergerio nationale (ferme-école de Moudjebeur) : ce procédé consiste à placer devant l'armée en marche des criquets une série de plans métalliques, verticaux, dressés devant un fossé: les criquets, qui ne peuvent grimper sur ce plan vertical, tombent dans le fossé, où on les enfouit. M. Durand estime la dt'pnse à bi) centimes par hectare et à 2 francs par tonne do rriquot,H.

A la liste des animaux nuisibles, qu'il convient de détruire, il m'en coûte d'ajouter le moineau : d'après M. Cordier (d'KI-.Vlia) le moineau algérien aurait cependant sur cette lifte de proscription une place très légitime. J'ajoute que, me reportant à ce que j'ai dit plus haut de la solidarité de tous los êtres d'un même pays, il se peut que, faute d*un ennemi ou bien d*une proie qu'il a ailleurs, le moineau en Algérie se multiplie plus qu'ailleurs ou bien qu'il n'épargne pas en ce [»ays les récoltes, qu'il épargne ailleurs. M. Cordier écrivait

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en 1876, que les pénitenciers d*OrléansYille avaient ense mencé 80 hectares d*orge dans le voisinage d*ane pépinière e: | n'en avaient pas récolté une graine, tout ayant été déyort I par les moineaux, avant maturité; il ajoutait, qu*an calcai approximatif des nids existants dans le bois de la pépinière, qui est de 60 à 70 hectares, avait donné deux cent quatrevingt-quatre mille nids; un des colons voisins se plaignait que les moineaux lui avaient enlevé plus de 20 quintaux de foin ; or on pesa des nids, on les trouva d*un poids moyen de 80 grammes, d'où il résulterait, que plus de 200 quintaoi auraient été enlevés par les moineaux pour construire leurs nids. On affirma à M. Cordier, que, malgré la présence des moineaux, ce même bois, qui est peuplé en majeure partie de pins d'Âlep, est annuellement dévoré par les chenilles, as point qu'il est dangereux de s'y promener dans les mois de mars et d'avril. Un inspecteur des forêts de l'Algérie déclanu que le service forestier affectait une somme de 1000 francs i la destruction des nids de moineaux dans le bois de la pépinière d'Orléansville.

§ 2. Élevage du 7nouton. Bœufs. — La population ovine de TÂlgérie subit une mortalité considérable, par suite de laquelle elle diminue sensiblement depuis vingt ans. En 18G0 le général lusuf, alors commandant de la province (l*Algcr, en donnant au sujet de la question ovine des tonseils, qui sont encore nécessaires aujourd'hui, estimait le nombre des moutons en Algérie à 10 millions. D'après le rapport officiel de M. Tirman pour 1883 ce nombre était en 1882 de 5 142321 et il était en 1881 de 5995895, soit une porte de 852 574 têtes. Cette mortalité frappe surtout les troupeaux des indigènes et notamment ceux du sud des départements d'Alger et d'Oran.

La cause de cette perte est dans la sécheresse et dans li résistance que mettent les indigènes à suivre les conseils, qui leur étaient donnés par le général lusuf, ainsi que les

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monts qno le maréchal Randon et le général Margueritte ont sans succès cherché à leur faire adopter. Les moutons meurent, après la sécheresse, d'une maladie, que les indigènes nomment fiedrottna et qui tient à l'alimentation insuffisante. Los moutons de la partie du Tell, qui avoisine les hauts plateaux et coux du Sahara, c'est-à-dire les quatre cinquièmes do la population ovine de l'Algérie sont en effet transhuniant.s; ils avancent dans le sud pendant l'hiver et se rapprochent du Tell ou y pénètrent pendant l'été. Si les pluies de l'automne sont abondantes, le Sahara se recouvre de végétaux alimentaires; mais si l'automne est sec, les bétes ne trouvent qu'une nourriture insuffisante. On égorge aloi? les agneaux pour soulager les mères et les pertes des adultes s'élèvent encore ù %-40 pour 100; parfois des troupeaux entiers disparaissent. La sécheresse n'aurait pas ces graves inronvénii-nls, si les indigènes savaient faire des provisions pour nourrir leurs animaux pendant l'hiver. En vujn, depuis 'M ans, s'efforce-t-on de leur apprendre à se servir de faux pour faire les foinit, ce qui augmente considérablement lerentlemt'nt; en vain les a-ton engagés A faire sur certaines prnlts irriguées, qui regardent le sud, des prairies artificit'lh's; en vain le général Mar)j[uentte leur a-t-il appris, à Laghouat, à. faire des provisions de farine, d'orge, de son, de carolles; la routine est toujours triomphante. Les moutons alp-rions sont cependant d'autant plus précieux, que, par «uilf de circonstances qui sont encore peu expliquées, ils présentent une réelle immunité pour le sang de rate. MM. Chauveau et Toussaint, rjui ont constaté cette immunité, ont même reconnu, qu'elle s'étendait à leurs métis. Ils pré- .•M-ntent la même immunité pour la vlatcléc.

Celle dépécoration n'agit pas seulement par le nombre amoindri : la diselle liépHtoie la laine chez les lurvivants; qu'un ajoute la difHculté rju'on éprouve k obtenir que \n inditrénts coupent la laine avec des cisailles et non avec un*faucille, qui l'ablue, l'absence de toute iêleclion dan» \n

troupeaux des indigènes et on comprendra pourquoi notre colonie est si loin, comme production lainière, de l'Âostralie ( qu*elle pourrait égaler. L'administration, il faut le reoMi- ' naître, a beaucoup fait par les croisements et une sélectioc habile pour améliorer la population ovine des fermes modèles. mais elle n*a pu convaincre encore la masse des indigènes.

La perte du bétail indigène s'étend d'ailleurs à tons k$ élèves. Ainsi le recensement indigène accuse, dans Tannée 1882, une perte de 12488 chevaux, 62252 chameâui. 86001 bœufs, 85112 chèvres, 8 712 porcs, en tout de 1 116 010 bétes, tandis que dans le même temps les Euro* péens ont perdu 8 151 bêtes, ce qui fait dans le bétail total de la colonie un déficit de 1 124 161 têtes.

On voit combien il serait important d'organiser la meitcine vétérinaire en Algérie. Cela serait d'autant plus nécessaire, que le bœuf lui-même n'est pas acclimaté et qu'il succombe dans le Tell à la fièvre palustre pernicieuse. Par soite de circonstances qu'il appartient aux vétérinaires de l'Algérie de détermnier, le bœu/^ algérien est très souvent ladre; le cysticerque, qu'il présente dans ses tissus, donne naissance. dans Tintostin de l'homme, à un ténia particulier, le tœnin mediocnnellntn^ qui devient de plus en plus fréquent en Franco, à mesure que l'usage du bœuf algérien se répand.

§ 3. La chèvre anffora, — On ne saurait trop répandre en Algérie la chèvre angora, qui y fut introduite par kf soins de la Société d'acclimatation. Une lettre adressée en 1870 par M. Durand, directeur de la bergerie de Ben-Chicao, à M. Geoffroy Saint-Hilaire montre, que ces animaux se sont parfaitement acclimatés en Algérie. L'épaisseur et la blancheur de leur toison leur sont, en effet, utiles pendant les intempéries de l'hiver comme sous les rayons ardents do soleil en été. Elles sont, il est vrai, aussi mauvaises laitières que les chèvres arabes, mais elles leur sont supérieures comme animal do l)oucherie : la chèvre angora s'engraisse plos

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facilement; or la viande de chèvre entre pour une large part dans la nourriture des indigènes. Cette espèce serait d'une extrême utilité dans les régions montagneuses, où elle apportera un bien-être inconnu jusqu'alors aux populations malheureuses, qui n'ont actuellement, comme principal moyen d^existence, que le revenu de la chétive et bien insignifiante race indigène, seul animal qu*ils puissent cependant élever, alors qu'ils ne peuvent ni cultiver, ni élever des moutons. Malheureusement, ici comme pour les moutons, on se heurte i l'absence d'abri, que les indigènes ne veulent pas se résoudre à construire ; cela serait d'autant plus utile pour la chèvre angora, qu elle mue beaucoup trop tôt. La tonte devient obligatoire, si on ne veut perdre la moitié des toisons. L'animal souffre alors des froids et les mères en état de gestation subissent une mortalité assez considérable.

Ji 4. Ditmestication de T autruche. — La domestication de l'autruche en Algérie est due aux efforts faits par M. Hardy depuis 185(>. Ces essais ont été pouo^uivis avec le même succès par M. Charles Rivière ; malheureusement, écrit ce dernier, la domestication de Tautruche n'a pas de grands partisans en Algérie, où cet animal devrait au contraire être trè.s commun; cet oiseau tend même à devenir de plus on plus rare; peut^tre ne la-t-on regardé jusqu'à présont que comme une bête de luxe, sans se rendre compte de tous les avantages consi<iérables qu'il présente. De nouveaux offorUs d'incubation artificielle, qui n'avaient pas réussi jusqu'ici à Alfrer, ont cependant été faits en 1879 par M. Jules Oudot à Mustapha supérieur. On ne voit pas pourquoi nous 110 réussirions pas aussi bien, que Tout fait les Anglais au Cap.

ii T) Poissons. — L'Algérie n'avait pas de poissons; on n'y trouvait guère, il y a quelques années, qu'un barbeau^ utilisé sur les rives du lac Fezxara pour la fabrication de

rhuile de poisson, quelques anguilles dans les eaux at màtres du littoral et une truite (Salar nuicrosiigma) ir:> vée par M. Â. Duméril dans un seul cours d*eau de la Lbylie et dans un cours d eau près de Bougie. En Iv* M. Cosson réussit à ensemencer de carpes et de tancu* rétang du Djebel-Ouach, à 12 kilomètres au N.-E. de Col?tantine. Ces poissons y réussirent fort bien; en 1860 ni: pèche faite dans le lac prouva le succès et permit d'empotr sonner le Kummel en amont de Constantine; on y jeU environ 8 000 carpes et 6 000 tanches. La carpe et la taLcLT sont aujourd'hui acclimatées en Algérie.

c. — Flore, Culture^ Acclimatation.

§ 1. Ij Algérie doit être une station d^acclimalalioH. — Notre colonie touche la Méditerranée au nord, le Sahara au sud ; elle présente des terres basses à climat doux, relitivenient humide, uniforme, qui sont propres aux prodactions des régions tropicales; des terres hautes, dont le climii rappelle celui de la Bourgogne et qui conviennent aui arbres fruitiers à feuilles caduques de l'Europe centrale; de* steppes i climat continental, chaud pendant le jour et froii pendant la nuit; enfin une région saharienne à climat d*une sécheresse extrême, d'une température élevée avec rayonnement nocturne considérable. Cette diversité de climats permet d'échelonner dans notre colonie, par voie d'acclimatation, \tr» productions les plus variées. Les êtres vivants, végétaux aussi bien qu'animaux, supportent d'ailleurs, je Tai fdii remarquer déjà, leur translation vers le nord plus facile» ment qu'un déplacement égal vers le midi : la plupart des plantes acclimatées en Europe nous viennent du midi. L'Algérie, plus méridionale que l'Europe, nous permet donc de pousser plus avant vers le midi nos conquêtes dans le domaine de l'acclimatiition. Aussi M. Hardv, l'habile directeur de la Pépinière centrale du gouvernement au Hamma, a-t-il apporté

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uis longtemps ses soins à étendre le plus possible les contes de l'acclimatation. Il a d'ailleurs été secondé par Taclatation en quelque sorte inconsciente faite par les colons, apportaient quelques graines avec eux et les semaient liriquement. C'est ainsi, qu'au blé dur des indigènes les )ns ont ajouté des variétés à grain tendre, d'un rendement é et d'une valeur plus grande; ils ont apporté ïavotne. tt do même que jadis le figuier de Barbarie {Opuntia ficus ira) et Va gave {A, americana) ont été apportés mérique, leur patrie. Ils ont introduit la pomm^ de terre^ lombreux cépages de vigne,

L la date de 1859 la Pépinière centrale avait déjà introduit ^ espèces utiles, originaires des diverses contrées du >e, sur lesquelles l 699 espèces ligneuses sont d'origine )icale.

ur ce nombre de 1 G99 espèces tropicales, disait à cette [|ue M. Hardy, 1 280 es|)èces ont pris possession du sol, ?nt en plein air et peuvent être considérées comme accliées.

i cet ensemble do .'{235 espèces viennent s'ajouter 1 893 iétés horticoles et agricoles, comprenant les meilleures iôtôs d'arhros à fruits, de plantes potagères, de céréales, [leurs, etc.; c'est un total de 5128 végétaux catalogués, txiuit.s par la Pépinière centrale, acquis pour ainsi dire à uituro algérienne et ajoutés aux 2600 espèces, que la flore pays offre spontanément.

I. Hardy cite notamment plusieurs variétés de patate^ rname et do caladium esculenlum ou colocasse comese, trois végétaux qui font la base de l'alimentation dans >ay s tropicaux. Dans un autre ordre de produits M. Hardy plusieurs imligotiers^ \2i garance^ le carthanie^ le loza nerprun, qui produit le vert de Chine nommé lo-kao, lo ilff'chc. On a réussi à acclimater plusieurs variétés de nés, doux palmiers de Tlnde (Phœnix sylvestris) dont :iro une sève sucrée, le Phœnix fiirinifera dont le tronc

renferme une fécule excellente ; la salsepareille^ k enphrier^ le houblon^ plusieurs nouveaux bananiers^ le fièflir du Japon, Vavocatier. Parmi les arbres forestiers il conm. de citer les araucarias du Brésil, du Chili, de TAustnije. les casuarinées d'Australie, le filao de Bourbon, le jacùraiida du Brésil, qui passe pour produire le bois Aepalùsandre; de nombreux bambous^ le jubœa spectabilis ia Chili, qui donne des fruits, dont la pulpe est alimentaire <( dont le noyau est employé à faire de menus objets; un pitmier de Cuba, Voreodoxa regia; Xarenga sacchari ferai» Moluques et de la Chine, dont on retire un liquide socrèi qui sert à faire une liqueur fermentée et dont les fihm servent à confectionner des cordes et des nattes ; le cofitr' 7iicia cerifera du Brésil, dont les feuilles donnent une ci» végétale, qui sert en Amérique pour Téclairage. M. Hardj i vu à Londres des bougies préparées avec ce produit; le ^ûr^ nala inadagascarensis ou arbre du voyageur^ qui «»• serve Teau des pluies limpide à Taisselle de ses feuilles: k iecoma leucoxylon de la Havane ou ébène jaune; plosieun malvacées textiles, le kiiebelia vitifoUa de Hongrie, 1« Invatera dont Técorce peut être utilisée pour la fabricatioi du papier, Yanda gomesii du Brésil dont les graines volimineuses donnent une huile abondante, le manihot utiliisima (manioc) dont Timportance alimentaire est si graiide dans les contrées tropicales, etc.

Ce n'est là qu'un début et M. Hardy tient pour certain, q« la plupart des espèces, qui habitent entre les tropiques les plaines tant soit peu élevées de Tintérieur des continesU ainsi que la partie moyenne des montagnes, où la températorr est déjà variable, où la végétation des espèces est intenniV t^nte et subit annuellement un temps de repos imposé par U sécheresse ou par rabaissement momentané de la tempértture, ont toutes chances d'être transplantées avec succès dans la zone maritime de TAlgérie, qui comprend les terres basses. Quant aux produits de l'Afrique australe, de l'Australie,

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1 Chili, du Tibet, de THimalaya, des montagnes élevées du exique, ils trouveront un milieu convenable dans les régions evées. La liste des conquêtes déjà faites est, en effet, loin être complète : je ne fais que citer les principaux végétaux; >us en trouverons d'ailleurs d'autres sur notre chemin. . de Tourreil a recommandé l'acclimatation de Varrcicacha ctdenia du Venezuela, ombellifere dont la racine pivonte est un aliment succulent. M. Crampon pense, que l'on urrait réussir à acclimater en Algérie Ihptstacia lentiscus

Chio, arbre précieux qui fournit le mastic^ dont la vente rait dans tout l'Orient, où on le recherche comme masticaire, comme base d'une liqueur et comme élément prinpal d*une confiture de roses, Tobjet d'un commerce impornt. Knfin M. Naudin a particulièrement recommandé l'accliation, en Algérie, des chénopodées australiennes; cette mille utile, dans laquelle nous connaissons déjà la betteive, la poiréc, Vàpinnrd, est représentée en Australie par autres individus très précieux, qui pourraient, pendant s nécheresses, rendre dans le Sahara, aux éleveurs de ^taiL les mêmes services que dans les déserts austra- *ns, qui n'ont rien à envier pour la sécheresse et Taridité à ux de l'Afrique. M. Naudin a tenté, en 1882, même dans

midi de la France, d'acclimater trois de ces chénopodées istraliennes : le kochia villosa, nommé dans le pays bine lit busch, Vatripliw vesicaHa ou smalt sttlt busch et le u*nopofiiufn nitrarinceum ou swamp sait busch.

Au surplus la brfiernve elle-même, introduite depuis deux 18 en Algérie par M. Hernon, a pleinement réussi :son ren- 'ment à l'hectare a été de 35000 kilos pour la betterave anche à collet vert et de 70 000 pour la betterave roamouth rouge-longue. La première donne 10 gr. 12 de saccha- MW» pour 100 de jus, la seconde 10,23.

Toutes ces tentatives sont encourageantes: nous ne sauons d'ailleurs trop nous inspirer ici de l'exemple des nglais. de la ténacité dont ils ont fait preuve en Australie

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et nous souvenir, que ces questions agricoles sont plus imptftantes pour une colonie que les questions militaires ou administratives généralement étudiées à rexclusion des autres. I

§ 2. Agriculture. — L'agriculture comme racclimâtatiû: \ sont sous la dépendance de Tétat de la propriété agriooU tant que la propriété arabe restera dans Tétat d'indivision, i y aura là un grave obstacle aux progrès. Qu*eût-ce été, si a Chambre s*était associée au projet d'expropriation, qui 11 était proposé par le gouvernement? comment eût-on pc exproprier équitablement des gens, qui n'ont ni état civil, k cadastre, ni titres de propriété? Il serait préférable d'invitff les chefs des tribus et des douars à répartir la propriété entn les membres de la tribu ou du douar, qui seraient certaise ment enchantés de devenir, par un lotissement fait entre eux, propriétaires légitimes et officiels, sous la sauvegirtk des lois françaises. L*Arabe ainsi devenu propriétaire tn»verait alors à emprunter ; il pourrait améliorer sa terre et ne serait pas exposé comme en 1872 à mourir de faim en cai de mauvaise année.

Les transactions libres entre indigènes et colons, qui résulteraient d*une constitution individuelle de la propriété indigène, attireraient plus sûrement les colons, que ne le feraient les concessions officielles; elles auraient en outre ravantigc d'amener la division de la propriété. La culture cessenut alors d être extensive comme au début; elle deviendrait pins intensive. Les premières concessions étaient en effet de 4(M5 hectares par famille; plus tard elles devinrent de 12 hectares. de G même; de plus petites divisions suffiraient avec une culture plus intensive, qui chercherait dans la vigne^ Volivier, les arbres fruitiers et les légumes une rémunération assurée. Alors le même territoire pourrait nourrir une population bien plus dense.

Il est vrai, que c'est par suite de la même cause, Texistence de grands domaines appartenant à un petit nombre de pn>-

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